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Les vols de Delta Airlines cloués au sol plusieurs heures par une panne informatique

Des passagers de Delta Air Lines à l'aéroport d'Atlanta, Hartsfield International Airport, le 8 août 2016.

Des dizaines de milliers de passagers étaient bloqués dans les aéroports à travers le monde lundi matin après qu'une panne informatique a cloué au sol tous les vols de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines.

Des dizaines de milliers de passagers ont vu leur vol annulé ou retardé lundi matin après qu'une panne informatique a cloué au sol tous les vols de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines durant plusieurs heures.

La panne a duré environ six heures avant que le système ne soit relancé, peu avant 08H30 (12H30 GMT) et le retour à la normale devrait prendre du temps.

La cause de ces blocages semble être une panne de courant à Atlanta (Georgie, sud-est), où se trouve le siège de la compagnie, qui a bloqué son système informatique.

"Une panne de courant à Atlanta, qui a commencé à environ 02H30 (06H30 GMT), a touché les systèmes informatiques et opérationnels gérant les vols du monde entier, causant des retards", a indiqué Delta dans un communiqué.

"L'interruption des vols de Delta est terminée et un nombre limité de liaisons vont reprendre après la panne de courant à Atlanta qui a touché le système informatique de Delta", a annoncé la compagnie sur Twitter.

"Les passagers de Delta doivent s'attendre à des retards et à des annulations. Nos agents font tout ce qu'ils peuvent pour aider", a ajouté Delta.

Celle-ci assure plus de 5.000 vols par jour en temps normal, 15.000 si l'on prend en compte les vols opérés en partenariat avec d'autres compagnies. Vers 17H00 GMT elle avait déjà annoncé les annulations de 427 vols, et sur les 6.000 qui auraient dû avoir décollé à cette heure, seuls 1.590 étaient partis.

"De très nombreuses annulations sont attendues aujourd'hui", anticipait la compagnie. "Nous sommes conscients du fait que de nombreux panneaux d'affichage dans les aéroports indiquent de manière incorrecte que nos vols sont à l'heure. Nous nous excusons auprès de nos clients affectés par ce problème".

Une panne d'une telle ampleur a en général des effets en cascade que les compagnies mettent plusieurs jours à résorber.

- Longues files d'attente -

Delta a fait savoir que les passagers touchés pouvaient se faire dédommager: "Si votre vol est annulé ou très retardé, vous avez droit au remboursement de votre billet", a ainsi indiqué la compagnie dans un communiqué, expliquant qu'il était également possible de changer ses tickets jusqu'à vendredi.

Sur Twitter, des responsables du groupe aérien appelaient à la patience alors qu'ils font face à un flot de messages de la part des milliers de passagers concernés.

Les télévisions américaines montraient de longues files d'attente aux comptoirs de la compagnie dans les aéroports américains.

"Le timing de ce problème est particulièrement mauvais parce que le lundi matin est l'un des moments les plus chargés pour les compagnies et les voyageurs, beaucoup de gens prenant leur vol pour commencer leur semaine de travail", a noté Daniel Baker, PDG du site spécialisé flightaware.com.

Les pannes informatiques touchant les compagnies aériennes ne sont pas rares. En mai par exemple une panne d'un système de radar de l'aviation civile en Suède avait interrompu le trafic aérien dans ce pays durant plusieurs heures.

En mars la japonaise All Nippon Airways (ANA) avait dû annuler une centaine de vols domestiques en raison d'un problème informatique, une panne qui avait impacté 16.000 passagers.

Mi-août 2015, un bug informatique dans un centre de contrôle du trafic aérien régional avait retardé durant plusieurs heures des centaines de vols sur la côte est américaine, notamment dans les zones très fréquentées de Washington et de New York.

Et l'année passée un concurrent de Delta, United, a aussi subi des problèmes informatiques en mai et en juillet qui ont cloué au sol des centaines de vols.

Avec AFP

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Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

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Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

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