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Moyen-Orient

Plus de deux millions de personnes en plus au bord de l'insécurité alimentaire en Syrie

Des frères et sœurs syriens, déplacés de l'est de la province d'Idlib, posent pour une photo dans une tente du camp d'Atmeh en Syrie, près de la frontière turque, le 19 juin 2020.

Quelque 2,2 millions de personnes supplémentaires risquent de basculer dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire en Syrie, pays déchiré par la guerre, a averti lundi le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM).

"Sans une aide urgente, 2,2 millions de personnes de plus pourraient sombrer dans la faim et la pauvreté", a déclaré le PAM dans un communiqué publié sur Twitter.

En mai, l'agence onusienne avait annoncé que 9,3 millions de personnes en Syrie ne mangeaient pas à leur faim, un niveau déjà record enregistré dans un contexte de flambée des prix et de pandémie de nouveau coronavirus ayant aggravé la crise économique dans ce pays dévasté par plus de neuf années de guerre.

Fin 2019, le nombre de personnes vivant dans l'insécurité alimentaire s'élevait à 7,9 millions en Syrie.

Selon l'ONU, les prix des denrées alimentaires ont doublé au cours de l'année écoulée.

Dans les zones contrôlées par le régime syrien, la population a également été confrontée à une pénurie de carburants et une dépréciation de la monnaie nationale sur le marché noir.

Damas impute cette détérioration socioéconomique aux sanctions occidentales. De nouvelles sanctions américaines sont entrées en vigueur en juin, sous le nom de la loi "César", et sanctionnent toute entité collaborant avec Damas ou avec des hommes d'affaires et des personnalités clés du régime.

Mais les analystes mettent en avant d'autres facteurs à l'origine de la déroute syrienne, notamment le naufrage économique au Liban voisin, frappé par une pénurie de dollars et par une dépréciation inédite de sa monnaie nationale.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 380.000 morts et plusieurs millions de déplacés.

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Paris demande la suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens

Le président français Emmanuel Macron, à droite, serre la main du président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée après leurs entretiens à Paris, vendredi 22 décembre 2017. (AP Photo / François Mori, Piscine)

La France s'est félicitée lundi de l'accord de normalisation des relations entre Israël et Bahreïn mais a souligné qu'elle devait s'accompagner d'une suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens.

"La France se félicite de l'annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre le Royaume de Bahreïn et Israël", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"La dynamique nouvelle dans laquelle s'inscrit cette annonce doit contribuer à la paix et à la stabilité régionales", a toutefois souligné Agnès von der Mühll.

"Il est pour cela nécessaire que la suspension de l'annexion des territoires palestiniens devienne une mesure définitive et que des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens reprennent en vue de l'établissement de deux États viables dans le cadre du droit international et des paramètres agréés", a-t-elle ajouté.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la normalisation des relations entre Bahreïn et Israël, après celle intervenue mi-août entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu.

Les chefs de la diplomatie des deux monarchies du Golfe et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doivent signer mardi à Washington, en présence de Donald Trump, les accords établissant officiellement des relations diplomatiques entre Israël et les deux pays.

Les Palestiniens ont, de leur côté, appelé à des manifestations pour dénoncer des accords "honteux".

Aux yeux des Émirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de "mettre fin à la poursuite de l'annexion des territoires palestiniens".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que si l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée est "reportée", Israël n'y a "pas renoncé".

Mike Pompeo assiste à des pourparlers historiques sur l'Afghanistan au Qatar

Les délégués des talibans se saluent à l'entame des négociations avec le gouvernement afghan à Doha, au Qatar, le 12 septembre 2020. (Photo: REUTERS/Ibraheem al Omari)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assisté samedi à Doha, au Qatar, aux négociations de paix historiques entre le gouvernement d'Afghanistan et les talibans.

Ces discussions s'annoncent laborieuses en raison des profondes divergences entre les deux camps.

La cérémonie a été ouverte par le chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, auquel a succédé le négociateur du gouvernement afghan, l'ancien chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.

Celui-ci a appelé à un "cessez-le-feu humanitaire". "Notre pays se souviendra de ce jour comme de celui de la fin de la guerre et des souffrances de notre peuple", a-t-il espéré.

Une revendication soutenue par l'Union européenne, qui dans un communiqué a demandé un arrêt des combats "immédiat (...), national et inconditionnel", mais rapidement contredite par l'émissaire américain pour la paix en Afghanistan, l'ambassadeur Zalmay Khalilzad.

Les négociations "conduiront" à un cessez-le-feu, qui n'est pas un préambule des pourparlers, a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse à Doha.

Une trêve ne suffit pas, les Afghans veulent une paix durable
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Ces négociations, retardées de six mois en raison de désaccords profonds sur un échange de prisonniers, interviennent au lendemain du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2011, qui ont entraîné l'intervention internationale menée par les Etats-Unis ayant chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan.

Les deux camps doivent trouver un moyen "de faire aller le pays de l'avant (...) et accéder aux demandes des Afghans: un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n'est pas en guerre", a déclaré vendredi M. Pompeo.

Les discussions se déroulent dans une salle de conférence de l'hôtel de luxe ayant accueilli en février la signature de l'accord historique entre Washington et les talibans, qui a ouvert la voie aux pourparlers. Ce texte avait entériné le départ des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de vagues garanties talibanes, dont la tenue de ce "dialogue interafghan".

Mike Pompeo se rendra à Doha pour les pourparlers sur l'Afghanistan

Le président Donald Trump à la Maison Blanche aux Etats-Unis le 4 septembre 2020.

Le président des Etats-Unis a annoncé jeudi que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rendrait à Doha pour participer au début des pourparlers de paix sur l'Afghanistan.

Les discussions entre les talibans et Kaboul, retardées depuis plus de six mois, démarreront samedi au Qatar afin d'essayer de mettre un terme à près de 19 ans de conflit entre les deux parties en Afghanistan.

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