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Avant la table ronde de Paris, opposition et société civile émettent des réserves au Tchad


L'entrée principale de la Faculté de Droit et Sciences économiques de N'Djamena, au Tchad, le 31 janvier 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Du 6 au 8 septembre, le pays présentera ses projets aux bailleurs de fonds.

A trois semaines de cette messe internationale en faveur du Tchad, plus de 300 projets sectoriels, compilés dans un document - le Plan National de développement (PND) - sont déjà prêts à être présentés aux partenaires.

Selon le ministre de l’Economie, de la Planification et du Développement, Ngueto Yambaye, cette politique de développement, la première du genre, est un financement projet par projet et non un appui budgétaire au trésor.

Ngueto Yambaye, ministre de l'Economie, de la Planification et du Développement, N'Djamena, 23 août 2017 (VOA /André Kodmadjingar)
Ngueto Yambaye, ministre de l'Economie, de la Planification et du Développement, N'Djamena, 23 août 2017 (VOA /André Kodmadjingar)

Ce projet comporte quatre axes, notamment le renforcement de l’unité nationale, de la bonne gouvernance et d’un Etat de droit, le développement d’une économie forte et compétitive, ainsi que l’amélioration de la qualité de vie de la population tchadienne.

Mbairassem Ismaël, économiste, membre de la société civile et du Laboratoire d’étude et de recherche en économie appliquée et de gestion à l’Université de N’Djamena, se dit pessimiste quant à la gestion de ces projets, si les bailleurs de fonds arrivent à les financer.

Saleh Kebzabo, chef de file de l'opposition tchadienne et député à l'assemblée nationale, le 21 juin 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Saleh Kebzabo, chef de file de l'opposition tchadienne et député à l'assemblée nationale, le 21 juin 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

L’opposition politique, par la voix de son chef, Saleh Kebzabo, menace d’envoyer une délégation à Paris pour une contre-conférence si le président Déby ne prend pas en compte sa principale revendication.

Face à cette déclaration, le gouvernement sort de son silence. Pour Madeleine Alingué, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, vu la crise financière et économique que traverse le pays, un homme politique soucieux du bien-être de la population ne parle pas comme ça.

André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena

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