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Syrie: la coalition tente d'étouffer un peu plus le groupe Etat islamique

Des combattants du groupe Etat islamique à Raqa, le 30 juin 2014. (REUTERS/Stringer)

La coalition menée par les Etats-Unis tente d'étouffer un peu plus le groupe Etat islamique en s'attaquant à la dernière zone de contact des djihadistes avec le monde extérieur, à la frontière avec la Turquie.

Les Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde dominée par les milices kurdes YPG, ont lancé une offensive pour reprendre la ville de Minbej, dans le nord de la Syrie, avec l'appui de la coalition internationale qui a mené 18 bombardements près de la ville en 24 heures.

La ville est stratégiquement située sur l'axe nord-sud entre Jarablus, une ville frontière avec la Turquie tenue par l'EI, et Raqa, la capitale autoproclamée des jihadistes en Syrie.

C'est "le principal axe d'approvisionnement" de Raqa depuis le monde extérieur, a indiqué à l'AFP Jennifer Cafarella, analyste sur la Syrie à l'ISW (Institute for the study of war), un cercle de réflexion de Washington.

Prendre Minbej, puis Jarablus, couperait cet axe, ne laissant plus à l'EI que des zones rurales un peu plus à l'ouest pour conserver un lien avec la Turquie, a-t-elle expliqué.

Sans Minbej et Jarablus, la capacité de l'EI à se réapprovisionner depuis la Turquie serait "affaiblie, mais pas éliminée", a-t-elle résumé.

La coalition lorgne depuis longtemps sur cette "poche de Minbej", mais une offensive sur cette région à majorité arabe s'est longtemps heurtée à l'opposition de la Turquie, un partenaire clef de la coalition.

Les Forces démocratiques syriennes, l'alliance de groupes rebelles syriens sur laquelle s'appuie la coalition et les Etats-Unis pour mener l'offensive au sol, sont dominées par les milices kurdes syriennes. Or la Turquie ne veut pas voir les YPG, qui contrôlent déjà une bonne partie de la frontière turco-syrienne, prendre la dernière pièce qui leur manque pour contrôler l'intégralité de la frontière.

Mercredi, les responsables du Pentagone ont bien souligné que l'offensive sur Minbej était "menée" par la composante arabe des Forces démocratiques syriennes.

Les Kurdes représentent "moins de 20%" des forces en présence, a indiqué un responsable américain. Et ils quitteront les lieux après la bataille, laissant le contrôle à leurs partenaires arabes, a-t-il ajouté.

Mais les assurances du Pentagone laissent sceptiques certains experts, qui soupçonnent que derrière les groupes arabes mis en avant par les Américains, ce sont bel et bien les Kurdes qui prendront le contrôle.

- Le sang versé par les Kurdes -

"Je doute que les Arabes soient aux commandes et je doute qu'ils vont contrôler ce territoire une fois que des Kurdes auront versé leur sang" pour le conquérir, a déclaré mercredi à l'AFP Joshua Landis, un chercheur de l'université d'Oklahoma qui connaît bien les groupes arabes de la région.

Les Forces démocratiques syriennes sont conseillées par les forces spéciales américaines, qui comptent près de 200 hommes dans le nord-est de la Syrie.

La semaine dernière, des photos de l'AFP montrant des forces spéciales américaines arborant des écussons des YPG sur leur uniforme ont provoqué une réaction furieuse d'Ankara.

Dans un geste d'apaisement, les Etats-Unis ont demandé à leurs militaires photographiés d'enlever cet écusson. Mais ils ont clairement indiqué qu'ils continueraient d'appuyer les combattants kurdes, "qui combattent efficacement l'EI".

Les FDS ont lancé également il y a une dizaine de jours une offensive au nord de Raqa, le principal bastion syrien des djihadistes.

Depuis son apogée à l'été 2014, le groupe Etat islamique a perdu environ 20% des territoires peuplés qu'il avait conquis en Syrie, selon les estimations américaines.

Avec AFP

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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Les donateurs promettent 1,7 milliard de dollars pour accroitre l'aide humanitaire au Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les pays donateurs ont promis mardi , donner plus de 1,7 milliard de dollars au Sahel central, pour accroître l'aide humanitaire dans la région et éviter qu'elle ne plonge "dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde", a indiqué l'ONU.

Le montant de ces sommes promises par 24 gouvernements et donateurs institutionnels et destiné aux population du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a été annoncé à l'issue d'une réunion par visioconférence des donateurs organisée conjointement par l'ONU, le Danemark, l'Allemagne et l'Union européenne.

"Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre", selon un communiqué commun aux organisations et pays qui ont mis cette conférence sur pied pour attirer l'attention sur la situation dans cette région.

"La région du Sahel central arrive à un point de rupture", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors de son intervention.

"Nous devons renverser cette spirale destructrice en donnant un nouvel élan à la paix et à la réconciliation", a-t-il souligné.

Un voeux pieux pour l'heure dans une région triplement touchée par les violences armées entre groupes jihadistes et forces gouvernementales appuyées par des forces internationales, le changement climatique qui bouleverse des écosystèmes et des modes de vie fragile par nature et aussi la pandémie de Covid-19.

"Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par vingt en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an", souligne le communiqué .

Treize millions de personnes, dont sept millions d'enfants, dépendent de l'aide humanitaire.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangère, a estimé que "tous les indicateurs sont dans le rouge foncé" et exhorté à ce que "les parties au conflit respectent leurs obligations en vertu du droit international et protègent le personnel humanitaire".

Rasmus Prehn, le ministre danois de la Coopération au développement et co-organisateur a demandé à l'ensemble des pays de "beaucoup plus nous concentrer sur des solutions à long terme aux défis qui sont à l’origine de la crise".

A l'instar de nombreux autre intervenants, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a insisté sur le tribut très lourd que payent les femmes et les filles, mais a aussi souligné qu'"investir dans les femmes et les filles est la meilleure chose que nous puissions faire pour aller de l’avant".

Vingt-deux pays ont promis plus de fonds dont 14 pays de l'UE, ainsi que le Japon, le Canada ou encore la Corée du sud, en plus de l'Union européenne et d'un fonds largement financé par le Royaume-Uni, le Education Cannot Wait Fund.

La Suisse a promis 464,1 millions de dollars, les Etats-Unis 274,8 millions, le Danemark 183 millions, l'UE 122 millions et l'Allemagne 118,2 millions.

Le Sénat votera lundi sur la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump à la Cour suprême, au centre, rencontre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole, le 29 septembre 2020 à Washington.

Le Sénat américain se prononcera lundi, huit jours avant l'élection présidentielle, sur la candidature de la juge Amy Coney Barrett nommée par Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé mardi le chef de la chambre haute du Congrès.

"Nous voterons lundi prochain pour confirmer la juge Barrett", a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell lors d'un point-presse.

"Cela sera un autre accomplissement majeur dans notre effort pour nommer dans les tribunaux fédéraux des hommes et des femmes qui croient en la notion étrange que leur travail de juge est de suivre la loi", a-t-il ajouté.

La magistrate conservatrice de 48 ans a été désignée le 26 septembre par le président républicain pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg décédée huit jours plus tôt.

Malgré l'opposition des démocrates qui voulaient attendre le verdict des urnes, Donald Trump et ses alliés républicains ont avancé à marche forcée pour obtenir l'aval du Sénat - obligatoire en vertu de la Constitution - avant le scrutin du 3 novembre.

La juge Barrett a été entendue pendant trois jours la semaine dernière par la commission judiciaire du Sénat.

Cette brillante juriste, venue avec six de ses sept enfants, a reconnu que sa foi catholique jouait un rôle important dans sa vie, mais a juré la tenir à distance dans son travail de juge.

Sous un feu nourri mais courtois de questions, elle a toutefois refusé de révéler ses positions sur un certain nombre de sujets brûlants, à commencer par le droit à l'avortement.

La commission judiciaire doit se retrouver jeudi pour un premier vote de procédure qui permettra d'entamer le lendemain les débats en séance plénière. Plusieurs étapes seront nécessaires avant de passer au vote final, le lundi.

Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 sièges sur 100), et malgré la défection annoncée de deux sénatrices républicaines, la juge Barrett est quasiment assurée d'être confirmée.

Elle pourrait prêter serment dans la foulée et rejoindre le temple du Droit à la veille de l'élection.

Minute Éco: nouveau budget en RDC et chômage des Américains naturalisés

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