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États-Unis

Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump

Le président de la comission du renseignement de la Chambre des Représentants , Adam Schiff, lors d’une audition au Congrès à Washington, le 24 juillet 2019.

Des élus du Congrès ont échoué jeudi à obtenir des informations sur un signalement effectué par un lanceur d'alerte au sein des services de renseignement qui, selon le Washington Post, s'est inquiété de certains échanges entre Donald Trump et un dirigeant étranger.

Le lanceur d'alerte a trouvé particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le président américain à ce dirigeant, dont l'identité n'est pas précisée par le quotidien.

Le 12 août, il a effectué un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, qui a estimé que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson a donc été interrogé jeudi à huis clos par la puissante commission du renseignement de la Chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires. Faute d'autorisation de sa hiérarchie, il n'a toutefois rien pu révéler.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national (DNI) n'ont pas autorisé l'inspecteur général à nous parler", a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff, à l'issue de l'audition.

"Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes", a-t-il ajouté, en menaçant de saisir la justice ou d'user d'autres moyens à la disposition de sa commission pour forcer le Directeur du renseignement national à la transparence.

Selon le Washington Post et le New York Times jeudi soir, la plainte concerne l'Ukraine, même si les deux quotidiens, qui citent des sources anonymes, se gardent de tracer un lien direct avec une conversation téléphonique entre M. Trump et le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky cet été.

- Affaire "urgente" -

De son côté, Donald Trump a dénoncé un "harcèlement présidentiel". "Quasiment à chaque fois que je parle au téléphone à un dirigeant étranger, je suis conscient qu'il y a de nombreuses personnes de différentes agences américaines qui peuvent être à l'écoute, sans mentionner celles de l'autre pays en question. Pas de souci !", a-t-il tweeté.

"Sachant cela, peut-on être assez stupide pour croire que je dirais quelque chose de regrettable à un dirigeant étranger ?", a-t-il poursuivi.

Selon le Washington Post, Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine le 31 juillet. Pendant l'été, il a également échangé par courrier avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et a reçu à la Maison Blanche les dirigeants du Pakistan, des Pays-Bas et du Qatar.

Le milliardaire républicain a des relations compliquées avec la communauté du renseignement depuis son élection et s'est souvent trouvé en désaccord avec ses responsables.

L'ancien directeur du renseignement national (DNI), Dan Coats, avait notamment désapprouvé publiquement la décision de Donald Trump d'avoir un entretien à huis clos avec Vladimir Poutine à Helsinki en juillet 2018, accompagnés seulement de leurs interprètes.

Le 15 août, Dan Coats a quitté ses fonctions et Joseph Maguire, ancien directeur de l'antiterrorisme, assure l'intérim comme DNI, un poste qui supervise la CIA, la NSA et les autres agences du renseignement américain.

Informé quelques jours plus tard par l'inspecteur général de l'existence d'un lanceur d'alerte, il a jugé qu'il n'avait pas à transmettre le dossier au Congrès.

"Je pense qu'il a agi de bonne foi", mais sa décision n'était "pas conforme aux pratiques du passé", a écrit l'inspecteur général le 9 septembre à la Commission du renseignement de la Chambre, prenant sur lui de l'informer de l'existence d'une affaire "urgente" reposant sur des allégations "crédibles".

Joseph Maguire sera auditionné à son tour jeudi prochain par la commission, lors d'une séance publique cette fois.

Avec AFP

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Sanctions américaines contre Abass Sidiki, chef de la milice des 3R en RCA

Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015. AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

Le Trésor américain a imposé des sanctions contre Bi Sidi Souleymane alias Sidiki Abbas, le chef de la milice dite des "3R" (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en République centrafricaine, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du Trésor.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et M. Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions.

Par ailleurs, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour la RCA a mis en place un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'encontre de M. Souleymane.

Selon les lois américaines, désormais les avoirs de M. Souleymane aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains sont systématiquement gelés.

Pour rappel, la milice 3R le groupe armé le plus imposant en Centrafrique. Son chef, M. Souleymane, est un Camerounais qui se positionne comme le défenseur des peuples peuls, selon plusieurs sources concordantes.

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