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Togo

Dix soldats tchadiens tués au cours de l'attaque d'une base de Boko Haram

Des soldats de l'armée tchadienne sont assis à l'arrière d'un Land Cruiser au marché de Koundoul, à 25 km de N'Djamena, le 3 janvier 2020, à leur retour après une mission de plusieurs mois contre Boko Haram au Nigeria.

Dix militaires tchadiens ont été tués jeudi au cours de l'attaque d'une base de Boko Haram par l'armée tchadienne dans la zone du lac Tchad, a annoncé samedi à l'AFP le secrétaire général de cette province.

Au cours de l'opération, "les éléments de l'armée tchadienne sont tombés dans une embuscade qui a provoqué la mort de dix soldats et fait sept blessés", a déclaré ce responsable, Sadick Khatir, confirmant une information donnée par une source militaire anonyme.

Contacté par l'AFP, le porte-parole de l'armée, le colonel Azem Mbermandoa, n'a pas confirmé le bilan évoqué par les deux autres sources, mais a ajouté que l'armée tchadienne avait "détruit une base de Boko Haram, récupéré des armes et des munitions".

Le groupe jihadiste Boko Haram, né au Nigeria en 2009, a établi des bases sur certains des multiples îlots parsemant le lac Tchad, une vaste étendue marécageuse à la frontière entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun.

L'armée tchadienne avait déclenché en avril une offensive contre Boko Haram après la mort d'une centaine de soldats tchadiens dans une attaque du groupe jihadiste sur une de ses bases

Le Président Idriss Déby, 68 ans dont 30 au pouvoir, avait alors affirmé s'être débarrassé de la présence des jihadistes sur le territoire national.

Mais malgré cette opération militaire, les attaques continuent. Dans la province du Lac, plus de 360.000 personnes ont fui leurs domiciles pour éviter les attaques et en raison d'inondations, selon l'Organisation internationale des migrations.

Le président a reconnu début août que "Boko Haram ferait encore beaucoup de dégâts" au Tchad.

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Les Togolais sont "obligés de sacrifier leurs biens pour accéder à la nourriture"

Des sacs de nourriture distribués par le PAM dans le nord du Togo, le 28 septembre 2007.

Au Togo, en moins d’un an, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a été multiplié par 60. De 4.000, elles sont aujourd’hui 250.000 personnes à se retrouver en insécurité alimentaire sévère, suite à la crise socio-économique engendrée par la pandémie de Covid-19.

Le Togo n’est pas à risque de famine. Mais dans le pays, quelques milliers de personnes se retrouvent en insécurité alimentaire sévère.

"Il y a des populations qui sont dans une situation d’insécurité alimentaire sévère qui est due au nombre de repas par jour et à la qualité du repas", souligne Guy Mesmin Adoua, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) pour le Togo. "Si on prend cette catégorie, où les gens sont obligés de vendre ou de sacrifier leurs biens pour pouvoir accéder à la nourriture, ça représente à peu près 4.000 personnes".

Il poursuit: "S’il y a le moindre choc, ils peuvent passer à la phase d’insécurité alimentaire sévère".

Un choc est venu bouleverser le cours de la situation. Et ce choc a un nom: la crise due à la pandémie de Covid-19.

Environ 3.900 tonnes de vivres

Selon Aboubacar Koisha, directeur adjoint du PAM au Togo, "pour nos distributions locales, il y aura environ 3.900 tonnes de vivres. Et en grande partie, ce sont des céréales. C’est le maïs, le riz, souvent aussi de fonio. Il y a de l’huile végétale vitaminée. Il y a également les légumineuses, à défaut de la viande ou du poisson, qui jouent ce rôle de protéines dans le corps. Et nous distribuons le sel iodé".

En octobre dernier, le PAM a reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement contre la faim, à l’amélioration des conditions de paix dans les zones touchées par des conflits et dans la prévention de l’utilisation de la faim comme arme de guerre et de conflit.

Le Togo y a contribué, selon le directeur adjoint du PAM dans le pays: "le port de Lomé joue un grand rôle qu'il permet de transporter, chaque année, environ 100.000 tonnes de vivres vers les pays de l’hinterland, le Burkina Faso, le Mali et le Niger", relève Aboubacar Koisha. Et d'ajouter: "Ce prix Nobel de la paix, c’est pour le PAM certes, mais c’est aussi pour le Togo. Les Togolais doivent savoir qu’ils ont contribué au décernement de ce prix au PAM".

Guy Mesmin Adoua, représentant du PAM pour le Togo à Lomé, 13 novembre 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Guy Mesmin Adoua, représentant du PAM pour le Togo à Lomé, 13 novembre 2020. (VOA/Kayi Lawson)

L’année 2021 s’annonce difficile pour l’agence onusienne qui s’occupe de la lutte contre la faim dans le monde. "Nous aurons des famines aux proportions bibliques en 2021", a prévenu le directeur général du PAM.

Dans un rapport conjoint, le PAM et la FAO, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ont alerté sur le risque de détérioration de l’insécurité alimentaire aiguë dans le monde. Selon le rapport, quatorze pays africains sont en menace de famine.

Environ 250.000 Togolais vivent dans l'insécurité alimentaire
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La maladie Covid-19 aggrave la situation des diabétiques

Enseigne CHR Lomé Commune, centre de prise en charge des personnes atteintes de Covid-19 à Lomé, 8 mai 2020. (VOA/Kayi Lawson)

La co-morbidité entre les maladies non transmissibles et le coronavirus est très importante au Togo, puisque 95% des personnes décédées de la maladie Covid-19 étaient déjà porteuses d’une maladie non transmissible.

Au Togo, 27% des personnes décédées de la maladie Covid-19 souffraient du diabète.

"Sur 60 personnes décédées du Covid-19 au Togo, 27 avaient une hypertension artérielle, 16 portaient un diabète, 8 personnes décédées de la Covid-19 étaient obèses. Trois avaient un AVC, deux portaient une insuffisance rénale chronique et une personne présentait un cancer", a détaillé le Pr Mofou Belo, chef division de la surveillance des maladies non transmissibles au ministère togolais de la santé.

Le diabète est l’un des facteurs qui augmentent le risque de forme sévère et de décès parmi les patients infectés par le coronavirus, a expliqué à VOA Afrique le professeur Jean-Marie Dangou, coordinateur du programme de gestion des maladies non transmissibles à l’OMS Afrique.

"Le diabète fait que si vous êtes infectés par le coronavirus, vous développez des formes graves de Covid. Ce virus va déstabiliser votre diabète et vous développez des complications", a-t-il relevé.

Il poursuit: "ces complications généralement qui arrivent à plus ou moins longue échéance, cette fois-ci à cause du Covid-19, dès que vous êtes infectés dans les jours qui suivent, vous pouvez faire le coma diabétique. Vous pouvez faire une insuffisance rénale aiguë, une défaillance cardio respiratoire aigüe, vous pouvez avoir une défaillance de plusieurs de vos organes en même temps".

L’avènement du coronavirus a bouleversé la vie des diabétiques au Togo, comme le témoigne Augustin Nimon, président de la Coalition contre les maladies non transmissibles au Togo.

"Le Covid-19 a eu un impact très significatif sur les diabétiques. Nous avons, en effet, remarqué qu’il y a eu une rupture de stock de l’insuline dans les pharmacies. Le manque d’insuline a fait que beaucoup ont souffert. Et lorsqu’ils n’arrivent à s’injecter, il apparait des complications. Même les patients diabétiques qui avaient des rendez-vous avec les médecins, ces rendez-vous ont été annulés", a confié M. Nimon.

"Le personnel infirmier et le diabète" est le thème 2020 de la journée mondiale de lutte contre le diabète.

Il s’agit d’impliquer davantage, les infirmiers dans la prévention et le traitement de cette pathologie. Pour les populations africaines -- surtout celle des milieux ruraux qui pratiquent l’agriculture -- la prévention doit être beaucoup plus accentuée sur l’assainissement du mode de vie.

"Si vous marchez 5 kilomètres pour aller au champ et 5 kilomètres pour revenir, en plus de l’activité dans le champ, vous avez déjà une activité physique suffisante pour la journée", a fait remarquer Pr Jean-Marie Dangou. "Evitez l’alcool, le tabac, les sucres, de même. Avoir une alimentation pauvre en graisse. Réduire également la quantité de sel. Parce qu’au-delà du diabète, la consommation de grande quantité de sel donne automatiquement, une hypertension artérielle", a-t-il conseillé.

Selon l’OMS, 18,3 % des décès dus à la maladie Covid-19 sur le continent africain sont liés au diabète. En 2018, 16 millions de diabétiques ont été recensés en Afrique dont 312.000 patients qui ont succombé au cours de la même période.

Vote aux USA: "Trump n'avait pas causé trop de tort en Afrique"

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Élections américaines: les Togolais tempèrent leurs attentes

Les gens entrent dans un auditorium de la Morgan State University pour voter, le deuxième jour du vote anticipé de la course présidentielle américaine, à Baltimore, le 27 octobre 2020.

Tous les regards sont tournés en ce moment vers les États-Unis d’Amérique qui choisissent mardi leur président. Des Togolais estiment que quel que soit le président élu, cela ne changerait rien en la politique américaine envers l’Afrique.

Les élections américaines passionnent les débats à Lomé mais sans grandes attentes de la part des Togolais.

Pour Germain Dodor, l’Afrique ne pèse pas suffisamment dans la balance pour espérer influer sur la politique étrangère américaine.

"L’Afrique est un paramètre d’ajustement quand il s’agit de la géopolitique et de la géostratégie pour le moment", analyse-t-il. "Juste un exemple: lorsque le Togo avait siégé au Conseil de sécurité, la Secrétaire d’Etat d’alors, Hillary Clinton, s’était déplacée personnellement pour passer au Togo. C’était pour s’assurer du vote du Togo lors d’un sujet précis qui concernait l’Etat d’Israël", se rappelle-t-il.

Les résultats de ces élections sont très attendus, même au Togo.

Ayawavi Attisso s’abstient de se prononcer sur le nom du futur président américain en ayant à l’esprit le duel Clinton-Trump de 2016.

"Les Américains sont surprenants, vraiment surprenants", lance-t-il. "En 2016, tout donnait Hilary Clinton vainqueur et bon… Donald Trump ou Joe Biden, que le meilleur gagne. Dans tous les cas, je sais que les Américains choisiront celui qui défendra mieux leurs intérêts, alors je leur souhaite de très bonnes élections".

Présidentielle américaine: des débats passionnés à Lomé
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