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Sri Lanka : Interpol déploie une équipe d'enquêteurs

Une sri-lankaise s'éloigne du sanctuaire de St. Anthony, tenant son bébé après que la police a découvert des engins explosifs dans un véhicule garé à Colombo, au Sri Lanka, le lundi 22 avril 2019.

Interpol renforce son aide au Sri Lanka, au lendemain des attentats du dimanche de Pâques qui ont fait 290 morts dans le pays, avec le déploiement en cours d'une équipe d'enquêteurs sur place, annonce lundi l'organisation internationale de police criminelle.

"Dépêchée à la demande des autorités srilankaises, la cellule de crise d'Interpol (IRT) inclut des spécialistes en étude de scène de crime, en explosifs et en contre-terrorisme ainsi que des experts en analyse et en identification de victimes de catastrophes", précise Interpol dont le siège mondial est à Lyon, dans un communiqué.

"Si nécessaire, des expertises complémentaires dans le domaine de la médecine légale numérique, de la biométrie ainsi que des analyses de vidéos et de photos pourront être ajoutées à cette équipe sur le terrain", poursuit-il.

Des vérifications sont déjà en cours grâce à la base de données nominales de l'organisation et celle sur les documents de voyage volés et perdus afin de déterminer des "pistes d'investigation potentielles et des connections internationales".

Outre l'aide de la cellule IRT, un soutien est déjà assuré par le Centre de commandement et de coordination d'Interpol (CCC) depuis ses trois salles d'opérations situées à Lyon, Singapour et Buenos Aires.

Il doit permettre aussi vite que possible l'échange d'informations sur l'identité des victimes étrangères des attaques avec les bureaux d'Interpol des pays concernés.

"Les familles et les amis des victimes de ces attaques, comme pour tout attentat terroriste, ont besoin du soutien entier de la communauté des forces de l'ordre dans le monde et le méritent", ajoute le secrétaire général d'Interpol Jürgen Stock, cité dans le communiqué.

Lundi, le porte-parole du gouvernement srilankais, Rajitha Senaratne a incriminé un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ), comme étant à l'origine des attaques suicides.

"Nous enquêtons sur une éventuelle aide étrangère (au groupe) et leurs autres liens, comment ils forment des kamikazes, comment ils ont produit ces bombes", a-t-il ajouté.

Le NTJ avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusée aux services de police, consultée par l'AFP, selon laquelle le mouvement préparait des attentats à Colombo contre des églises et l'ambassade d'Inde.

En quelques heures dimanche, des bombes ont semé mort et désolation dans des hôtels de luxe et églises célébrant la messe de Pâques en plusieurs endroits de l'île d'Asie du Sud. 24 personnes ont été arrêtées à ce stade de l'enquête.

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Des milliers de personnes à une prière à la mémoire de Morsi à Istanbul

Prière funéraire symbolique à l'occasion de l'enterrement du président égyptien Mohamed Morsi à Ankara en Turquie le 18 juin 2019.

Des milliers de personnes ont participé mardi à Istanbul à une prière funéraire à la mémoire de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi, dont la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était l'un des principaux soutiens.

La cérémonie religieuse s'est tenue dans la mosquée historique Fatih, située sur la rive européenne de la mégalopole turque, rassemblant plusieurs milliers de personnes, certaines en larmes, selon un journaliste de l'AFP.

Cette prière symbolique a été organisée par la Direction des Affaires religieuses en Turquie (Diyanet) qui a appelé les principales mosquées du pays à organiser de telles cérémonies mardi.

Mahmoud Hussein, un responsable des Frères musulmans dont était issu Morsi, l'opposant égyptien Ayman Nour, ainsi que de nombreux membres de la diaspora égyptienne à Istanbul étaient présents à la prière à la mosquée Fatih.

"Morsi est le président de l'Egypte, pas Sissi", a déclaré Mokhtar al-Achri, un Egyptien installé en Turquie depuis cinq ans, en référence à l'actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Morsi en 2013. "Sissi est un tueur, un meurtrier", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que la résistance dont a fait preuve Morsi jusqu'à ce qu'il tombe en martyr (...) servira d'exemple pour le monde musulman", a dit à l'AFP Ishak Saglam, dirigeant d'un parti islamiste turc, Hüda Par, lors de la cérémonie à la mosquée Fatih.

Une deuxième prière spéciale doit avoir lieu vers 14H00 GMT dans la même mosquée en présence du président Erdogan.

Lors d'un discours à Istanbul mardi, M. Erdogan s'en est pris à l'"Occident" qu'il accuse d'avoir assisté passivement "au renversement de Morsi par un putsch, à ses souffrances en prison et à sa mort".

Immédiatement après l'annonce de sa mort lundi, M. Erdogan avait rendu hommage au "martyr" Morsi et accusé les "tyrans" au pouvoir en Egypte d'être responsables de sa mort.

Les relations entre la Turquie et l'Egypte sont quasiment non-existantes depuis que l'armée égyptienne, alors dirigée par Abdel Fattah al-Sissi, a renversé le président Morsi.

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Au moins 11 morts dans un attentat dans l'est de l'Afghanistan

An injured man receives a treatment at the hospital, after a suicide attack in Jalalabad, Afghanistan, June 13, 2019.

Un attentat visant à un poste de contrôle de la police à l'entrée de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, a tué au moins onze personnes jeudi, selon un dernier bilan des autorités.

La branche afghane du groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat commis par un kamikaze à pied qui a fait fait exploser la charge qu'il transportait, selon Attaullah Khogyani, porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est le chef-lieu.

Le chef adjoint de l'hôpital provincial, Shoaib Sahak, a indiqué à l'AFP que "onze personnes ont été tuées et 13 blessées".

Un peu plus tôt, M. Khogyani avait fait part d'un bilan de "quatre policiers et cinq civils tués" dont un enfant, et douze blessés "dont trois policiers et trois enfants".

Le mois dernier, trois explosions consécutives dans le centre-ville de Jalalabad avaient tué trois personnes et en avaient blessé 20 autres.

La ville proche de la frontière pakistanaise avait jusque-là été épargnée par les attentats, les combats, essentiellement contre l'EI, se tenant dans des districts reculés de la province.

Cependant, au moins 16 civils avaient été tués mi-mars dans une attaque-suicide suivie d'échanges de tirs contre une entreprise locale de travaux publics BTP proche de l'aéroport de Jalalabad. Les talibans avaient assuré ne pas être impliqués.

Quelque 3.804 civils, dont 900 enfants, ont été tués en Afghanistan en 2018, et 7.189 autres blessés. Ce fut l'année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les civils dans le pays.

Au début du mois à Kaboul, sept personnes ont été tuées dans deux attentats distincts qui ont visé deux autobus transportant des employés du gouvernement, puis des étudiants.

L'EI a revendiqué ces attentats.

L'émissaire américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, est actuellement en tournée dans le pays à la rencontre de leaders politiques et membres de la société civile dans l'espoir du lancement de pourparlers intra-afghans avec les talibans.

Le représentant spécial de l'Union européenne, Roland Kobia, est également dans le pays pour soutenir le processus.

Dans un geste de bonne volonté, la présidence afghane a annoncé jeudi avoir libéré 490 prisonniers talibans, malades ou ayant moins d'une année de prison à purger, sur les 887 que le président Ashraf Ghani s'était engagé à libérer début juin à l'occasion de l'Aïd-El-Fitr, la fête qui marque la fin du ramadan.

M. Khalilzad devrait se rendre dans les jours prochains au Qatar pour un nouveau cycle de négociations entre les Etats-Unis et les représentants du groupe insurgé, portant sur un calendrier de retrait des troupes américaines en échange de promesses en matière de contre-terrorisme.

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