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Tensions et dissensions attendues au sommet du G7 qui s'ouvre samedi en France

Le logo du prochain sommet du G7 à Biarritz, en France. REUTERS / Charles Platiau -

Le sommet du G7 qui s'ouvre samedi à Biarritz dans le Sud de la France s'annonce électrique avec des dirigeants aux antipodes sur les grands enjeux du monde et des forces de l'ordre sur les dents face aux "anti" et aux risques de débordement.

Le président Emmanuel Macron, hôte cette année du traditionnel raout des sept grandes puissances démocratiques et industrielles, va devoir déployer des trésors de diplomatie et d'habileté pour mettre ses pairs au diapason, entre le dîner d'ouverture samedi et la conférence de presse finale lundi après-midi.

De l'Iran au commerce en passant par le Brexit, les lignes de fracture se multiplient entre un Donald Trump imprévisible, déjà en campagne pour sa réélection, un nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, volontiers provocateur et les cinq autres leaders.

Flairant le danger après le coup de théâtre du précédent sommet au Canada - le président américain refusa d'en signer les conclusions qu'il avait pourtant acceptées - Emmanuel Macron a biffé d'un trait l'exercice de la déclaration finale.

Exit "ces communiqués que personne ne lit qui sont le résultat d'interminables chicayas bureaucratiques", a-t-il pointé devant la presse présidentielle.

Et retour donc aux "discussions informelles", au coeur du G7 initié par le français Valéry Giscard d'Estaing en 1975 après le premier choc pétrolier.

- "Stupidité de Macron" -

Quarante ans plus tard, les Sept sont malmenés par un multilatéralisme en berne, l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine et un nationalisme décomplexé jusqu'au coeur des démocraties occidentales.

Emmanuel Macron, déterminé à se poser en médiateur dans le grand chamboulement mondial, ne désespère pas d'arracher quelques concessions à Donald Trump sur le nucléaire iranien, dossier explosif numéro un qui menace d'embraser le Moyen-Orient.

"Ce que j'espère des Etats-Unis et de la discussion au niveau du G7, c'est une clarification de la stratégie" pour faire bouger les Iraniens, préconise-t-il.

Le président français rencontrera au préalable le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif pour caler des "propositions" qui permettraient de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien.

Paris tente d'obtenir un allègement des sanctions américaines visant le pétrole iranien en échange d'un retour de l'Iran au plein respect de l'accord et de nouvelles négociations avec Téhéran sur son programme balistique et son influence régionale.

La partie s'annonce serrée pour le président français, Donald Trump lui ayant sèchement reproché de parler un peu trop "pour les Etats-Unis".

Le président américain n'a guère été plus amène sur la taxation des géants du numérique, dénonçant "la stupidité de Macron" en la matière et menaçant le vin français de rétorsion. Paris ne désespère pourtant pas là non plus d'obtenir un accord entre les Sept.

- Russie in ou out ? -

"N'oubliez pas que le prochain sommet se tiendra aux Etats-Unis en 2020, qui est l'année de l'élection présidentielle américaine. Donc c'est dans l'intérêt de Donald Trump d'avoir un sommet qui réussit (..) et prépare le terrain pour le prochain", anticipe Rohinton Medhora, président du Centre for International Governance Innovation, think-tank canadien.

Emmanuel Macron compte aussi afficher des résultats concrets sur certains sujets comme la "lutte contre les inégalités", thème officiel du sommet, en élargissant les discussions aux dirigeants de "puissances de bonne volonté" comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du sud et le Chili.

Il a également appelé le G7 à "parler de l'urgence" du problème des feux de forêt en Amazonie - ce qui lui a valu une réplique cinglante du président brésilien Jair Bolsonaro, estimant que de discuter de ce problème en l'absence du Brésil faisait montre d'une "mentalité colonialiste".

L'économie mondiale, guettée par la récession sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, sera aussi l'objet de toutes les attentions.

La Russie, exclue de ce forum dpuis l'annexion de la Crimée en 2014, pourrait aussi faire parler d'elle, Donald Trump préconisant - à contrecourant de ses pairs - sa réintrégration. "C'est bien plus sensé d'avoir la Russie", a-t-il assuré mardi.

Durant trois jours, les leaders du monde seront confinés dans un palace, loin de la société civile dont ils se veulent à l'écoute, et l'élégante station balnéaire de Biarritz, rendez-vous des têtes couronnées au XIXe siècle, transformée en camp retranché.

Plus de 13.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la région, où un grand rassemblement d'opposants au sommet fait craindre des violences samedi d'Hendaye à Irun (Espagne).

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

Industrie aérienne africaine: “des faillites à partir de mai-juin”, selon l’expert Abderhamane Barthé
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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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