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Tempête de neige aux Etats-Unis : le bilan monte à 25 morts, retour progressif à la normale

Déblayage de la neige devant le Capitole à Washington, le 24 janvier 2016. (AP Photo/Carolyn Kaster)

La tempête Jonas a fait tomber des quantités massives de neige durant plus de 36 heures jusqu'à l'aube dimanche. A Washington, l'administration et les écoles restent fermées lundi.

La côte Est des Etats-Unis se relevait progressivement lundi d'une tempête de neige historique qui l'a paralysée et a fait au moins 25 morts, mais Washington, où l'administration et les écoles restaient fermées, avait plus de mal à retrouver une vie normale que New York.

Les opérations de déblayage ont été menées tambour battant dimanche, après le passage de Jonas qui a fait tomber des quantités massives de neige durant plus de 36 heures jusqu'à l'aube dimanche sur une dizaine d'Etats et leurs 85 millions d'habitants.

A New York, le record a été battu à Central Park avec 67 cm en une journée, de même qu'à Washington, où l'aéroport Dulles International a été enseveli sous 56 cm de poudreuse en 24 heures.

Au moins 25 personnes ont péri, victimes d'accidents de la route où d'attaques cardiaques lors du déblayage. Cinq sont mortes dans la région de New York, six en Caroline du Nord, six en Virginie et deux dans le Kentucky, une dans le Maryland, l'Arkansas, l'Ohio, le Delaware, la Caroline du Sud et à Washington.

Dans le New Jersey, plusieurs villes de la côte Sud de l'Etat ont subi des inondations, ainsi que des coupures d'électricité.

L'intensité de "snowzilla" avait incité les autorités de Washington et Baltimore à neutraliser le réseau de transport public pour le week-end et New York à interdire la circulation dans ses rues tandis que des milliers de vols ont été annulés.

La circulation a été de nouveau autorisée à New York, et les rues étaient rouvertes lundi dans toute la métropole, à Long Island et dans le New Jersey. Les écoles étaient ouvertes.

Les trois aéroports dans la zone de New York étaient officiellement en opération depuis dimanche et une partie des vols assurée.

Lundi, alors même que le déblayage se poursuivait, Washington, moins habituée aux violentes tempêtes de neige, avait apparemment plus de mal à se relever que New York.

Un faible nombre de vols seulement devait être assuré lundi à partir des aéroports de Reagan National et de Dulles international, qui étaient restés fermés dimanche.

Sur les trois journées de vendredi, samedi et dimanche, plus de 11.000 vols avaient dû être annulés sur la côte Est, selon le site spécialisé FlightAware.

Le vice-président Joe Biden a été la plus célèbre victime de "snowzilla" : rentrant de Turquie tôt dimanche, son avion n'a pas pu se poser à Washington enseveli sous la neige et a dû atterrir à Miami.

Contrairement à celles de New York, les écoles de Washington devaient rester fermées lundi, de même que les services administratifs de la capitale ainsi que ceux du gouvernement fédéral, ont annoncé les autorités.

Peu de métros et de bus

Si les grands axes ont été dégagés, de nombreuses rues de la capitale étaient encore envahies par la neige.

Le trafic des métros ne devait reprendre que très lentement, avec un passage tous les 20-25 minutes seulement, pour les stations souterraines et pour trois des six lignes de la capitale. De même, seules quelques lignes de bus devraient fonctionner, mais de midi à 17H00 locales.

La Chambre des représentants ne siégera pas cette semaine en raison des intempéries et des perturbations des transports et aucun vote n'était prévu à Capitol Hill avant le 1er février.

La maire de Washington Muriel Bowser, qui avait demandé dimanche aux entreprises et aux particuliers d'aider à déblayer la ville, a annoncé que la collecte d'ordures ne se ferait ni lundi ni mardi, même si "beaucoup de progrès ont été faits".

La mairie de New York avait lancé dimanche un appel aux volontaires, rémunérés 13,5 dollars de l'heure, et les opérations de nettoyage se sont poursuivies à grande échelle.

Le maire Bill de Blasio a appelé toutefois tous les propriétaires d'un véhicule garé dans la rue à ne pas le déplacer avant plusieurs jours pour faciliter le déblayage.

Le beau temps revenu dimanche a attiré dehors des foules d'amateurs de luge et bonshommes de neige.

A Washington, plusieurs centaines de grands enfants ont participé à une bataille de boules de neige géante au rond-point de Dupont Circle, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Et à New York, des milliers de personnes ont envahi Central Park, équipés de raquettes et parfois de skis de fond.

Toujours dans la "Big Apple", le réalisateur new-yorkais Casey Neistat a posté une vidéo sur YouTube dans laquelle on le voit surfer dans les rues de la ville, tiré par une voiture.

AFP

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Affaire ukrainienne: Trump veut voir le lanceur d'alerte témoigner au Congrès

Le lanceur d'alerte dans l'affaire ukrainienne s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Donald Trump a déclaré lundi vouloir voir le lanceur d'alerte, dont le signalement a déclenché l'ouverture d'une procédure de destitution à son encontre, témoigner devant le Congrès américain.

"Il doit témoigner pour expliquer pourquoi il a si mal compris ma conversation ukrainienne", a tweeté le président américain.

Ce lanceur d'alerte s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Les démocrates mènent depuis une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation ("impeachment") du président, qu'ils accusent d'avoir "trahi" son pays.

Le président de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, Adam Schiff, "a maintenant l'air de ne pas vouloir que le lanceur d'alerte témoigne. NON!" s'est exclamé lundi matin Donald Trump.

"Nous devons déterminer l'identité du lanceur d'alerte pour déterminer POURQUOI ceci a été fait contre les Etats-Unis", a également réclamé le président.

Les démocrates ont au contraire insisté depuis le début de l'affaire sur la nécessité absolue de protéger l'anonymat de ce lanceur d'alerte, membre des services américains de renseignement.

Adam Schiff a déclaré récemment que son audition n'était pas forcément nécessaire puisque son signalement avait été rendu public, tout comme une transcription de l'appel téléphonique entre les présidents américain et ukrainien.

Donald Trump a, à de nombreuses reprises, affirmé que sa conversation avec le président Volodymyr Zelensky était "parfaite".

Mais les démocrates l'accusent d'avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles, et le soupçonnent d'avoir utilisé une aide militaire destinée à l'Ukraine pour faire pression sur son homologue.

- Série d'auditions -

Pour en savoir plus, ils avaient convoqué lundi une ancienne conseillère à la Maison Blanche sur les questions russes, Fiona Hill.

Mme Hill, qui a démissionné juste avant l'appel litigieux, a témoigné à huis clos pendant de longues heures devant trois commissions de la Chambre des représentants. Le contenu de ses déclarations n'avait pas filtré en fin d'après-midi.

Selon le New York Times, elle comptait décrire comment elle avait été tenue à l'écart de la politique de la Maison Blanche en Ukraine, tandis que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, mettait sur pied des réseaux de "diplomatie parallèle".

Elle devait également expliquer qu'elle s'était opposée au rappel de l'ambassadrice américaine à Kiev Marie Yovanovitch, accusée par des proches du président de ne pas être assez "loyale". L'ambassadrice a, elle, été auditionnée vendredi dernier par les parlementaires.

Les élus de la Chambre des représentants, qui étaient officiellement en vacances depuis deux semaines, n'ont pas vraiment quitté Washington et ont multiplié les injonctions pour faire avancer leur enquête.

Avec la rentrée du Congrès mardi, le rythme de leurs investigations devrait encore s'accélérer.

Ils doivent entendre mardi George Kent, un haut responsable du Département d'Etat chargé de la région, et jeudi l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland.

Proche de Donald Trump, cet homme d'affaires qui a fait fortune dans le secteur hôtelier avait échangé par SMS avec d'autres diplomates au sujet des attentes de la Maison Blanche envers l'Ukraine.

Avec AFP

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Une femme noire abattue à son domicile au Texas par un policier blanc

la police de Dallas aux USA

Un policier blanc américain faisait l'objet d'une enquête lundi après avoir abattu une femme noire à son domicile de Fort Worth, au Texas, lors d'une banale opération de contrôle.

La famille d'Atatiana Jefferson, 28 ans, a demandé lors d'une conférence de presse que la police de Fort Worth, qui dirige les investigations, soit dessaisie du dossier et que l'agent soit inculpé "rapidement".

Le drame intervient moins de deux semaines après la condamnation à dix ans de prison d'une policière blanche qui avait tué un voisin noir en affirmant se tromper d'appartement en 2018 à Dallas, à une cinquantaine de kilomètres de Fort Worth.

Il suscite une forte émotion dans cette ville de 900.000 habitants, où des centaines de personnes ont exprimé leur colère dimanche soir lors d'une veillée en mémoire de la victime, et relance le débat sur les violences policières envers les Afro-américains, dénoncées par le mouvement Black Lives matter ("les vies des Noirs comptent", en français).

Cette fois, l'affaire a débuté par un appel à la police, dans la nuit de vendredi à samedi, émis par un homme inquiet de voir la porte d'entrée de sa voisine ouverte depuis plusieurs heures.

Dépêchés sur les lieux, deux agents ont contourné le domicile et ont "observé une personne debout près d'une fenêtre", selon un communiqué de la police. "Percevant une menace, un policier a sorti son arme de service et tiré un coup de feu", selon ce document.

L'agent, un homme blanc employé depuis avril 2018 par la police de Fort Worth, "n'a pas annoncé qu'il était un policier avant de tirer", a reconnu le lieutenant Brandon O'Neil.

- Vidéo -

Mme Jefferson était en train de jouer à des jeux vidéo avec son neveu de 8 ans quand elle a entendu un bruit dans le jardin, a précisé l'avocat de sa famille, Lee Merritt.

Selon lui, elle s'est dirigée alors vers sa fenêtre pour regarder ce qui se passait. Elle est morte avant l'arrivée des secours.

Diplômée en biologie, elle travaillait dans une entreprise pharmaceutique, a précisé sa famille. Elle avait ouvert la porte pour laisser l'air circuler et rafraîchir la maison, ont-ils ajouté.

La police de Fort Worth, qui assure "partager les graves inquiétudes du public", s'est engagée à la plus grande transparence.

Elle a diffusé des extraits d'une vidéo de l'intervention. On y voit les agents vérifier les abords de la maison avec des lampes torches. Après un mouvement à une fenêtre, l'un d'eux crie "Mains en l'air, montrez-moi vos mains!" et tire quasi immédiatement.

Le policier a été immédiatement suspendu et doit subir un interrogatoire lundi, mais la famille de la jeune femme souhaite qu'un service fédéral s'empare de l'enquête. "Il n'y a aucune justification possible à ses actions", a déclaré la sœur de la victime, Ashley Carr.

La maire de Fort Worth, Betsy Price, envisage de faire venir un tiers pour mener une enquête distincte, selon le journal Star-Telegram.

Bras de fer entre Trump et les démocrates

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