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Star wars : George Lucas s'excuse après avoir traité Disney "d'esclavagiste"

Le président Barack Obama et la Première dame Michelle Obama danse avec un stormrooper et R2-D2 de Star Wars dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche,18 décembre 2015.

Le créateur de "Star Wars" George Lucas a été contraint de s'excuser jeudi après avoir traité "d'esclavagiste" le studio Disney, auquel il a vendu les droits de la saga spatiale pour 4 milliards de dollars en 2012.

Dans un entretien avec le journaliste vedette Charlie Rose --dont des extraits ont été diffusés en novembre mais qui a été entièrement dévoilé ces derniers jours--, Lucas déclare: "Les personnages de 'Star Wars' sont mes enfants. Je les aime, je les ai créés, je suis liés à eux très intimement".

"Et vous les avez vendus", observe le journaliste.

"Je les ai vendus aux esclavagistes blancs qui prennent ces choses", répond le cinéaste.

Il a publié jeudi un communiqué pour "clarifier mes propos dans l'émission de Charlie Rose", un entretien réalisé "avant la première du film".

"J'ai mal parlé et ai utilisé une analogie très maladroite et je m'en excuse", ajoute-t-il.

"Je travaille avec Disney depuis 40 ans et je les ai choisis pour prendre soin de l'héritage +Star Wars+ à cause de mon respect pour l'entreprise et pour son dirigeant Bob Iger".

"Je suis ravi que Disney possède les droits sur la saga et l'emmène dans une direction si excitante, à la fois au cinéma, à la télévision et dans les parcs d'attraction", ajoute-t-il.

"Je suis plus que tout épaté par le succès au box-office du nouveau film et suis très fier de J.J Abrams et de Kathleen Kennedy", respectivement réalisateur du "Réveil de la force" et présidente de Lucasfilm, conclut-il.

Le nouveau "Star Wars" est devenu à vitesse supersonique le film aux plus grosses recettes de l'histoire de Disney en Amérique du Nord.

Avec 629 millions de dollars au compteur en Amérique du Nord, "+Le réveil de la force+ est devenu le film de Walt Disney aux plus fortes recettes historiques en salles en Amérique du Nord", à indiqué Disney dans un communiqué jeudi.

Le film dépasse "en 13 jours seulement les 623,4 millions de dollars accumulés" par les superhéros d'"Avengers" en 2012, qui détenaient jusqu'alors ce record, ajoute-t-il.

Han Solo, Princesse Leïa, et les nouveaux héros de la saga galactique Rey, Finn et Poe Dameron, n'ont toutefois pas encore battu les dinosaures de "Jurassic World", plus gros film de 2015 en Amérique du Nord avec 652,3 millions de dollars.

Au niveau mondial, "Le réveil de la force", premier "Star Wars" en dix ans, a déjà accumulé 1,29 milliard de dollars.

Au sein de Disney, il devance "La reine des neiges" (1,27 milliard) --dessin animé aux plus grosses recettes de l'histoire-- mais n'a pas encore éclipsé "Avengers" (1,5 milliard).

La route reste encore longue pour supplanter les deux plus gros succès commerciaux historiques d'Hollywood à ce jour, deux longs-métrages de James Cameron: "Avatar" (2010 et 2,79 milliards de dollars de recettes), et "Titanic" (2,2 mds en 1997). Le dernier opus "Star Wars" est actuellement huitième.

Avec AFP

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L'administration Trump annonce des ventes d'armes à Ryad en contournant le Congrès

Trump

L'administration de Donald Trump a "formellement informé le Congrès" de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis en contournant la possibilité dont disposent normalement les parlementaires de bloquer ce type de contrat, a annoncé vendredi un sénateur démocrate.

Le gouvernement a "invoqué une obscure disposition" législative sur les exportations de munitions à guidage de précision pour passer outre l'avis du Congrès au nom de la menace iranienne, a déploré Bob Menendez, numéro deux de la commission des Affaires étrangères du Sénat, dans un communiqué.

Le sénateur ne précise ni la nature ni le montant de ces contrats.

"En tentant d'expliquer sa décision, l'administration n'identifie même pas quel mécanisme légal elle pense utiliser, décrit des années de comportement néfaste de la part de l'Iran mais sans expliquer clairement ce qui constitue aujourd'hui une urgence", a-t-il estimé.

Il déplore une mesure "sans précédent" et dit redouter son impact sur les civils au Yémen, où l'Arabie saoudite et les Emirats dirigent une coalition militaire contre les rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

"Une fois de plus, l'administration Trump ne donne pas la priorité à nos intérêts de sécurité nationale de long terme et ne défend pas les droits humains, préférant accorder des faveurs à des pays autoritaires comme l'Arabie saoudite", a-t-il déclaré.

Le Congrès américain avait adopté en avril une résolution exigeant du président "le retrait des forces armées américaines des hostilités" au Yémen, à l'exception des opérations visant Al-Qaïda. Donald Trump y a mis son veto.

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Objets décoratifs en s’inspirant de la carte de l’Afrique

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Trump accusé de recourir de façon abusive au droit de grâce

Le président américain Donald Trump

Le président Donald Trump, qui envisagerait de gracier ce week-end plusieurs militaires poursuivis pour crimes de guerre, se voyait reprocher vendredi de recourir abusivement à ce droit de clémence que lui accorde la constitution.

Ces grâces, si elles se concrétisent, seraient "répugnantes", a estimé Pete Buttigieg, un candidat à la primaire démocrate.

Ce serait "un affront à l'idée de l'ordre et de la discipline, un affront aux lois de la guerre, auxquelles nous croyons quand nous mettons en danger nos vies pour défendre le pays", a ajouté cet ancien militaire de 37 ans, qui a servi en Afghanistan.

Selon des responsables cités de façon anonyme dans la presse, notamment par le New York Times, le président américain a l'intention de gracier plusieurs militaires pendant le week-end du Memorial Day, qui honore les soldats américains tombés au combat.

- Civils tués -

Parmi les militaires auxquels M. Trump envisagerait d'accorder sa grâce figure un soldat d'élite de 39 ans, Edward Gallagher, accusé d'avoir poignardé à mort un prisonnier blessé âgé d'une quinzaine d'années, alors qu'un médecin était en train de lui administrer des soins.

Membre des célèbres "Navy SEALs", unité d'élite de la Marine américaine, il est aussi accusé d'avoir abattu au fusil de précision une jeune fille et un vieillard et d'avoir arrosé des zones résidentielles à la mitraillette lourde. Son procès doit s'ouvrir le 28 mai devant un tribunal militaire dans la base navale de San Diego (Californie).

Mercredi, c'est l'ancien commandant des forces de l'Otan, l'ex-amiral James Stavridis, qui s'est élevé dans les colonnes du magazine Time contre l'idée de gracier des militaires soupçonnés ou reconnus coupables de crimes de guerre.

"J'ai commandé plusieurs des militaires que Trump veut gracier. Les libérer affaiblira l'armée", écrit l'amiral Stavridis, aujourd'hui à la retraite.

Ce genre de grâces "renforce la propagande ennemie, car ils pourront dire que nous ne respectons pas nos propres principes" et les conduira "à se comporter de façon encore plus barbare", a-t-il noté.

- Meurtres de prisonniers -

Le président américain s'intéresse aussi au cas d'un ancien membre des forces spéciales américaines, le commandant Matt Golsteyn, inculpé de "meurtre avec préméditation" pour avoir tué en 2010 un Afghan qu'il soupçonnait avoir fabriqué des bombes artisanales et avoir ensuite incinéré le corps pour le faire disparaître.

Selon l'armée, le crime de guerre est constitué, car l'Afghan avait été fait prisonnier. Matt Golsteyn doit être jugé en cour martiale à une date restant à fixer.

Les médias ont aussi mentionné trois soldats du corps des Marines punis par la justice militaire pour s'être fait filmer en train d'uriner en 2011 sur les cadavres de talibans tués au combat, et un ancien agent de la société de sécurité privée Blackwater, Nicholas Slatten, 35 ans, jugé coupable en décembre de l'assassinat d'un civil irakien en 2007, onze ans après un carnage à Bagdad qui avait suscité une indignation mondiale.

Pour le général Martin Dempsey, ancien chef d'état-major américain, "la grâce de militaires accusés de crimes de guerre montre à nos soldats que nous ne prenons pas le droit de la guerre au sérieux".

"Mauvais message. Mauvais précédent. Abdication de notre responsabilité morale. Représente un risque pour nous", a tweeté le général Dempsey, qui a pris sa retraite en 2015.

La grâce est un droit régalien que la Constitution des Etats-Unis confère à son président.

- Utilisation partiale -

Donald Trump n'hésite pas à y avoir recours et, selon ses critiques, en fait surtout profiter ses soutiens de la première heure.

Il en a ainsi fait bénéficier ce mois-ci l'ancien patron de presse Conrad Black, un grand laudateur du président américain.

Auparavant, M. Trump a gracié Dinesh D'Souza, un conservateur polémiste très anti-démocrate, ou encore l'ancien shérif Joe Arpaio, condamné pour ses méthodes policières discriminatoires envers les immigrés clandestins.

Deux grands quotidiens américains ont publié cette semaine des éditoriaux critiquant le projet de M. Trump.

"L'usage du droit de grâce par Donald Trump est peut-être légal, mais il n'est absolument pas normal", a jugé le New York Times.

Ces grâces "seraient une insulte aux millions de militaires qui se sont comportés honorablement", a souligné le Washington Post.

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