Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Guinée Équatoriale

Obiang Nguema félicite Biya pour sa réélection... avant les résultats officiels au Cameroun

(De gauche à droite) Les présidents du Gabon Omar Bongo, du Tchad, Idriss Deby, et de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, posent avant l'ouverture de la 4ème Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), à Libreville, le 23 janvier 2003.

"Sincères et effusives félicitations pour votre réélection": alors que les résultats de la présidentielle camerounaise du 7 octobre ne sont pas encore connus, le président Paul Biya, candidat à un septième mandat, a déjà été félicité par son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema.

"Le peuple de la République de Guinée équatoriale et son gouvernement se joignent à moi pour exprimer à votre excellence nos sincères et effusives félicitations pour votre réélection comme président de la République du Cameroun lors de l'élection présidentielle passée", a indiqué un communiqué signée du président équato-guinéen que l'AFP a obtenu samedi.

M. Obiang Nguema, 76 ans et au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 1979, est le président à la plus longue longévité politique dans le monde.

Il est suivi par... Paul Biya, 85 ans et au pouvoir depuis 1982.

Les résultats de l'élection présidentielle camerounaise du 7 octobre seront prononcés lundi à 11H00 (10H00 GMT) par le Conseil constitutionnel.

Au Cameroun, le Conseil constitutionnel étudie les recours post-électoraux avant de proclamer officiellement les résultats, et dispose pour cela de quinze jours à compter du jour du vote.

Le président Paul Biya, candidat à un septième mandat consécutif à la tête du Cameroun, est largement favori.

Parmi les candidats de l'opposition qui briguent son poste, les trois principaux ont déposé des recours en annulation -partielle ou totale- du scrutin, dénonçant "fraudes" et "irrégularités".

Ces trois recours, en plus des 15 autres introduits, ont tous été rejetés par le Conseil constitutionnel.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le PDGE n'a pas désigné son candidat à la présidentielle de 2023

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, prend la parole lors du Sommet de la paix de Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018.

Le parti au pouvoir en Guinée équatoriale a créé la surprise en ne choisissant pas lors de son Congrès son candidat à la présidentielle de 2023, une première dans ce pays dirigé depuis 42 ans d'une main de fer par son président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), parti unique jusqu'en 1991, quand le pouvoir a toléré des petits mouvements satellites ou "d'opposition", tenait son VIIe Congrès de lundi à mercredi à Bata, la capitale économique. C'est d'ordinaire l'occasion pour le parti de désigner son candidat pour un mandat de sept ans à la tête du pays.

Mais à la surprise générale, dans une soirée qui s'est prolongée jusque tard dans la nuit, aucune annonce de cette nature n'a été faite.

M. Obiang, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1979, est en très net retrait de la scène politique depuis quelques mois au profit de son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, 53 ans. Ce dernier est présenté de longue date comme son dauphin, vice-président de la République et vice-président du PDGE, omniprésent en public récemment.

Il y a encore quelques semaines, ce jet-setteur revendiqué et affiché sur les réseaux sociaux, à la réputation sulfureuse, condamné en France dans le cadre de l'affaire des "biens mal acquis", paraissait devoir être désigné à sa place.

Mais des caciques du régime tels que Agustin Nze Nfumu, l'un des cinq vice-présidents du PDGE, avaient présenté l'actuel président comme "l'homme de la situation", laissant entendre qu'il allait poursuivre sa fonction à la tête de l'Etat.

"Candidat naturel"

"Mieux vaut un ami bien connu qu'un nouvel ami à connaître", a lancé lundi le vieux chef de l'Etat à ses partisans lors de l'ouverture du Congrès, sans donner plus de précisions. M. Obiang détient, avec 42 années, le record mondial de longévité d'un chef d'Etat encore vivant à la tête d'un pays, hors monarchies.

"L'issue naturelle de ce congrès est de maintenir le statu quo avec Teodoro Obiang candidat à un nouveau mandat", avait prédit à l'AFP juste avant le Congrès Ana Lucia Sa, professeur de sciences politiques à l'université de Lisbonne, spécialiste de la Guinée équatoriale. "Mais il y a de plus en plus de tensions au sein de l'élite dirigeante pour préparer l'après-Teodoro", avait-elle analysé.

Pour les militants qui sortaient du Palais des Congrès, l'actuel chef de l'Etat fait toujours figure de candidat naturel à sa succession. "Le fait que le fils ne soit pas designé candidat par le Congrès dit tout simplement que c'est la personne qui est en place qui demeure", a ainsi assuré à l'AFP un cacique du régime. "Le président fondateur est le candidat naturel du PDGE aux elections", a-t-il ajouté.

En Guinée équatoriale, riche en gaz et pétrole, la grande majorité des 1,3 million d'habitants vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. De nombreux débats lors du Congrès ont tourné autour de la crise économique et de la pandémie de Covid-19.

Le président Obiang, 42 ans au pouvoir, candidat à un 6e mandat en Guinée équatoriale

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à son arrivée pour l'investiture du président nigérian, Muhammadu Buhari, à Abuja, au Nigeria, vendredi 29 mai 2015.

Le président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui détient, avec 42 années, le record mondial de longévité d'un chef d'Etat encore vivant à la tête d'un pays, hors monarchies, sera très probablement désigné mardi au Congrès de son parti candidat à un sixième mandat à l'élection de 2023.

Il y a encore quelques semaines cependant, son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, jet setteur revendiqué et affiché sur les réseaux sociaux, condamné en France dans le cadre de "biens mal acquis", paraissait devoir être désigné à sa place. Mais les caciques du pouvoir clanique et très autoritaire de ce petit Etat pétrolier d'Afrique centrale semblent avoir jugé qu'il était trop tôt.

Le Parti Démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) parti unique jusqu'en 1991, quand le pouvoir a toléré des petits mouvements satellites ou "d'opposition", tient son VIIe Congrès lundi et mardi à Bata, la capitale économique. Ce dernier congrès ordinaire avant le scrutin doit désigner le candidat à la présidentielle de 2023 pour un mandat de 7 ans.

M. Obiang, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1979 et dirige le pays d'une main de fer, est en très net retrait de la scène politique depuis quelques mois au profit de Teodorin, 53 ans. Ce dernier est présenté de longue date comme son dauphin, vice-président de la République et vice-président du PDGE, omniprésent en public récemment.

Mais le vieux chef de l'Etat semble en bonne forme, réputé faire quotidiennement du sport et faire attention à son hygiène de vie.

Teodoro Obiang est "l’homme de la situation", assène pour l'AFP Agustin Nze Nfumu, l'un des cinq vice-présidents du PDGE. "L’âge importe peu, son cerveau fonctionne encore parfaitement, il est encore le président de notre parti et il continuera à l’être, le président-fondateur a beaucoup d’expérience", poursuit-il.

"L’issue naturelle de ce congrès est de maintenir le statu quo avec Teodoro Obiang candidat à un nouveau mandat", renchérit pour l’AFP Ana Lucia Sa, professeur de sciences politiques à l’université de Lisbonne, spécialiste de la Guinée équatoriale. "Mais il y a de plus en plus de tensions au sein de l’élite dirigeante pour préparer l’après Teodoro", analyse-t-elle.

Teodorin a été condamné définitivement en France en juillet à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende pour s'être frauduleusement bâti un patrimoine considérable (hôtel particulier parisien, voitures de course et de luxe, jets privés...) dans l'affaire dite des "biens mal acquis".

En juillet aussi, le Royaume-Uni a gelé ses avoirs financiers et interdit l'accès à son territoire à Teodorin Obiang, l'accusant d'avoir détourné des fonds publics pour financer un train de vie somptueux, ce que Malabo conteste.

En Guinée équatoriale, riche en gaz et pétrole, la grande majorité des 1,3 million d'habitants vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

À 88 ans, Paul Biya marque ses 39 ans à la tête du Cameroun

Le président camerounais Paul Biya au Forum de Paris sur la paix, en France, le 12 novembre 2019.

Ce 6 novembre, le président camerounais Paul Biya a atteint 39 ans au pouvoir. Il devient donc le deuxième dirigeant le plus ancien d'Afrique, après son voisin de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979. Une occasion célébrée par ses partisans et tournée en dérision par ses détracteurs.

À 88 ans, M. Biya, président du Cameroun depuis 1982, est rarement vu en public ces jours-ci. Ses opposants estiment que ceux qui demandent à l'octogénaire d’être encore candidat à la présidence en 2025 ne peuvent être pris au sérieux.

Une épidémie de choléra fait 13 morts au Cameroun
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:05 0:00


Du côté des partisans du parti au pouvoir au Cameroun, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), on affirme que M. Biya peut encore diriger le pays pour un nouveau mandat de sept ans, à partir de 2025.

M. Biya avait été déclaré vainqueur de la dernière élection présidentielle du Cameroun, en 2018, en recueillant plus de 80 % des voix, loin devant son adversaire, Maurice Kamto.

A l’occasion des 39 ans de pouvoir du patron du RDPC, ses partisans ont conçu une chanson qui a été chantée dans les villes et les villages du Cameroun.

Pour marquer cet événement, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a fait le déplacement à Monatele, chef-lieu du département de la Lekié, non loin de la capitale du Cameroun, Yaoundé.

À la tête d’une délégation du RDPC, il a affirmé que le parti souhaite former un consensus national pour que le chef de l'Etat brigue un nouveau mandat en 2025.

Il justifie son appel par les nombreuses réalisations qu’il attribue au président Paul Biya, notamment le maintien de l'unité nationale malgré le terrorisme de Boko Haram à la frontière nord du Cameroun avec le Nigeria et la crise séparatiste qui a tué au moins 3 000 personnes dans les régions anglophones de l'ouest. Il cite aussi la construction des écoles et des universités dans de nombreuses villes et villages de ce pays d'Afrique centrale.

Situation tendue à Buea après le lynchage d'un gendarme
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00


Incrédule, l’opposition voit plutôt en cet appel un acte de provocation.

Pour Christopher Ndong, secrétaire général du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, le parti de M. Kamto), les appels à une énième candidature de Paul Biya signifient tout simplement que le RDPC veut le voir mourir au pouvoir.

"C'est insulter l’intelligence des Camerounais", dénonce-t-il d’emblée. "Compte tenu de son âge, que fera-t-il du pouvoir ? En ce moment, il n'est pas actif. Honnêtement, c'est une provocation de premier ordre. Regardez le chaos qui règne un peu partout. Le pays est endetté".

Paul Biya avait été Premier ministre pendant sept ans sous Amadou Ahidjo, le premier président du Cameroun, avant d'accéder à la magistrature suprême. M. Ahidjo avait démissionné de son poste en 1982, invoquant des raisons de santé. Il est mort en exil au Sénégal, où il est toujours enterré à ce jour.

Depuis 2008, la limitation des mandats n'existe plus dans la constitution camerounaise.

Kamto appelle à la libération de "tous les prisonniers politiques" anglophones
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:12 0:00

Pénuries de gaz domestique en Guinée équatoriale; inflation en Égypte

Pénuries de gaz domestique en Guinée équatoriale; inflation en Égypte
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:47 0:00

USA: l'argent confisqué au vice-président Obiang sera utilisé pour fournir des vaccins covid aux Équato-Guinéens

Le vice-président Teodorin Obiang Nguema, le fils du président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema lors d'une messe à la cathédrale de Malabo pour célébrer son 41e anniversaire, le 25 juin 2013.

Au total 15 milliards FCFA seront utilisés et 600.000 personnes devraient en bénéficier, selon Washington.

Le gouvernement américain a annoncé lundi que l'argent provenant de la liquidation des biens prétendument mal acquis confisqués au vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, sera utilisé pour acheter des médicaments et des vaccins contre le coronavirus pour la population équato-guinéenne.

M. Obiang Mangue, 53 ans, est le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979.

Selon un communiqué du ministère américain de la justice dont copie est parvenue à VOA Afrique, le montant total de cette opération s’élève à 26,6 millions de dollars, soit près de 15 milliards de francs CFA.

L’achat des vaccins anti-covid sera géré par les Nations unies à hauteur de 19,25 millions de dollars, soit environ 10,7 milliards FCFA. Les 6,35 millions de dollars restants (environ 3,5 milliards FCFA) seront attribués à une organisation caritative pour l'achat de médicaments divers. C’est l’ONG Medical Care Development International (MCDI) qui a été désignée à cet effet.

Basée dans la banlieue de Washington, MCDI est dirigée par Dr Joséa Ratsirarson, ancien secrétaire général au ministère de la Santé publique de Madagascar. Selon le site web de l’ONG, MCDI a déjà mené à bien trois interventions dans le domaine de la santé en Guinée équatoriale en faveur des femmes et des enfants, notamment dans la lutte contre le paludisme et le cancer cervical.

Blouson Michael Jackson et Ferrari

Au moins 600 000 personnes devraient bénéficier de ces deux opérations en Guinée équatoriale, selon les estimations du gouvernement américain.

La confiscation des biens de Teodoro Nguema Obiang Mangue est le résultat d'une longue bataille juridique engagée par les autorités fédérales visant les avoirs de certaines personnalités politiques africaines aux États-Unis.

Parmi les biens confisqués à l’actuel vice-président de la Guinée équatoriale, on inventoriait un blouson avec un autographe du légendaire musicien Michael Jackson, décédé en 2009. Il y avait aussi une villa à Malibu et une Ferrari.

C'est aussi dans le cadre de cette bataille qu'un appartement de luxe appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président de la République du Congo, a été confisqué à Miami en 2020. C'est aussi dans ce cadre qu'un manoir appartenant à l'ancien président gambien Yayah Jammeh a été saisi dans l'État du Maryland, il y a un an.

Selon les procureurs, M. Obiang Mangue, quoique haut fonctionnaire, avait un salaire relativement modeste qui ne pouvait pas justifier le style de vie somptueux qu’on lui attribue.

C’est donc "par le biais de la corruption et du blanchiment d'argent, en violation des lois américaines et équato-guinéennes" qu’il a pu amasser une fortune de plus de 300 millions de dollars, conclut le communiqué des autorités américaines.

Aucun commentaire de la Guinée équatoriale n'est parvenu immédiatement à VOA Afrique.

Voir plus

XS
SM
MD
LG