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Evacuations médicales limitées dans une zone assiégée de Syrie

Un convoi d'ambulances prêt à évacuer les patients dans un état critique, le 28 novembre 2017.

Quatre patients dans un état critique, dont trois enfants, ont pu quitter la Ghouta orientale, un chiffre encore très éloigné de celui des malades -plusieurs centaines- que l'ONU réclame d'évacuer de cette enclave rebelle proche de Damas en proie à une crise humanitaire aiguë.

Assiégée depuis 2013 par les troupes du régime de Bachar al-Assad, la Ghouta orientale, une région située à l'est de la capitale, est touchée par de graves pénuries alimentaires et médicales, ce qui a poussé les Nations unies à tirer la sonnette d'alarme à plusieurs reprises.

Dans la nuit de mardi à mercredi, quatre patients --trois enfants et un homme-- ont pu quitter Douma, la plus grande ville de la Ghouta, pour rejoindre Damas. Au total, 29 malades doivent être évacués dans les heures ou les jours à venir.

Ces chiffres sont faibles en comparaison de ceux mis en avant par l'ONU, qui réclame l'évacuation de près de 500 malades. Avec les retards et blocages sur ce dossier, 16 patients sont déjà décédés depuis novembre.

"Ce soir, le @SYRedCrescent (Croissant Rouge Syrien NLDR) et l'équipe d'@ICRC (Comité international de la Croix Rouge) ont commencé l'évacuation de cas médicaux critiques de la Ghouta Orientale vers Damas", a déclaré le CICR sur son compte Twitter officiel.

Des photos accompagnants les tweets montrent un convoi d'ambulances prêt à évacuer les patients dans un état critique.

'Soins médicaux vitaux'

Au milieu d'une nuit illuminée seulement par les gyrophares des ambulances, les familles attendaient ces évacuations médicales, selon un correspondant de l'AFP.

Dans un des véhicules, la petite Ingy, 8 ans, affichait un large sourire, emmitouflée dans un manteau rose, gants aux mains, des boucles brunes s'échappant de son bonnet rouge enfoncé sur la tête.

Dans une autre ambulance, Mohammad, un an, était allongé sur les genoux d'un employé du Croissant rouge. Sa mère était assise à ses côtés, vêtue d'un long manteau noir et d'un voile qui ne laissait apparaître que ses yeux.

Que ce soit pour les évacuations médicales ou l'arrivée d'aide humanitaire destinée aux 400.000 habitants de la Ghouta, rien ne peut se faire sans l'autorisation du régime.

Un accord a donc été passé avec le pouvoir de Damas, a annoncé le puissant groupe rebelle de la Ghouta, Jaich al-Islam, prévoyant la libération de soldats et de civils fait prisonnier lors des combats avec des insurgés et des jihadistes.

"Nous avons accepté la libération d'un nombre de prisonniers (...) en échange de l'évacuation des cas humanitaires les plus urgents", a précisé le mouvement rebelle dans un communiqué.

Dans le cadre de cet accord, cinq ouvriers, arrêtés en mars, ont déjà pu quitter la Ghouta dans la nuit.

"L'opération est une étape positive, qui va apporter un peu de répit à la population de la Ghouta orientale, particulièrement ceux qui ont désespérément besoin de soins médicaux vitaux", a souligné une porte-parole du CICR Ingy Sedky.

"Nous espérons que ces évacuations médicales ne sont qu'un début", a-t-elle précisé. "Il est vital pour les organisations humanitaires de fournir des aides, régulièrement et sans conditions", à la Ghouta.

'En train de mourir'

L'ONU réclamait en novembre l'évacuation de près de 500 malades de la Ghouta. "Ce chiffre est en train de diminuer, pas parce que nous évacuons les gens, mais parce qu'ils sont en train de mourir", avait lancé le 21 décembre le chef du groupe de travail humanitaire de l'ONU pour la Syrie, Jan Egeland.

Le responsable avait rapporté la mort d'au moins 16 personnes depuis novembre, notamment un bébé de neuf mois décédé des suites de malnutrition et de complications respiratoires.

"Si nous avions eu l'autorisation de l'évacuer vers un hôpital de Damas, l'enfant serait en vie aujourd'hui", avait-il indiqué sur son compte Twitter.

Ces dernières semaines, plusieurs convois d'aide affrétés par des ONG ou l'ONU ont pu pénétrer dans la région.

Dernier fief de la rébellion près de Damas, la Ghouta fait partie des quatre "zones de désescalade" définies en mai par la Russie et l'Iran, alliés du régime, et la Turquie, soutien des rebelles.

Le but était de tenter de parvenir à une trêve durable en Syrie, ravagée par une guerre destructrice depuis 2011, qui a fait plus de 340.000 morts.

Malgré cela, le régime a intensifié depuis la mi-novembre ses frappes contre cette région, faisant des dizaines de morts parmi les civils.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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