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Tête-à-tête historique entre Obama et Castro à La Havane

Le président Barack Obama rencontre le président cubain Raul Castro au Palais de la Révolution, le lundi 21 mars 2016 à La Havane, Cuba.

Au deuxième jour d'une visite historique, Barack Obama a retrouvé lundi Raul Castro à La Havane, avec la volonté de démontrer que le rapprochement engagé il y a 15 mois avec le régime communiste s'accompagne de changements concrets sur l'île.

Image absolument inimaginable pendant des décennies : le président des Etats-Unis a échangé une longe poignée de main avec son homologue cubain, de 30 ans son ainé, au palais de la Révolution de La Havane, puissant symbole de la lutte contre "l'impérialisme américain".

Tout sourire, les deux hommes ont échangé quelques mots devant les journalistes - "Nous avons fait une belle visite hier" dans la vieille ville, a lancé M. Obama - avant que les hymnes des deux anciens pays ennemis ne retentissent dans l'imposant bâtiment.

Il se sont ensuite retiré pour un entretien à huis-clos à l'issue duquel ils devaient s'exprimer devant la presse.

La pluie battante sous laquelle a été accueilli le président américain dimanche avait cédé la place lundi à un ciel gris et couvert.

Premier président américain en exercice à se rendre à Cuba depuis 88 ans, Barack Obama, qui quittera le pouvoir en janvier 2017, souhaite mettre à profit cette visite pour rendre irréversible le processus de rapprochement.

Les Cubains sont contents de cette visite du président Obama, mais ce n'est pas une bonne opportunité pour aborder la question des droits de l’Homme avec les dissidents.
Professeure Yudith Ugade

"L’ambiance dans les rues de la Havane est joyeuse. En général, les Cubains sont contents de cette visite du président Obama", a confié à VOA Afrique professeure Yudith Ugade qui travaille et réside à La Havane.

Toutefois, a-t-elle, poursuivi, il ne s’agit pas d’une bonne opportunité pour aborder la question des droits de l’Homme avec les dissidents.

"Les dissidents du régime ne représentent pas la majorité. La question doit être posée mais de manière générale avec le peuple cubain et non pas seulement avec un petit groupe qui se dit opposant. Les gens ont envie de fermer cette porte qui nous a éloigné depuis plus de 50 ans du peuple américain et ouvrir une nouvelle porte qui doit représenter un bon avenir pour le peuple cubain, pour la jeunesse cubaine qui veut plus de liberté, pas seulement d’expression mais aussi d’accès à la formation, pour l’amélioration du pouvoir d’achat. On sait que les choses ne vont pas changer du jour au lendemain parce que c’est un processus long mais on garde l’espoir qu’on n’avait pas auparavant. Aujourd’hui on commence à voir que tout est possible", a observé professeure Ugade.

Professeure Yudith Ugade jointe depuis La Havane par Jacques Aristide
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-Interpellations-

Les interpellations menées dimanche lors du défilé du mouvement dissident des Dames en Blanc, quelques heures à peine avant son arrivée, ont sonné comme un rappel du caractère répressif du régime communiste.

"Le changement arrive ici et Raul Castro en est conscient", a souligné M. Obama sur ABC tout en reconnaissant qu'il n'interviendrait pas "du jour au lendemain".

Soulignant l'existence de "divergences profondes sur les droits des l'homme et les libertés individuelles" avec le régime cubain, M. Obama a une nouvelle fois martelé sa conviction que sa visite à Cuba était "le meilleur moyen de favoriser plus de changement".

Avant de se rendre au palais de la Révolution, M. Obama avait rendu un hommage à José Marti, père de l'indépendance cubaine, lors d'une brève cérémonie à laquelle n'assistait pas le président cubain, qui ne s'était pas non plus déplacé à l'aéroport dimanche.

La Une sans emphase du quotidien officiel cubain Granma - "Obama en visite officielle à Cuba" - contribuait à renforcer l'idée d'une volonté de ne pas donner trop de relief à cette visite.

Fabian Rodriguez, chauffeur de taxi de 35 ans, regrettait amèrement les mesures mises en place par le gouvernement pour tenir les Cubains à distance du président américain.

"Je voulais vraiment le voir mais ils ne nous ont pas laissé la moindre chance", regrettait-il.

"Ils disent que c'est pour des raisons de sécurité mais il ne se serait rien passé, pas une pierre n'aurait été jetée", déplorait-il, soulignant que l'accès était nettement plus facile lors de la visite du pape François début février.

- Leader vieillissant -

Le président américain a invité plusieurs dissidents mardi à l'occasion d'une réunion avec la société civile, qui se déroulera à l'abri des murs de l'ambassade ou de la résidence américaine.

Raul Castro devrait, lui, une nouvelle fois plaider pour la suppression de l'embargo qui pénalise son pays depuis 1962.

Derrière la poignée de main et les sourires, la rencontre entre les deux hommes est aussi, à de nombreux égards, une bataille de symboles et d'images.

"D'un point de vue cubain, cette visite présente un risque", souligne Richard Feinberg, de la Brookings Institution, évoquant la comparaison peu flatteuse entre un leader blanc "vieillissant" et un président noir et "plein d'énergie" de 30 ans son cadet.

La résonance pourrait être particulièrement forte au sein de la communauté afro-cubaine, sous-représentée au sein des élites politiques cubaines.

A travers cette visite de trois jours, l'exécutif américain cherche aussi à affaiblir l'argument - mis en avant par le régime depuis des décennies - selon lequel Washington est responsable de tous les dysfonctionnements cubains.

En amont de la visite, la Maison Blanche a consenti de nouveaux assouplissements. Le Trésor américain a autorisé la chaîne hôtelière Starwood à ouvrir deux hôtels à La Havane, une première depuis la révolution castriste de 1959.

Mais La Havane veut davantage, et a manifesté le souhait d'accueillir des touristes américains, d'effectuer des transactions internationales sans entrave, ou d'attirer les investissements étrangers pour soutenir les réformes économiques lancées par Raul Castro.

Les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015, et Washington a rayé Cuba de sa liste des pays soutenant le terrorisme en mai, mais les contentieux restent de taille entre les deux anciens ennemis de la guerre froide.

Si un dîner d'Etat est prévu au palais de la révolution, aucune rencontre n'a été organisée avec l'ex-président Fidel Castro, âgé de 89 ans.

Avec AFP

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Forte explosion dans un immeuble du centre de Madrid

De la fumée s'élève d'un bâtiment endommagé après une explosion dans le centre-ville de Madrid, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2021.

Une forte explosion d'origine inconnue s'est produite mercredi après-midi dans un immeuble du centre de Madrid, selon la Télévision nationale espagnole (TVE) et des témoins.

On ignorait encore s'il y avait des victimes.

Selon TVE, l'explosion, "très puissante", a détruit trois étages de l'immeuble, qui est situé près d'un résidence pour personnes âgées.

La CEDH condamne la Suisse pour avoir emprisonné une femme qui mendiait

Les juges de la Cour Européenne des Droits de l'Homme avant une audience, à Strasbourg, en France, le 22 novembre 2017. (AFP/ Frederick Florin)

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné mardi la Suisse pour avoir infligé une lourde amende à une mendiante roumaine pour mendicité sur la voie publique à Genève.

"La Cour estime que la sanction infligée à la requérante ne constituait une mesure proportionnée ni au but de la lutte contre la criminalité organisée, ni à celui visant la protection des droits des passants, résidents et propriétaires des commerces", explique l'institution judiciaire du Conseil de l'Europe, installée à Strasbourg.

Une Roumaine analphabète, appartenant à la communauté rom et née en 1992, avait été condamnée en janvier 2014 à 500 francs suisses (environ 464 euros) d'amende pour mendicité sur la voie publique. Cette femme, qui n'avait pas de travail et ne touchait pas d'aide sociale, a été ensuite placée cinq jours en détention provisoire pour ne pas avoir payé l'amende.

"Placée dans une situation de vulnérabilité manifeste, la requérante avait le droit, inhérent à la dignité humaine, de pouvoir exprimer sa détresse et essayer de remédier à ses besoins par la mendicité", a considéré la CEDH.

La Cour a donc jugé que la Suisse avait violé l'article 8 protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale de la convention européenne des droits de l'Homme.

La Suisse doit verser à la requérante 922 euros pour dommage moral.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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YouTube prolonge d'une semaine la suspension du compte de Donald Trump

Le logo de YouTube

Le site YouTube, propriété de Google, a annoncé mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la chaîne du président américain sortant Donald Trump.

"Compte tenu des préoccupations concernant de potentiels actes de violence, la chaîne de Donald J. Trump ne pourra pas mettre en ligne de nouvelles vidéos ou des vidéos en direct pour une période supplémentaire minimum de sept jours", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Les commentaires continueront d'être désactivés indéfiniment sous les vidéos de la chaîne", a-t-il ajouté.

YouTube avait suspendu pour une première fois le 13 janvier la chaîne du locataire de la Maison Blanche, qui comptait 2,77 millions d'abonnés, et ce pour sept jours. Le groupe avait alors également supprimé une vidéo en estimant qu'elle enfreignait sa politique de lutte contre l'incitation à la violence.

La plateforme avait pris cette décision après des mesures plus radicales d'autres réseaux sociaux. La pression de la part d'ONG était en train de monter, certaines menaçant même Google d'appeler à un boycott publicitaire, comme elles l'avaient fait contre Facebook cet été.

Après la violente invasion du Capitole américain par une foule de partisans de Donald Trump le 6 janvier, les géants des technologies ont choisi d'appliquer leurs règles beaucoup plus strictement que par le passé.

Facebook et Instagram ont suspendu temporairement puis indéfiniment le profil du président sortant tandis que Twitter a définitivement supprimé son compte. Snapchat et Twitch ont réagi d'une façon similaire.

Apple, Google et Amazon ont banni d'internet le réseau social conservateur Parler, prisé des fans du milliardaire républicain, en l'excluant de leurs services d'hébergement.

Toutes ces entreprises veulent absolument éviter de faciliter d'éventuels débordements et violences pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue à 12H00 mercredi (17H00 GMT).

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités, et Airbnb a annulé toutes les réservations prévues à Washington cette semaine.

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