Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Syrie : des rebelles islamistes coupables de "crimes de guerre" (Amnesty)

Amnesty international a accusé mardi des groupes rebelles islamistes en Syrie "d'exécutions sommaires et de torture" appelant la communauté internationale à retirer tout soutien aux mouvements responsables de crimes de guerre.

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres pointe du doigt des groupes armés syriens dans les provinces d'Alep (nord) et d'Idleb (nord-ouest), et "dont certains auraient le soutien du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie et des Etats-Unis".

"A Alep et à Idleb aujourd'hui, les groupes armés ont le champ libre pour commettre en toute impunité des crimes de guerre et d'autres violations du droit humanitaire international", souligne Amnesty dans un nouveau rapport, qui dénonce "une vague glaçante d'enlèvements, tortures et exécutions sommaires".

Amnesty cite le groupe rebelle islamiste Noureddine Zinki, le Front al-Chamia et la Division-16, qui font tous trois partie de la coalition islamiste "Fatah Halab" ("la conquête d'Alep"), mais aussi le puissant groupe salafiste armé Ahrar al-Cham, soutenu par l'Arabie saoudite, et les djihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Déclenchée en 2011, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad s'est transformée en guerre dévastatrice, dans laquelle sont impliqués des acteurs régionaux et internationaux. Elle a fait plus de 280.000 morts et des millions de déplacés.

Le rapport d'Amnesty recense "24 cas d'enlèvements par des groupes armés entre 2012 et 2016", ciblant notamment "des militants pacifiques ou même des enfants", ainsi que des minorités religieuses.

"Beaucoup de civils vivent dans la peur constante d'être enlevés, s'ils critiquent la conduite des groupes armés, ou s'ils ne respectent pas les règles strictes qu'ils leur imposent", souligne l'ONG.

"Il y a aussi cinq cas entre 2014 et 2015 où des personnes affirment avoir été torturées" par Noureddine Zinki et le Front al-Nosra.

Parmi ces personnes Halim, un travailleur humanitaire de 24 ans, capturé à Alep par les combattants de Noureddine Zinki et forcé à signer "des aveux" sous la torture, affirme Amnesty.

Un garde "m'a obligé à lever les pieds en position perpendiculaire. Il a commencé à me battre avec des câbles sur la plante des pieds. Je ne pouvais pas supporter la douleur alors j'ai signé le papier", témoigne le jeune homme.

Amnesty rapporte des exécutions sommaires conduites par le Front al-Chamia, al-Nosra et les puissants tribunaux islamistes qui leur sont affiliés et rendent justice en vertu de la charia, la loi islamique.

"Parmi ceux qui ont été tués, on compte des civils -notamment un adolescent de 17 ans accusé d'être gay et une femme accusée d'adultère", souligne l'ONG.

Amnesty en appelle aux pays du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), notamment les Etats-Unis, le Qatar, la Turquie et l'Arabie saoudite, pour "cesser tout transfert d'armes ou tout autre soutien aux groupes impliqués dans des crimes de guerre ou d'autres violations flagrantes".

Avec AFP

Toutes les actualités

Moscou suit de près les élections présidentielles américaines

Moscou suit de près les élections présidentielles américaines
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:26 0:00

Confinement dans certains pays européens à cause de la pandémie de covid-19

Confinement dans certains pays européens à cause de la pandémie de covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:18 0:00

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala à l'OMC
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

Voir plus

XS
SM
MD
LG