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Trois miliciens et une femme tués dans une opération militaire dans l'est de la RDC


Les membres d'une milice dans les haut-plateaux, au Sud-Kivu, RDC, avril 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Un chef milicien, ses deux gardes du corps et une femme ont été tués dans un assaut de l'armée au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, indiquent des sources concordantes.

"Le chef rebelle Karakara, dont le groupe porte son nom, et deux de ses gardes du corps ont été tués par l'armée" dans la nuit du lundi à mardi près d'Uvira et de la frontière du Burundi, a déclaré à l'AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole adjoint de l'armée dans cette région.

Le chef milicien a rencontré une "patrouille" de l'armée qui mène des "opérations militaires intenses" dans la zone depuis le début de l'année, selon ce porte-parole.

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Selon l'officier, Karakara faisait partie "des groupes rebelles qui se coalisent" avec d'autres groupes congolais ou étrangers "comme les FNL burundais".

"Ils sont à la base de l'insécurité dans la plaine de Ruzizi notamment par des braquages de véhicules et le vol de bétail sur la route qui mène à Uvira et à Bukavu", selon l'armée.

Selon un responsable de la société civile locale, une femme a également été tuée lors de cet assaut qui a eu lieu dans la localité de Rugenge, située à une vingtaine de km au nord d'Uvira.

Ancien capitaine des FARDC, ayant rejoint la rébellion fin 2013, avant de créer sa propre faction rebelle, Karakara a été tué "grâce à la collaboration de la population", a indiqué pour sa part à l'AFP Luc Mulimbalimba, ministre provincial de l'Intérieur et sécurité du Sud-Kivu.

Dans cette même province du Sud-Kivu, l'armée congolaise avait annoncé début février avoir "anéanti" la milice d'un autre ex-officier passé à la rébellion, William Yakutumba.

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Le conseil des ministres a exprimé lundi "sa satisfaction suite à la mise en déroute de la milice Yakutumba et alliés".

Cette région frontalière fait partie des zones où une accalmie a été observé dans le courant du mois de mars, selon le rapport mensuel du "baromètre de sécurité" du Kivu publié mardi par les experts du Groupe d'études sur le Congo (GEC) de l'Université de New York.

En mars, dans le territoire d'Uvira, "les attaques habituelles dans la plaine de la Ruzizi ont sensiblement diminué (de 7 à 1) à la suite du redéploiement dans la plaine de la 341e brigade" de l'armée, indique le rapport.

Au total, "56 meurtres, 126 enlèvements et 52 accrochages entre belligérants" ont été rapportés en mars dans les deux Kivu, en proie à la guerre puis à l'activité des groupes armés depuis 23 ans.

Avec AFP

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