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Télés, smartphones : cap sur les écrans pliables et enroulables

Présentation de la télévision à l'écran enroulable au CES 19 à Las Vegas aux Etats-Unis le 7 janvier 2019.

Après des années de prototypes, les écrans pliables vont commencer à entrer dans le quotidien, ouvrant de nouvelles perspectives au secteur technologique, en particulier aux industriels du smartphone, qui attend impatiemment de quoi relancer un marché atone.

Le sud-coréen LG a dévoilé lundi une télévision dont l'écran peut s'enrouler et se dérouler entièrement, lors d'une présentation à la veille de l'ouverture officielle du salon CES de l'électronique grand public de Las Vegas (Nevada, ouest), où le monde de la tech doit dévoiler jusqu'à vendredi ses dernières innovations.

L'écran de 65 pouces (165 cm) peut complètement se rétracter et disparaître dans sa base, qui fait office d'enceinte dernier cri. LG n'a pas donné de date pour sa commercialisation -- ni de prix --, mais le groupe a présenté ce modèle dans sa gamme 2019, laissant supposer qu'il pourrait être disponible cette année.

"Ce que la science-fiction a imaginé il y a des décennies est désormais une réalité", a lancé David VanderWaal, responsable du marketing.

"C'est très cool, les décorateurs d'intérieur vont l'adorer", s'est enthousiasmé Avi Greengart, analyste de GlobalData, évoquant une "technologie unique".

LG vient donc confirmer l'engouement pour les écrans pliables et enroulables, déjà présentés dans les salons sous forme de prototypes depuis quelques années.

"Les écrans pliables vont être la grosse tendance cette année", selon Avi Greengart, notant cependant qu'en matière de smartphones, plusieurs entreprises devraient réserver leurs annonces pour le Mobile World Congress fin février.

"Tout le monde sait que 2019 sera l'année des débuts +officiels+ de deux technologies vraiment enthousiasmantes dans le monde du mobile : les écrans pliables et les smartphones 5G" (l'internet mobile ultra rapide), estime dans une note l'analyste Bob O'Donnell, de Technalysis.

"A court terme, je prévois que ce sera les smartphones à écrans pliables qui auront le plus de succès car leur impact sur la façon d'utiliser le téléphone et le design sont tellement irrésistibles que les consommateurs voudront bien oublier la vitesse de la 5G", analyse M. O'Donnell.

Les écrans pliables supposent en effet que les applications et systèmes d'exploitation soient entièrement repensés pour fonctionner sur ces nouveaux écrans, ouvrant de nouvelles opportunités pour les développeurs (ceux qui conçoivent les apps).

Quant aux groupes technologiques, ils sont avides de relancer un marché du smartphone devenu atone, plombé notamment par une saturation du marché et un manque d'innovations renversantes en mesure de justifier les prix élevés des iPhone de l'américain Apple ou de certains modèles du sud-coréen Samsung.

Mais cela suppose aussi un délai avant qu'un smartphone entièrement optimisé soit commercialisé.

Au CES, la startup chinoise Royole a présenté un modèle de smartphone --le FlexPai-- avec un écran pliable, pouvant se transformer en tablette, disponible en Chine et désormais aux Etats-Unis pour 1.300 dollars.

"Les gens veulent la mobilité mais aussi de grands écrans", a déclaré le fondateur de Royole Bill Liu lors d'une conférence de presse.

- Le smartphone "de demain" -

D'autres fabricants devraient sortir des appareils pliables cette année mais M. Liu a expliqué que la technologie utilisant des couches ultra fines de nano-capteurs permettaient de faire plus que des téléphones et servir par exemple pour les tableaux de bord de voitures ou les accessoires électroniques à porter sur soi.

"Nous pensons que c'est la prochaine génération d'interface entre l'humain et la machine", a-t-il déclaré.

Numéro un mondial des smartphone, Samsung n'a pas présenté de nouveau modèle d'écran pliable lors de sa conférence de presse au CES lundi, réservant peut-être une annonce pour le salon de Barcelone.

Il avait présenté en novembre un prototype d'écran pliable pour smartphone mais sans avancer de date pour la commercialisation d'un appareil avec un tel écran. Samsung fabrique à la fois des composants et des téléphones tout entiers.

Samsung "sera prêt pour la production de masse" de ce nouveau type d'écran -- appelé "Infinity Flex Display" -- "dans les mois qu viennent", avait indiqué Justin Denison, l'un des responsables du groupe, assurant que cet écran "pos(ait) les fondations du smartphone de demain".

Google, qui conçoit le système mobile Android qui fait tourner les appareils mobiles de Samsung, avait annoncé dans la foulée collaborer avec ce dernier pour optimiser Android pour ces futurs appareils.

Le CES attend 4.500 exposants répartis sur 250.000 mètres carrés dans tout Las Vegas. 182.000 visiteurs sont attendus.

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Un 3e pilote dans le Boeing de Lion Air la veille du crash

Un secouriste s’apprête à récupérer un enregistreur vocal dans les débris du poste de pilotage d’un avion de Lion Air près de l’aéroport international Ngurah Rai de Kuta, à Bali, en Indonésie, le 15 avril, 2013. (AP Photo/Firdia Lisnawati)

Les autorités indonésiennes ont confirmé jeudi qu'un troisième pilote était présent dans le cockpit du Boeing 737 MAX de Lion Air la veille de l'accident, mais refusé de confirmer qu'il avait permis, selon Bloomberg, d'éviter que l'avion connaisse le même sort.

Après l'accident d'octobre au large de l'Indonésie qui a coûté la vie à 189 personnes, l'agence indonésienne de sécurité des transports (NTSC) a expliqué, au cours d'une conférence de presse, avoir interrogé les pilotes qui étaient aux commandes de l'appareil la veille, lors d'un vol qui avait été décrit comme mouvementé par des passagers.

Un pilote en congés était à bord du vol reliant Bali à Jakarta et a rejoint l'équipage dans le cockpit, ont reconnu les enquêteurs, qui n'ont cependant pas confirmé les informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles il aurait contribué à empêcher un accident en aidant ses collègues à mettre hors d'usage un système informatique défectueux.

Un nouvel équipage sur le même Boeing 737 MAX 8 le jour suivant a rencontré les mêmes problèmes, mais n'a pas pu empêcher l'appareil de s'abîmer en mer de Java.

"Nous avons interrogé le pilote parce que nous voulions savoir ce qu'il avait vu et entendu", a indiqué Nurcahyo Utomo, un enquêteur du NTSC, à des journalistes à Jakarta, sans donner plus de détails.

L'accident du vol d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts en mars est le second en moins de cinq mois pour le Boeing 737 MAX 8, après celui de l'appareil de Lion Air.

Les deux appareils ont eu une trajectoire erratique et des dysfonctionnements des systèmes mesurant la vitesse.

L'enquête préliminaire sur l'accident de Lion Air avait mis en lumière un dysfonctionnement sur le système de stabilisation en vol destiné à éviter un décrochage de l'avion, le MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System).

Le MCAS peut mettre met l'avion en "piqué" lorsque l'appareil est en décrochage afin de regagner de la vitesse.

Les enquêteurs indonésiens doivent publier leur rapport final sur le crash de Lion Air en août.

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Donald Trump et les médias sociaux

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Les rivaux de Netflix en embuscade, la guerre du streaming va s'intensifier

Netflix, l'industrie du divertissement et des technologies

De grands noms de l'industrie du divertissement et des technologies se préparent à plonger cette année dans le grand bain du service de vidéo en ligne, ce qui pourrait représenter un défi important pour le roi du streaming, Netflix.

Une annonce d'Apple en la matière est attendue le 25 mars, avec un budget estimé à 1 milliard de dollars et la participation de stars comme le réalisateur J.J. Abrams et l'actrice Jennifer Aniston.

Le groupe Disney a prévu de lancer son service de streaming Disney+ cette année, tout comme WarnerMedia, la nouvelle branche média et divertissement d'AT&T.

Ces nouveaux arrivants sur la planète streaming, dont la liste devrait encore s'allonger, pourraient faire de l'ombre à Netflix qui cavale en tête des services vidéo sur internet avec ses 140 millions d'abonnés dans 190 pays, mais aussi à Amazon et à Hulu.

"Ça va vraiment changer l'industrie", relève Alan Wolk, co-fondateur de la société de consulting TVREV, anticipant la coexistence de sept ou huit puissantes plateformes de streaming et donc une "énorme compétition pour de nouveaux programmes et des programmes populaires".

Ce secteur a été métamorphosé par le développement spectaculaire de Neftlix et par l'engouement croissant des consommateurs pour la télévision à la demande via internet.

Six millions de personnes ont résilié leur abonnement aux bouquets de télévision traditionnels depuis 2012 aux Etats-Unis tandis que les souscriptions aux services de streaming ont explosé, selon des estimations du groupe Leichtman Research.

Tout comme Netflix a bouleversé les habitudes de consommation du petit écran, ses rivaux entendent désormais déstabiliser le géant du streaming.

- Du souci à se faire -

D'autant que le service de streaming lancé en 2007 a du souci à se faire en termes de contenus face aux deux grandes firmes hollywoodiennes Disney et Time Warner (rebaptisé WarnerMedia).

Ces groupes "disposent de gros catalogues, donc le coût de leur contenu est bien plus bas que pour Netflix, qui doit payer pour tous ses contenus", dit Laura Martin, analyste chez Needham & Co. "Netflix va perdre des abonnés au profit de ces nouveaux entrants".

WarnerMedia compte par exemple lancer son service en proposant les contenus de sa chaîne HBO, qui diffuse la série "Game of Thrones" notamment, ainsi que le vaste catalogue de films et de programmes de Time Warner.

De son côté, le service de Disney disposera du catalogue historique de films et de programmes télévisés ainsi que de la collection de la 21st Century Fox, que le groupe est en train de racheter. C'est-à-dire, entre autres, "Star Wars" et la franchise des superhéros Marvel.

Selon Alexia Quadrani, analyste chez JP Morgan, Disney pourrait devenir un poids lourd du secteur avec 45 millions d'abonnements aux Etats-Unis et 115 millions dans le monde.

Alan Wolk fait une autre prédiction : "Les gens s'abonneront à un service pour regarder un programme, puis ce sera facile d'annuler et d'aller vers une autre" plateforme.

- Pas de panique, pour l'instant -

Pour certains analystes, Netflix n'a pas de raisons de paniquer. Pour l'instant.

"Netflix a compris le business, ils savent ce que désire le consommateur", affirme Dan Rayburn, spécialiste du streaming chez Frost & Sullivan.

Mais, selon lui, les concurrents issus de l'industrie traditionnelle pourraient avec le temps être en mesure d'exploiter leur base d'utilisateurs et leurs infrastructures et donc ronger l'avantage de Netflix. Car ce dernier ne possède "rien".

Pour cela, il va falloir être "rapide et agile" et il n'est pas certain que ces groupes historiques en soient capables.

"Nous pensons que les médias traditionnels ont raté l'opportunité de rivaliser avec Netflix (et avec d'autres plateformes technologiques) à moins qu'ils ne soient prêts à vraiment y aller à fond", estime Richard Greenfield, analyste chez BTIG, dans une note.

D'après M. Greenfield, il faudra pour ce faire que les groupes historiques ne se focalisent plus seulement sur les recettes au box-office et qu'ils améliorent le contrôle des contenus.

"Sans compter que (Disney) et le reste des médias traditionnels ne comprennent pas vraiment à quel point la technologie est importante pour réussir dans le streaming" dans un modèle de service direct au consommateur, poursuit-il.

Pour Daniel Ives, de Wedbush Securities, Apple pourrait avoir une carte à jouer mais, pour devenir un poids lourd, la firme à la pomme devrait acquérir un fournisseur de contenus comme CBS ou Sony Pictures.

Apple "est vraiment à la traîne dans cette course au contenu" et, relève-t-il, la croissance externe "n'est pas dans son ADN".

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