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Moyen-Orient

Syrie: la coalition dirigée par Washington affirme que son retrait militaire a commencé

Un véhicule blindé des forces américaines, à Manbij, au nord de la Syrie, mercredi 4, 2018. (Photo AP / Hussein Malla)

La coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi un début de retrait de ses troupes de Syrie, sans plus de précisions.

La coalition "a commencé le processus de retrait (...) de Syrie", a indiqué à l'AFP le colonel Sean Ryan, porte parole de la coalition.

"Par souci de sécurité opérationnelle, nous ne discuterons pas des échéances, des lieux ou des mouvements de troupes", a souligné ce porte-parole.

Cette annonce intervient moins d'un mois après l'annonce par le président américain Donald Trump du retrait de quelques 2.000 soldats américains de la Syrie.

La coalition internationale antijihadiste a été créée en 2014, après la montée fulgurante du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et sa conquête de larges pans des territoires syrien et irakien.

Plusieurs pays y participent, dont la France et la Grande-Bretagne. Mais il n'était pas clair dans l'immédiat si le retrait inclut également les troupes françaises et britanniques déployées sur le sol.

"Le président Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire", a indiqué jeudi le chef de la diplomatie Mike Pompeo, se gardant toutefois de mentionner un calendrier.

Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, "des forces américaines se sont retirées jeudi soir de la base militaire de Rmeilan dans la province de Hasaké", dans l'est du pays.

L'Observatoire a fait état du retrait d'"une dizaine de véhicules blindés et d'équipements lourds".

Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'EI a subi une série de revers militaires.

Le groupe conserve encore quelques poches et cellules dormantes dans la "badiya" (désert), notamment dans l'est de la Syrie, où la coalition poursuit le combat avec l'appui au sol des Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par des combattants kurdes.

La guerre en Syrie a éclaté en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie. Elle s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères. Elle a fait plus de 360.000 morts.

Avec AFP

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Premier vol commercial direct de Dubaï vers Israël

Un avion Flydubai est vu au salon aéronautique de Dubaï le 8 novembre 2015.

La compagnie aérienne à bas prix Flydubai a lancé jeudi les premiers vols directs vers Tel-Aviv, deux mois après la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël, sous l'égide des Etats-Unis.

L'avion a décollé jeudi matin, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aéroport international de Dubaï, l'un des plus importants au monde.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sera présent à l'arrivée du vol à l'aéroport international Ben Gourion, a déclaré sur Twitter Ofir Gendelman, son porte-parole pour les médias arabes.

Les Emirats arabes unis ont signé en septembre un accord négocié par les Etats-Unis pour officialiser leurs relations avec l'Etat hébreu, le premier accord de ce type conclu par un Etat arabe du Golfe.

Les Emirats arabes unis sont le troisième pays arabe à avoir normalisé les relations avec Israël, après l'Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994 qui avaient ainsi mis fin à l'état de guerre avec leur voisin israélien.

Il a été rapidement suivi par Bahreïn, un autre pays du Golfe.

Flydubai avait annoncé au début du mois qu'elle allait "opérer 14 vols par semaine entre l'aéroport international de Dubaï et l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv".

"Le début des vols réguliers contribuera au développement économique et créera de nouvelles opportunités d'investissement", avait déclaré le PDG de Flydubai, Ghaith al-Ghaith, lors de l'annonce du service au début de ce mois.

La compagnie aérienne de Dubaï assurera la liaison deux fois par jour, et les compagnies aériennes israéliennes El Al et Israir devraient toutes deux lancer leurs services commerciaux entre les deux villes le mois prochain.

Etihad Airways, basée à Abu Dhabi, la capitale des Emirats, avait annoncé le début de ses vols vers Tel-Aviv pour mars 2021.

Avec leurs économies durement touchées par la pandémie de coronavirus, les Emirats et Israël comptent sur les retombées économiques de leur accord de normalisation, y compris dans le domaine du tourisme.

Les pays du Golfe se sont rapprochés d'Israël ces dernières années, en particulier ceux qui partagent avec l'Etat hébreu la même inimitié à l'égard de l'Iran.

Mais l'officialisation de ce rapprochement par les Emirats et Bahreïn a rompu avec un consensus arabe qui conditionnait les relations avec Israël à une solution du conflit avec les Palestiniens et au retrait de l'Etat hébreu de tous les territoires arabes occupés depuis 1967.

Poids lourd de la région, l'Arabie saoudite a jusqu'à présent refusé de normaliser officiellement ses relations avec Israël, mais donné son feu vert au survol de son territoire par les vols commerciaux se rendant ou partant d'Israël, signifiant ainsi qu'il n'avait pas d'objection à l'établissement de relations entre l'Etat hébreu et des pays arabes du Golfe.

Après l'annonce de l'accord avec les Emirats arabes unis par le président américain Donald Trump en août, la compagnie aérienne israélienne El Al a transporté une délégation de responsables américains et israéliens à Abou Dhabi pour le premier vol commercial entre les deux pays.

Cette visite a été suivie par une visite officielle d'une délégation des Emirats arabes unis à Tel-Aviv le mois dernier ainsi que par une série de vols transportant des hommes d'affaires.

Un travailleur humanitaire condamné à mort pour viols sur mineurs au Pakistan

Aire de jeux à Lahore au Pakistan, 11 novembre 2017. (Photo AP/K.M. Chaudary)

Un travailleur bénévole a été condamné à mort au Pakistan, reconnu coupable de viols et abus sexuels en série sur mineurs et d'avoir téléchargé des vidéos pornographiques mettant en scène des mineurs.

"Il sera pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive", a déclaré le tribunal dans son verdict du 18 novembre, qui doit être confirmé par la Haute Cour de Lahore.

Sohail Ayaz avait été reconnu coupable de délits similaires au Royaume-Uni et en Italie avant d'être extradé vers le Pakistan où il a continué de s'en prendre à des enfants, selon la police.

Ce travailleur bénévole avait collaboré avec l'ONG Save the Children, ainsi que dans le cadre d'un projet humanitaire en Afghanistan, selon un haut responsable de la police, Rai Mazhar.

M. Ayaz aurait avoué avoir violé environ 30 enfants au Pakistan, selon les enquêteurs, qui auraient trouvé en sa possession des dizaines de milliers de vidéos pornographiques.

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