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Nigeria

Trois morts dans l'effondrement d'une église au Nigeria

Les gens adorent à l'église anglicane de la rédemption, diocèse de Lagos West, Ibafo dans l'État d'Ogun, sud-ouest du Nigeria, le 1er janvier 2021.

Au moins trois personnes sont mortes, dont deux enfants, mardi soir dans l'effondrement d'une église dans la banlieue d'Asaba, ville du sud-est du Nigeria, tandis que 18 autres ont été sorties vivantes des décombres, a indiqué mercredi la police locale.

L'effondrement de bâtiments est une tragédie fréquente au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée.

Cet incident intervient deux mois après l'effondrement d'un immeuble en construction à Lagos qui avait fait au moins 45 morts, et provoqué une indignation nationale.

L'église s'est effondrée mardi soir à Okpanam, dans la banlieue d'Asaba, dans l'État du Delta, a déclaré le porte-parole de la police locale, Bright Edafe.

"Trois personnes sont mortes - deux fillettes et une femme", a-t-il précisé. "Onze des personnes secourues sont toujours soignées à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Selon les médias locaux, l'édifice s'est effondré durant l'office du soir.

Depuis 2005, au moins 152 immeubles se sont effondrés à Lagos, selon les données collectées par le chercheur nigérian Olasunkanmi Habeeb Okunola, de l'université sud-africaine de Witwatersrand.

En 2014, l'effondrement d'une église dans la mégalopole, qui avait coûté la vie à plus d'une centaine de personnes, avait particulièrement ému au Nigeria.

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Twitter de retour au Nigeria après 7 mois de suspension

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Twitter de retour au Nigeria après sept mois de suspension

Un homme utilise son téléphone portable pour lire les gros titres de Twitter dans un bureau à Lagos, au Nigeria, le 7 juin 2021.

Twitter est de nouveau opérationnel au Nigeria après une suspension de sept mois dans le pays le plus peuplé d'Afrique, où le réseau social américain était devenu un important outil de contestation sociale.

"Le président Muhammadu Buhari a approuvé la levée de la suspension de Twitter au Nigeria à partir de minuit aujourd'hui", a annoncé mercredi soir le directeur de l'Agence nationale pour le développement des technologies de l'information, Kashifu Inuwa Abdullahi, cité dans un communiqué.

Le ministre nigérian de l’information et de la culture, Lai Mohamed, s'est dit satisfait des conditions imposées et acceptées par Twitter.

"Nos conditions sont claires. Premièrement, pour faire des affaires ici ils doivent être accrédités comme une entreprise nigériane. Deuxième, condition ils doivent se faire enregistrer officiellement. Troisièmement, ils doivent cesser d’autoriser l’utilisation de leur plate-forme pour des activités qui peuvent affecter le bien être du Nigeria", a-t-il déclaré.​

L’un entrepreneur dans le numérique Adamu Garba a confié à VOA Afrique que "le fait qu’ils vont ouvrir leur bureau au Nigeria, recruter un staff local et payer des taxes, cela signifie qu’a chaque fois qu’il y aura un problème concernant de fausses informations twiter ne va pas utiliser sa plate-forme pour publier de telles informations sachant bien qu’ils seront une victime. Donc je pense que c’est une bonne nouvelle".

Les autorités nigérianes affirment qu'après plusieurs mois de négociations, Twitter a finalement accédé à "toutes les conditions fixées par le gouvernement fédéral", notamment en matière de taxation et de gestion des contenus ne respectant pas les lois du Nigeria.

Twitter n'a pas fait de commentaire jeudi sur les conditions ayant permis de lever sa suspension.

Suspension en juin 2021

Abuja avait annoncé début juin 2021 la suspension de Twitter pour "une durée indéterminée" après avoir notamment accusé le réseau social d'avoir une "mission suspecte" contre le gouvernement nigérian, et de tolérer sur sa plateforme les messages du chef d'un groupe séparatiste incitant à la violence dans le sud-est du Nigeria.

La suspension de Twitter était intervenue deux jours après la suppression par le réseau social d'un message du président Muhammadu Buhari. Le chef de l'Etat avait menacé de "traiter avec un langage qu'ils comprennent" les responsables des violences dans le sud-est du Nigeria - attribuées par les autorités à des séparatistes igbos -, ravivant les terribles souvenirs de la guerre du Biafra qui a fait plus d'un million de morts dans les années 1960.

​Cette interdiction avait suscité les réactions de nombreux utilisateurs de Twitter. Le président du groupe des nigérians concernés Deji Adenyenju salue le retour du media social mais condamne la décision du gouvernement fédéral.

"L’interdiction de twitter tout d’abord était un acte anti démocratique. C’était inconstitutionnel et n’avait aucune base parce que la constitution prévoit aux nigérians le droit de s’exprimer librement. Ils ont aussi le droit d’opinion et de recevoir des informations", a-t-il déclaré.

Jeunesse ultraconnectée

L'Union européenne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Canada avaient alors déploré la suspension de Twitter.

Dans le pays le plus peuplé d'Afrique, 75% des 210 millions d'habitants ont moins de 24 ans, selon les Nations unies: une jeunesse très nombreuse, mais aussi ultraconnectée. Environ 20% de la population - soit 40 millions de personnes - dit avoir un compte Twitter.

Ces dernières années, la plateforme avait joué un rôle important dans le débat public, avec des hashtags qui ont eu un grand écho, comme #BringBackOurGirls ("Ramenez nos filles"), devenu viral lors de l'enlèvement de 276 écolières par le groupe jihadiste Boko Haram en 2014, ou #EndSARS, qui a donné en 2020 son nom au vaste mouvement contre les brutalités policières et contre le pouvoir.

Après la suspension de Twitter, les usagers internet nigérians avaient téléchargé en très grand nombre des VPN (réseau privé virtuel), permettant l'accès à Twitter partout dans le monde, et la recherche "VPN App" était devenue la deuxième plus grande recherche dans le pays, malgré les menaces du pouvoir contre tout contrevenant.

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