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Toni Morrison, Nobel de littérature, s'est éteinte

La romancière américaine Toni Morrison, lors d'une conférence de presse au musée du Louvre à Paris, le 8 novembre 2006.

Descendante d'une famille d'esclaves, Mme Morrison est connue pour avoir donné une visibilité littéraire aux Noirs.

La grande romancière Toni Morrison, première auteure africaine-américaine à avoir reçu le prix Nobel de littérature, est morte lundi soir à l'âge de 88 ans, a annoncé mardi sa famille.

"Toni Morrison est décédée paisiblement la nuit dernière, entourée de sa famille et de ses amis", a rapporté un communiqué de ses proches.

Le texte précise que l'écrivaine, également lauréate du Pulitzer, est décédée dans un hôpital new-yorkais à l'issue d'une courte maladie, sans préciser laquelle.

Cette brillante universitaire a écrit 11 romans sur une période couvrant six décennies, mais également des essais, des livres pour enfants, deux pièces de théâtre et même un livret d'opéra. Elle a également œuvré comme critique littéraire et éditrice.

Toni Morrison a exploré toute l'histoire des Noirs américains depuis leur mise en esclavage jusqu'à leur émancipation dans la société américaine actuelle.

"Ses récits et sa prose captivante ont laissé une empreinte indélébile sur notre culture", a réagi Sonny Mehta, président de la maison d'édition Knopf, basée à New York et faisant partie du groupe Random House.

Auteure notamment des romans "L'Oeil le plus bleu" (1970), "Sula" (1973) et "Le Chant de Salomon" (1977), Toni Morrison a grandement élargi sa notoriété internationale avec "Beloved" (1987, prix Pulitzer 1988), qui effectue une plongée dans l'univers des Noirs américains au XIXe siècle.

Sur Twitter, l'ancien président des Etats-Unis a réagi : "Toni Morrison était un trésor national, aussi bonne conteuse, captivante, que ce soit en personne ou dans ses pages. Son écriture était un défi magnifique et significatif pour notre conscience et notre imagination morale. Quel cadeau de respirer le même air qu'elle, ne serait-ce que pour un temps."

Lauréate du prix Nobel de littérature en 1993, Toni Morrison était également une "mère, grand-mère et tante extrêmement dévouée, qui adorait être en compagnie de sa famille et de ses amis", a rappelé le communiqué familial.

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Deux semaines de prison pour l'actrice Felicity Huffman

Felicity Huffman quittant le palais de justice fédéral avec son mari, William Macy, Boston, 13 septembre 2019.

L'actrice américaine a été condamnée à deux semaines de prison pour avoir payé 15.000 dollars afin de falsifier les tests d'entrée à l'université de sa fille aînée, dans le cadre d'un vaste scandale de corruption.

Felicity Huffman, devenue célèbre pour son rôle dans la série télévisée "Desperate Housewives", avait plaidé coupable en mai. Elle avait admis avoir versé ces 15.000 dollars au responsable d'une société spécialisée dans la préparation aux tests SAT d'entrée dans les universités américaines, pour que les résultats de sa fille aînée soient améliorés.

Venue au tribunal accompagnée de son mari William Macy, également acteur, elle devrait commencer à purger sa peine le 25 octobre. Sur la trentaine de parents inculpés dans cette affaire, elle est la première à connaître sa peine. L'audience au tribunal fédéral de Boston vendredi était considérée comme un test de la sévérité que montrerait la justice face à des accusés fortunés.

Le procureur fédéral avait demandé à la juge Indira Talwani une peine d'un mois de prison, faisant notamment valoir que de riches parents ne pouvaient pas impunément corrompre le système d'admissions. Les avocats de l'actrice avaient plaidé contre la prison, proposant un an de liberté conditionnelle, des travaux d'intérêt général et une amende de 20.000 dollars.

- "Acquitter votre dette"

La juge Indira Talwani a tranché pour une brève incarcération, assortie de 30.000 dollars d'amende et de 250 heures de travaux d'intérêt général. "Après cela, vous aurez acquitté votre dette (…) Sans cette sentence, les gens vous demanderaient à l'avenir comment vous vous en êtes tiré à si bon compte", a déclaré la juge.

"Il n'y a pas d'excuse ni de justification pour ce que j'ai fait", a assuré Felicity Huffman, dans une déclaration transmise par un porte-parole. "Je peux vous promettre que dans les mois et années à venir, je vais essayer de mener une vie plus honnête, donner un meilleur exemple à mes filles et ma famille", a ajouté l'actrice.

Dans une lettre envoyée au juge début septembre, Mme Huffman avait expliqué pourquoi elle avait payé pour falsifier les tests de sa fille, qui avait eu une scolarité difficile mais ne lui avait rien demandé. "J'ai enfreint la loi, trompé le monde éducatif, trahi ma fille et n'ai pas été à la hauteur de ma famille", écrivait-elle, ajoutant qu'elle éprouverait "honte et regrets" pour le reste de sa vie.

- un système bien rôdé

Cinquante personnes ont été poursuivies dans ce dossier de corruption, dont une trentaine de parents, pour certains patrons d'entreprises ou avocats.Ils sont accusés d'avoir payé des sommes allant jusqu'à 6,5 millions de dollars pour faciliter l'entrée de leurs enfants dans de prestigieuses universités, dont UCLA, l'Université de Californie du Sud (USC), Stanford, Yale ou Georgetown. Vingt-trois personnes ont déjà plaidé coupable.

Le scandale avait éclaté mi-mars. L'ex-patron d'une société spécialisée de préparation aux examens, William Singer, avait reconnu avoir mis sur pied un système bien rôdé, allant de la triche aux examens jusqu'à la corruption d'entraîneurs sportifs universitaires, pour garantir l'admission de ces enfants dans de grandes universités.

M. Singer, qui aurait reçu au total environ 25 millions de dollars, a collaboré avec les enquêteurs et enregistré ses conversations avec plusieurs parents. L'autre célébrité impliquée dans ce scandale est l'actrice Lori Loughlin, connue pour son rôle dans la série "La fête à la maison". Elle et son mari ont plaidé non coupable, et attendent leur procès.

Le président du MIT secouée par l'affaire Epstein

Le président du Massachusetts Institute of Technology a reconnu avoir remercié le financier Jeffrey Epstein pour son soutien financier, nouvelle information embarrassante pour la prestigieuse université de Boston déjà ébranlée par ce scandale.

Dans une lettre aux élèves et personnel du MIT publiée le 12 septembre sur le site de l'établissement, le président Rafael Reif indique avoir été informé qu'il avait signé en 2012 une lettre de remerciement à M. Epstein, par un cabinet d'avocats chargé d'enquêter sur les liens entre l'université et le défunt financier accusé d'agressions sexuelles sur mineures.

"J'ai apparemment signé cette lettre le 16 août 2012, environ six semaines après le début de ma présidence. Même si je n'en ai pas de souvenir, c'est bien ma signature", a reconnu le président de l'université, ajoutant que cette lettre semblait correspondre au premier don qu'ait fait M. Epstein au MIT après sa condamnation en Floride en 2008 pour prostitution impliquant une jeune mineure.

Autre fait embarrassant qu'a reconnu M. Reif: le cabinet d'avocats a établi que la direction du MIT était au courant et avait autorisé le directeur du célèbre Media Lab du MIT, Joi Ito, à recevoir des dons de M. Epstein entre 2013 et 2017. Et lui avait demandé de dissimuler l'origine de ces dons.

Joi Ito du Media Lab a été acculé à la démission le 7 septembre, après que le New Yorker eut révélé qu'il avait minimisé et même dissimulé une partie du soutien financier que lui apportait Jeffrey Epstein.

Après avoir négocié une peine très clémente de 13 mois de prison en Floride en 2008, le riche financier avait été ré-inculpé à New York début juillet pour de multiples agressions sexuelles sur mineures.

De nombreux témoignages de victimes présumées ont présenté Epstein Epstein comme un prédateur redoutable, entouré de dizaines de jeunes filles devenues ses esclaves sexuelles.

Il s'est suicidé dans sa cellule de Manhattan le 10 août dernier. Les procureurs ont promis de traquer ses complices.

Attaques contre l'Arabie saoudite : "les États-Unis sont dans le déni", affirme l'Iran

Attaques contre l'Arabie saoudite : "les États-Unis sont dans le déni", affirme l'Iran
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Trump envoie Pompeo à Jeddah pour décider de la réponse aux attaques

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, lors de son départ pour l’Arabie Saoudite, le 17 septembre 2019.

Donald Trump a dépêché mardi son ministre des Affaires étrangères Mike Pompeo à Jeddah pour discuter de la réponse aux attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, alors que les États-Unis sont convaincus qu'elles ont été lancées depuis l'Iran avec des missiles de croisière.

M. Pompeo rencontrera mercredi le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane afin de "coordonner les efforts pour contrer l'agression iranienne dans la région", a fait savoir le département d'État.

Le vice-président Mike Pence a également déclaré que Mike Pompeo était en route vers le royaume pour "discuter de notre réponse".

"Comme l'a dit le Président, nous ne voulons pas faire la guerre avec qui que ce soit, mais les Etats-Unis y sont préparés", a lancé Mike Pence dans un discours à Washington.

"Je vous le promets: nous sommes prêts (...) Nous sommes prêts à riposter et nous sommes prêts à défendre nos intérêts et nos alliés dans la région", a-t-il asséné.

Les États-Unis ont la certitude que les attaques contre deux importants sites pétroliers dans l'est de l'Arabie saoudite ont été menées depuis le sol iranien et que des missiles de croisière ont été utilisés, a indiqué mardi à l'AFP un responsable américain.

Bien que l'attaque ait été revendiquée par les rebelles pro-iraniens Houthis qui tirent, depuis le Yémen, régulièrement des missiles balistiques sur des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, avec une précision toute relative, les services de renseignement américains disposent d'éléments qui permettent de localiser l'origine des tirs, a précisé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'administration américaine prépare un dossier pour prouver ses dires et convaincre la communauté internationale, notamment les Européens, à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Jusqu'ici, Donald Trump s'est montré moins catégorique, affirmant lundi attendre d'en avoir la certitude et vouloir se concerter avec Ryad sur toute éventuelle riposte.

Mardi, Mike Pence a repris la formulation prudente du président américain. L'Iran "semble" être "derrière ces attaques", a-t-il dit. "Nos services de renseignement sont en train d'analyser les preuves à cet instant même", a expliqué le vice-président, précisant que M. Trump déciderait de la suite à donner "dans les prochains jours".

- "Aucune négociation" -

Lundi, l'Arabie saoudite avait affirmé que les armes utilisées étaient de fabrication iranienne, mais le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a déclaré mardi que son pays "ne savait pas qui est derrière" ces attaques.

Les États-Unis "sont dans le déni" de la réalité lorsqu'ils accusent Téhéran d'être responsable des attaques, a de nouveau affirmé mardi sur Twitter le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif.

Alors que dimanche, la Maison Blanche avait indiqué que M. Trump n'écartait pas l'hypothèse d'une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président américain a paru mardi exclure une telle rencontre.

"Je n'exclus jamais rien, mais je préfère ne pas le rencontrer", a-t-il dit.

Téhéran avait exclu un peu plus tôt toute négociation avec les États-Unis à l'ONU.

"Si les États-Unis [...] se repentent de s'être retirés" en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, et qu'ils décident d'y revenir, "alors ils pourront participer aux discussions entre l'Iran et les autres membres" parties à cet accord, a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien.

"Sinon, aucune négociation n'aura lieu entre la République islamique et des responsables américains à quelque niveau" que ce soit, "à New York" ou ailleurs, a ajouté le numéro un iranien.

Les attaques ont réveillé la crainte d'un affrontement militaire avec l'Iran, alors que Washington et Téhéran ont frôlé l'affrontement militaire direct en juin. M. Trump avait dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes après que la République islamique ont abattu un drone américain.

Londres et Berlin ont appelé mardi à une "réponse collective" de la communauté internationale après les attaques du week-end dernier.

- "Réponse collective" -

En visite au Caire, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a lui appelé à la "désescalade". Un appel similaire a été lancé par Pékin.

Ces attaques ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial de pétrole.

Après leur flambée record de la veille, les prix du pétrole ont chuté mardi, alors que Ryad a assuré que sa production serait rétablie fin septembre.

Le baril de WTI pour livraison en octobre, la référence américaine du brut, a reculé de 3,56 dollars pour finir à 59,34 dollars, tandis que le baril de Brent londonien pour livraison en novembre baissait, à quelques minutes de sa propre clôture, de 6,14%, à 64,78 dollars.

Lundi, le Brent, référence du marché mondial, avait bondi de plus de 14,6%, sa progression la plus forte depuis 1988. Le WTI, baril de référence à New York, avait pris, lui, 14,7%, soit sa plus forte hausse depuis décembre 2008.

Avec AFP

Craintes d'une confrontation militaire entre les Etats-Unis et l'Iran

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