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Tigré: Amnesty accuse l'Érythrée d'avoir massacré une centaine de civils en 24h

Une Éthiopienne qui a fui les combats dans la région du Tigré porte son enfant près de la rivière Setit, à la frontière entre le Soudan et l'Éthiopie, dans le village de Hamdayet, dans l'est de l'État de Kassala, au Soudan, le 22 novembre 2020.

Amnesty International a accusé vendredi les forces érythréennes d'avoir tué des centaines de civils dans le nord de l'Éthiopie en 24 heures l'année dernière, un incident qu'elle a qualifié de crime potentiel contre l'humanité.

L'Erythrée a rejeté ces accusations. "L'Érythrée est indignée et rejette catégoriquement les accusations absurdes portées contre elle par Amnesty International dans un rapport fallacieux publié aujourd'hui", a écrit le ministre de l'information Yemane G. Meskel sur Twitter.

Joint au téléphone par la VOA, le ministre a précisé que le rapport ne saurait être pris au sérieux puisqu’il se base sur les déclarations des éléments des forces tigréennes qui ont fuit après avoir commis des crimes.

Pour sa part, Amnesty rétorque que diverses méthodes ont été utilisées pour recueillir et vérifier les allégations. "Nous avons passé 11 jours à Hamdayet, le centre d'enregistrement des réfugiés dans l'est du Soudan, qui est le principal point d'entrée des réfugiés du Tigré au Soudan. Nous avons également mené des entretiens téléphoniques avec des personnes d'Axum", détaille Jean-Baptiste Gallopin, consultant à Amnesty. Il ajoute que l’ONG a aussi examiné des images satellites qui nous ont permis de confirmer qu’il y a eu "des bombardements aveugles", ainsi que les sites d'enterrement dans les églises de la ville et les débris correspondant à des pillages.

Les accusations d’Amnesty sont aussi vérifiées par un organisme étatique de défense des droits de l'homme en Éthiopie. L’organisme confirme notamment que les troupes érythréennes ont participé au conflit entre le gouvernement fédéral et celui de la région du Tigré en 2020.

Les meurtres présumés ont eu lieu pendant une période de 24 heures, les 28 et 29 novembre, a déclaré Amnesty.

Cela coïncide avec la date à laquelle les forces gouvernementales éthiopiennes ont capturé Mekelle, la capitale régionale du Tigré.

L'Érythrée a toujours nié que ses troupes ont participé au conflit sur le territoire de son voisin.

La participation des forces érythréennes aux combats du Tigré est l'une des questions les plus litigieuses découlant du conflit. De nombreux Tigréens affirment que l'armée éthiopienne a bénéficié du soutien des forces érythréennes, anciens ennemis, dans la campagne.

L'Ethiopie a longtemps nié avoir autorisé l'Erythrée à envoyer des troupes pour aider la campagne militaire du gouvernement. Mais elle a évité tout déni direct du rapport d'Amnesty International de vendredi.

Axum est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, célèbre pour ses grands obélisques et ses églises anciennes, dont l'une est réputée abriter l'Arche biblique de l'Alliance.

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Assaut du Capitole: Le rapport qui accable la police

La Garde nationale du Michigan et la police du Capitole veillent à ce que la sécurité renforcée reste en vigueur autour du Capitole.

La police du Capitole disposait avant l'attaque du 6 janvier de plus de renseignements que ce qui était admis jusqu'à présent mais les agents avaient reçu l'ordre de ne pas faire usage de ses tactiques les plus puissantes, selon un rapport interne.

Un rapport accablant de 104 pages de l'inspecteur général interne de la police du Capitole, Michael Bolton, conclut que les policiers ne se sont pas préparés ou n'ont pas réagi de manière adéquate à l'assaut meurtrier du siège du Congrès à Washington, ont rapporté le quotidien New York Times et la chaîne de télévision CNN, repris par l'AFP.

La police du Capitole disposait d'informations l'avertissant que des partisans du président sortant Donald Trump, qui croyaient en ses accusations de fraudes électorales à la présidentielle de novembre, représentaient une menace, selon le rapport.

Trois jours avant l'attaque, un bulletin de renseignement évaluant les risques de violences de la part des partisans de Donald Trump.

"A la différence de précédentes manifestations post-électorales, la cible des manifestants pro-Trump pour le 6 ne sont pas les contremanifestants mais bien le Congrès lui-même", affirmait cette note.

Leur "propension à attirer des suprémacistes blancs, des milices et d'autres personnes prônant activement la violence pourrait conduire à une situation particulièrement dangereuse pour le maintien de l'ordre et le grand public en général", ajoutait la mise en garde.

Mais la police avait reçu instruction de ne pas faire usage de ses méthodes les plus offensives de maîtrise des foules telles que les grenades assourdissantes, selon le rapport.

Un jour avant l'émeute, la police du Capitole écrivait dans son plan de gestion de la manifestation qu'il n'y avait "pas de menaces spécifiques connues liées à la session extraordinaire des deux Chambres prévue ce jour-là et au cours de laquelle devait être confirmée la victoire de Joe Biden sur Donald Trump".

Une audition du Congrès est prévue jeudi au sujet du rapport.

La société civile togolaise s'inquiète d'un projet de réforme de la loi sur la liberté d’association

Photo de famille des participants d’un séminaire sur l’espace civique à Lomé, 31 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)

Une réforme de la loi 1901 relative aux associations est en cours au Togo. Une révision de la législation qui peut déboucher sur des dispositions liberticides, craint la société civile, alors que le pays est déjà en mauvaise posture quant à l’ouverture de son espace civique.

L’espace civique togolais est réprimé. Cette appréciation émane du réseau Civicus, qui l’affirme au vu de son indice 2020 sur l’ouverture de l’espace civique dans le monde. Pour élaborer son indice, Civicus se base sur trois critères fondamentaux, notamment la liberté d’association, la liberté d’expression et la liberté des manifestations pacifiques.

Gislain Alédji, secrétaire exécutif du FODDET à Lomé, 31 mars 2021.
Gislain Alédji, secrétaire exécutif du FODDET à Lomé, 31 mars 2021.


"Le Togo est passé d’un espace civique obstrué à un espace réprimé, selon Civicus", rappelle Gislain Alédji, secrétaire exécutif du Forum des organisations de défense des droits des enfants (Foddet) au Togo.

"Lorsque nous sommes dans un espace ouvert, c’est en ce moment qu’il y a toutes les libertés qui sont respectées et on peut parler des droits de l’homme", a-t-il laissé entendre.

Tikonimbé Koupokpa, Professeur de droit constitutionnel à l’Université de Lomé. Lomé, 31 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)
Tikonimbé Koupokpa, Professeur de droit constitutionnel à l’Université de Lomé. Lomé, 31 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)

Dans un État de droit, des dispositions sont mises en place pour veiller au respect des libertés et droits fondamentaux.

Parmi ces dispositions figure en bonne place le contrôle de la constitutionnalité.

Au Togo, la saisine de la cour constitutionnelle est limitée à certaines autorités, ce qui constitue une limite au contrôle de constitutionnalité, estime Tikonimbé Koupokpa, professeur de droit constitutionnel à l’université de Lomé.

"On constate que cette saisine n’est toujours pas ouverte aux citoyens. Et fondamentalement, il s’agit d’une limite au contrôle de la constitutionnalité des lois. Puisque ce contrôle vise à protéger les droits et libertés des citoyens. Or, les citoyens n’ont pas le droit de saisir la cour constitutionnelle. Donc on leur reconnaît un droit sans leur donner les moyens de jouissance de ce droit", a expliqué l’universitaire.

Il a relevé qu’il serait très profitable pour le pays d’élargir la saisine de la Cour constitutionnelle aux simples citoyens. "Cela permettrait aux citoyens de défendre leurs droits violés par les pouvoirs publics", a soutenu le Professeur Koupokpa.

Selon des informations émanant des organisations de la société civile, le gouvernement togolais veut réformer la loi de 1901 relative aux associations.

Ces dernières souhaitent que les réformes en perspective se conforment aux lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion en Afrique. Autre point d’inquiétude: l’obligation de transmettre des rapports d’activités et financiers à l’administration centrale.

Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT-Togo à Lomé, 31 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)
Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT-Togo à Lomé, 31 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)

"Au niveau de la société civile, nous sommes d’accord pour que les rapports en interne soient faits. Maintenant notre inquiétude, c’est le fait que dans les nouvelles dispositions, il y a des sanctions qui sont prévues si on n’est pas régulier pour fournir lesdits rapports", a dit Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT-Togo, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture.

"Donc, nous demandons simplement aux législateurs de prendre en compte notre proposition, de ne pas rendre ces dispositions obligatoires. Parce qu’assorties des sanctions, ça peut faire mal si par mégarde une association oublie de fournir ces genres de rapport", a plaidé M. Haden.

Pour une meilleure ouverture de l’espace civique, les organisations de la société civile comptent mener des plaidoyers, a annoncé Gislain Alédji du Foddet.

"D’ici peu, on fera des lobbyings et des plaidoyers pour que l’Etat revoie un peu la loi afin qu’on ne puisse pas aller jusqu’à un espace fermé. C’est vrai que ce n’est pas du jour au lendemain mais progressivement, la société civile aussi doit jouer son rôle pour qu’on puisse aller à l’idéal, qui est un espace ouvert", a déclaré M. Alédji.

Il y a encore quelques années, toutes les associations de la plupart des pays d’Afrique francophone étaient régies par la loi française du 1er juillet 1901. Entre temps, des pays comme le Burundi, le Congo ou encore le Rwanda ont modifié cette loi et l’ont adaptée aux réalités et exigences actuelles de leurs pays.

Au moins 24 arrestations ou abus sur des personnes soupçonnées d'homosexualité au Cameroun

Des Camerounais de retrouvent pour parler des difficultés de vivre leur homosexualité à Yaoundé, le 2 octobre 2019.

Les forces de sécurité camerounaises ont arbitrairement arrêté, battu ou menacé au moins 24 personnes soupçonnées d'homosexualité ou pour non-conformité de genre, depuis février 2021, a indiqué mercredi Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué.

"Ces récentes arrestations et abus suscitent de graves inquiétudes quant à la recrudescence des persécutions anti-LGBT au Cameroun", a déclaré Neela Ghoshal, directrice adjointe de la division LGBT à HRW.

"La loi qui criminalise les comportements homosexuels fait courir aux personnes LGBT un risque accru d’être maltraitées, torturées et agressées sans aucune conséquence pour les auteurs de ces actes", a-t-elle ajouté.

Le 24 février à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, des policiers ont fait une descente dans les bureaux de Colibri, une organisation qui fournit des services de prévention et de traitement du VIH et ont arrêté 13 personnes, dont sept membres du personnel de l'association, selon l'ONG de défense des droits humains. Ces 13 personnes ont été inculpées d’homosexualité, puis ont été libérées par la police les 26 et 27 février.

"La police nous a dit que nous étions le diable, que nous n’étions pas humains, pas normaux. Ils ont frappé une femme transgenre au visage, l’ont giflée deux fois devant moi", a déclaré une femme transgenre de 22 ans interpellée.

La police a également forcé une des 13 personnes arrêtées, une femme transgenre de 26 ans, à se soumettre à un test de dépistage du VIH et un examen anal, selon HRW.

"Le médecin était gêné, mais a dit qu’il devait faire l’examen parce que le procureur en avait besoin. J’ai dû me pencher en avant. Le médecin portait des gants et a inséré son doigt. C’était la chose la plus humiliante que j’aie jamais vécue", a-t-elle déclaré à HRW.

Au Cameroun, les pratiques homosexuelles sont interdites, la loi prévoyant des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison et une amende pouvant aller jusqu'à 200.000 FCFA (300 euros) à l'encontre de toute personne qui entretient des rapports sexuels avec quelqu'un du même sexe.

Autrefois fréquentes, les arrestations pour des faits allégués d'homosexualité ont sensiblement baissé ces dernières années au Cameroun, mais elles semblent repartir à la hausse depuis peu.

Sollicitées par l'AFP, les autorités camerounaises n'avaient pas réagi à la mi-journée.

Kenosha: le policier qui a tiré sur Jacob Blake ne sera pas sanctionné

Masu zanga-zanga a Kenosha, Wisconsin

En août, l'agent de police Sheskey a tiré sept coups de feu, à bout portant, dans le dos de Blake, un homme noir, alors qu'il se dirigeait vers son véhicule garé où deux de ses jeunes enfants l'attendaient. Six de ces coups ont touché Blake, qui reste paralysé à ce jour. La fusillade, dont l'enregistrement avait circulé sur les réseaux sociaux, a déclenché d'importantes manifestations dans la ville.

Le chef de la police, Daniel Miskinis, a indiqué qu'une enquête extérieure avait blanchi le policier. Le bureau du procureur du district de Kenosha a annoncé en janvier qu'aucune accusation ne serait portée contre Sheskey.

"Il a agi dans le respect de la loi et conformément à la formation qu'il avait reçu", a-t-il précisé dans une déclaration relayée par le quotidien Milwaukee Journal Sentinel. "Cet incident (...) ne fera pas l'objet de procédures disciplinaires", a-t-il ajouté.

Blake a intenté une action en justice en mars contre Sheskey, affirmant que le policier avait fait l'usage d'une force excessive.

Couvre-feu près de Minneapolis après une fusillade mortelle impliquant la police

Une manifestante affronte la police lors d'une manifestation à Brooklyn Center, près de Minneapolis dans le Minnesota, le 11 avril 2021.

Des centaines de manifestants en colère ont affronté la police dans une banlieue de Minneapolis dans la nuit de dimanche après qu'un jeune homme noir de 20 ans a été abattu lors d'un contrôle routier.

Les manifestations à Brooklyn Center ont eu lieu quelques heures avant que le procès de Derek Chauvin, l'ancien policier de Minneapolis accusé du meurtre de George Floyd, ne reprenne lundi dans un tribunal situé à moins de 16 km de là.

Dimanche soir, à l'extérieur du commissariat de Brooklyn Center, de la fumée s'est dégagée alors qu'une file de policiers tirait des balles en caoutchouc et des agents chimiques sur les manifestants, dont certains lançaient des pierres, des sacs poubelles et des bouteilles d'eau.

Le maire de Brooklyn Center a ordonné un couvre-feu jusqu'à 6 heures du matin (1100 GMT), et le directeur de l'école locale a déclaré que le district passerait à l'enseignement à distance lundi "par excès de prudence".

Le jeune homme tué par la police a été identifié par des proches et par le gouverneur du Minnesota Tim Walz comme étant Daunte Wright.

Manifestations

Tard dimanche, un groupe d'environ 100 à 200 manifestants s'est rassemblé autour du quartier général de la police de Brooklyn Center et a lancé des projectiles, a déclaré le commissaire John Harrington du département de la sécurité publique du Minnesota lors d'un point de presse diffusé en direct. Le groupe a ensuite été dispersé.

Un autre groupe de manifestants a fait irruption dans une vingtaine de commerces d'un centre commercial régional, dont certains ont été pillés, selon la police et les médias locaux.

Des agents montent la garde devant le département de police de Brooklyn Center, à Brooklyn Center, Minnesota, États-Unis, le 11 avril 2021.
Des agents montent la garde devant le département de police de Brooklyn Center, à Brooklyn Center, Minnesota, États-Unis, le 11 avril 2021.

Les manifestants anti-police ont déjà passé ces derniers jours à se rassembler à Minneapolis alors que le procès de Derek Chauvin, un ancien policier de la ville, entre dans sa troisième semaine dans un tribunal entouré de barrières et de soldats de la Garde nationale.

M. Chauvin, de race blanche, est accusé de meurtre et d'homicide involontaire pour s'être agenouillé sur le cou de George Floyd, un Noir de 46 ans, qui était menotté en mai dernier. Une mort qui avait déclenché des manifestations à travers le monde.

Demande d'une enquête indépendante

La mère de Daunte Wright, Katie Wright, a déclaré aux journalistes présents sur les lieux qu'elle avait reçu un appel de son fils dimanche après-midi lui disant que la police l'avait stoppé parce qu'il avait des désodorisants accrochés à son rétroviseur, ce qui est illégal dans le Minnesota. Restée au téléphone, elle a pu entendre la police dire à son fils de sortir du véhicule, a-t-elle dit.

"J'ai entendu des échauffourées et j'ai entendu des officiers de police dire : 'Daunte, ne cours pas' ", a-t-elle dit en pleurant. L'appel a pris fin. Lorsqu'elle a recomposé son numéro, c'est la petite amie de son fils qui a répondu et elle lui a dit que ce dernier était mort sur le siège du conducteur.

Dans un communiqué, la police de Brooklyn Center a déclaré que les agents ont arrêté un homme pour une infraction au code de la route peu avant 14 heures, et ont découvert qu'il avait un mandat d'arrêt en suspens.

Alors que la police tentait de l'arrêter, il est remonté dans sa voiture. Un agent a tiré sur l'homme, qui n'a pas été identifié dans la déclaration. L'homme a roulé sur plusieurs pâtés de maisons avant de heurter un autre véhicule et de mourir sur place.

La police a déclaré que les caméras corporelles des deux officiers enregistraient pendant l'incident. Le Bureau d'appréhension criminelle de l'État a déclaré qu'il enquêtait sur la fusillade.

Un manifestant brandit la balle en caoutchouc qui l'a touché au côté lors d'une confrontation avec la police à Brooklyn Center, Minnesota, États-Unis, le 11 avril 2021.
Un manifestant brandit la balle en caoutchouc qui l'a touché au côté lors d'une confrontation avec la police à Brooklyn Center, Minnesota, États-Unis, le 11 avril 2021.

La branche du Minnesota de l'American Civil Liberties Union, un groupe de défense des droits, a déclaré qu'une autre agence indépendante devrait enquêter et a exigé la diffusion immédiate de toute vidéo de la fusillade.

Près du lieu de la fusillade, les manifestants ont crié leur colère contre une ligne de policiers en tenue anti-émeute tenant de longues matraques. Certains manifestants ont vandalisé deux véhicules de police, les bombardant de pierres et sautant dessus.

La police a tiré des balles en caoutchouc, touchant au moins deux personnes dans la foule et laissant au moins un homme saignant de la tête, selon un témoin de Reuters, avant que la foule ne se dirige vers le bâtiment du département de la police.

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