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La vie reprend doucement à Khartoum

Les manifestants soudanais érigent une barricade dans une rue et exigent que le Conseil militaire transitoire du pays transfère le pouvoir aux civils à Khartoum, le 3 juin 2019.

La vie reprend doucement mercredi à Khartoum où la présence des forces de sécurité restait importante, au lendemain de l'annonce par la contestation de la fin d'un mouvement de désobéissance civile lancé pour maintenir la pression sur les généraux au pouvoir.

Après trois jours de quasi paralysie de la capitale, un représentant de la médiation éthiopienne a annoncé mardi soir que le Conseil militaire et le mouvement de contestation, qui réclame un transfert du pouvoir aux civils, avaient accepté de revenir prochainement à la table des négociations.

Les pourparlers entre les deux camps ont été suspendus le 20 mai faute d'entente sur la composition d'une instance de transition censée diriger le pays pendant trois ans.

La campagne de désobéissance civile avait été lancée dimanche malgré la répression qui a commencé par la dispersion sanglante le 3 juin d'un sit-in installé depuis le 6 avril devant le QG de l'armée.

Après le renversement le 11 avril du président Omar el-Béchir par l'armée sous la pression de la rue, les manifestants avaient refusé de lever le camp réclamant désormais le transfert du pouvoir aux civils.

Mercredi matin un correspondant de l'AFP sur place a parcouru différents quartiers de la capitale et observé des bus attendant leurs passagers aux arrêts habituels ainsi que des magasins dont les rideaux étaient relevés.

Le principal marché d'or de la capitale est toutefois resté fermé et beaucoup d'habitants semblaient préférer rester chez eux en raison du déploiement massif des forces de sécurité dans les différents quartiers de la ville.

"Je continue de rester chez moi car je suis inquiet de la présence des forces de sécurité qui sont armées dans les rues", explique Samar Bachir, employé d'une entreprise privée.

Plusieurs habitants ont affirmé à l'AFP rester chez eux car internet n'avait pas encore été complètement rétabli dans la capitale, après une coupure quasi totale lundi soir, rendant le travail de bureau plus compliqué.

Quelques entreprises privées ont également prolongé les congés de l'Aïd el Fitr, fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, jusqu'à la fin de la semaine.

118 morts

L'annonce de la reprise des négociations intervient alors que les meneurs de la contestation avaient annoncé lundi soir qu'ils publieraient prochainement la composition de leur propre instance dirigeante avec un Premier ministre.

Elle intervient également au lendemain de l'annonce de la venue cette semaine du secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy. Le Département d'Etat a précisé que l'émissaire appellerait "à la fin des attaques contre les civils".

Selon un comité de médecins proche de la contestation, 118 personnes sont mortes et plus de 500 ont été blessées depuis cette date, la majorité dans la dispersion du sit-in. Les autorités estiment à 61 le nombre de morts, dont 49 par des "tirs à balles réelles" à Khartoum.

Mardi, des véhicules équipés de mitrailleuses des Forces de soutien rapide (RSF) -- des paramilitaires accusés par la contestation d'être à l'origine de la dispersion du sit-in et de la répression qui a suivi -- ont continué de patrouiller dans plusieurs quartiers de la capitale, pour la plupart déserts.

Des autobus publics, avec des passagers à leur bord, circulaient dans certains secteurs et quelques marchés étaient ouverts mais les principaux quartiers d'affaires étaient atones, selon un correspondant de l'AFP.

"Durant les trois derniers jours, nous avons perdu beaucoup d'argent" en raison de l'absence de réservation de vols, a déploré Ibrahim Omar, qui travaille pour un tour-opérateur.

Les agences de voyage ont été particulièrement touchées lundi à cause de coupures quasi totales d'internet, avant le rétablissement dans la nuit des lignes de connexion de Sudatel, le principal fournisseur d'accès au Soudan.

En réaction au lancement du mouvement de désobéissance civile, l'armée avait promis dimanche un "renforcement de la sécurité", en accusant la contestation des "récents et malheureux incidents" et de "l'obstruction des routes", en référence aux barricades que les manifestants dressent sur les routes.

"De manière pacifique"

Au sein de la contestation, qui était parvenue à paralyser en partie le pays en décrétant une grève générale de deux jours fin mai, certains se sont félicités d'une réussite de la désobéissance civile.

"Cela montre clairement ce que nous pouvons faire, et de manière pacifique", a estimé Ishraga Mohamed, une sympathisante.

D'après l'ALC, "le Conseil militaire et ses milices ont perdu leur légitimité".

Née en décembre d'une colère contre le triplement du prix du pain, la contestation a rapidement pris une tournure politique.

Au cours de la semaine de répression, trois figures de la contestation ont été arrêtées. Des médias soudanais avaient annoncé leur libération quelques jours plus tard, version contestée par les intéressés dont l'un a affirmé qu'ils ont en fait été "expulsés" au Soudan du sud.

La libération des personnes arrêtées faisait partie des exigences des leaders de la contestation durant la visite du Premier ministre éthiopien, en plus d'un enquête internationale sur le "massacre" du sit-in.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées lundi dans le village d'al-Dalij au Darfour (ouest), région meurtrie depuis 2003 par une guerre civile, selon le comité de médecins qui tient pour responsable les milices Janjawid, accusées d'atrocités dans la région.

Les RSF sont considérés par la contestation et par des experts comme une "nouvelle version" des Janjawid.

Dans un éditorial cosigné avec le militant des droits humains John Prendergast et publié dans Politico, l'acteur américain George Clooney, très engagé concernant le Darfour, a exhorté la communauté internationale à traquer l'argent sale provenant du Soudan dans l'espoir que les militaires changent d'attitude face aux manifestations.

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Quinze morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord du Burkina

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de jihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le ministre de la Défense Chériff Sy.

"Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo. Trois boutiques et une dizaine de motocyclettes ont également été incendiées", a précisé M. Sy.

"Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes", a-t-il ajouté.

Evoquant les populations civiles, il fait part de la "détermination du gouvernement à assurer leur sécurité", alors que plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences jihadistes.

Le Burkina Faso, et particulièrement la région frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre depuis quatre ans d’attaques jihadistes régulières, qui ont fait plus de 460 morts, selon un comptage de l’AFP.

Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d'influence des jihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du nord et du centre nord. Baptisée “Doofu” (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’est et du centre est, également touchées par les attaques.

La CPI rend son jugement sur l'ex-chef de guerre Ntaganda le 8 juillet

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, à droite, salue son avocat Stéphane Bourgon, à gauche, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) lors des déclarations finales de son procès à La Haye, le 28 août 2018.

La Cour pénale internationale (CPI) rendra le 8 juillet son jugement sur l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, détenu à La Haye depuis 2013 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Surnommé "Terminator", Bosco Ntaganda est accusé d'avoir recruté des enfants soldats et d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

La Chambre de première instance rendra son jugement en l'affaire "lors d'une audience publique le 8 juillet 2019 à 10 heures (8 heures GMT) au siège de la Cour à La Haye", a annoncé lundi la CPI.

"Lors de l'audience, la Chambre de première instance annoncera si elle déclare l'accusé innocent ou coupable, au-delà de tout doute raisonnable, des charges portées à son encontre", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Aujourd'hui âgé de 45 ans, l'ancien général redouté de l'armée congolaise doit répondre de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité, pour lesquels il a plaidé non coupable en 2015.

Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri, région instable et riche en minéraux.

Bosco Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé en août l'accusation lors de la dernière phase de son procès, qui s'est ouvert en septembre 2015.

Né au Rwanda, où il a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR), Ntaganda, issue d'une famille tutsie, général de l'armée congolaise de 2007 à 2012, avait la réputation d'être un leader charismatique avec un penchant pour les chapeaux de cow-boy et la gastronomie.

Fondée en 2002 pour juger des pires atrocités commises dans le monde, la CPI a subi une série de revers ces dernières années, avec l'acquittement de plusieurs suspects. Certains pays d'Afrique reprochent également à la Cour de principalement viser des suspects africains.

En mars 2012, la CPI avait condamné à 14 ans de prison Thomas Lubanga, ancien chef de M. Ntaganda dans les FPLC.

Le Zimbabwe en crise interdit les transactions en devises étrangères sur son sol

Un homme à Harare détient des obligations émises par la Banque de réserve du Zimbabwe, le 15 octobre 2018.

Le Zimbabwe en crise a annoncé lundi avoir interdit les transactions en monnaies étrangères, dont le dollar américain, qui étaient autorisées sur son sol depuis 2009, franchissant un nouveau pas vers le rétablissement d'une devise nationale.

"A compter du 24 juin, la livre britannique, le dollar américain, le rand sud-africain (...) ou tout autre monnaie ne peuvent plus servir de devise avec le dollar zimbabwéen pour une quelconque transaction", a annoncé la Banque centrale.

"En conséquence, le dollar zimbabwéen reste la seule devise autorisée pour les transactions au Zimbabwe", a-t-elle ajouté.

Manque de liquidités, monnaie en chute libre, forte inflation, chômage endémique, le Zimbabwe est englué depuis deux décennies dans une interminable crise.

Au pouvoir depuis fin 2017 et la démission de Robert Mugabe, maître absolu du pays pendant trente-sept ans, après un coup de force de l'armée, le président Emmerson Mnangagwa promet de relancer l'économie, jusque-là sans résultat.

Il a notamment annoncé à plusieurs reprises sa volonté de rétablir une monnaie nationale au plus tôt fin 2019.

Le Zimbabwe avait abandonné en 2009 sa devise, dévaluée pour cause d'hyperinflation, au profit du dollar américain et du rand sud-africain notamment.

Mais les précieux billets verts se sont faits de plus en plus rares, au point d'étrangler l'économie. En 2016, le gouvernement a alors introduit des "bonds notes", des obligations d'Etat de la même valeur que les billets verts.

Là encore, l'opération a échoué. La valeur des "bonds notes" s'est écroulée, l'inflation a repris, creusé les déficits et provoqué, ces derniers mois, le retour des pénuries de produits de base comme le pétrole, le sucre ou la farine.

En janvier, la multiplication par plus de deux des prix des carburants a causé de violentes émeutes dans les villes du pays, sévèrement réprimées - au moins 16 morts et des centaines d'arrestations, selon société civile - par la police et l'armée.

En février, M. Mnangagwa a décidé de laisser flotter ses "bond notes", rebaptisés pour l'occasion dollars RTGS (real time gross settlement) ou "dollars zimbabwéens", avec l'espoir d'assécher le marché noir. En vain.

Selon l'agence de la statistique (ZimStats), la hausse des prix (97,85%) a même frôlé les 100% en rythme annuel en mai.

L'opposition mauritanienne appelle à manifester

Des Mauritaniens célèbrent la victoire de Mohamed Ould Ghazouani, candidat du parti au pouvoir en Mauritanie, lors de l'élection présidentielle, le 23 juin 2019.

Les quatre opposants en lice à l'élection présidentielle en Mauritanie ont rejeté les résultats provisoires accordant la victoire au premier tour du candidat du pouvoir, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, et appelé à manifester pacifiquement à partir de lundi.

Ce scrutin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009. Il ne pouvait se représenter après deux mandats.

Les Mauritaniens ont voté samedi nombreux - 62,66% de participation - pour désigner leur président, qui devra préserver la stabilité chèrement conquise par le pays, mais aussi en assurer le développement économique et y faire progresser le respect des droits humains.

La Commission nationale électorale indépendante (Céni) a confirmé la victoire revendiquée dès avant l'aube dimanche par M. Ghazouani, qui remporte 52,01% des suffrages et arrive en tête dans toutes les provinces du pays, à l'exception de Nouadhibou (nord-ouest).

Il est suivi par quatre opposants: le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%), l'ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71%) et le professeur d'université Mohamed Ould Moloud (2,44%).

Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel après examen d'éventuelles contestations, alors que les quatre candidats d'opposition ont annoncé leur intention d'utiliser tous les recours légaux.

Ils exigent de la Céni la publication des résultats "bureau par bureau" afin de pouvoir les comparer avec leurs propres relevés qui valideraient l'hypothèse de la tenue d'un second tour, le 6 juillet.

Dans la soirée, des concerts de klaxons ont salué l'annonce de la victoire de M. Ghazouani sur les principales artères de Nouakchott, où des embouteillages se sont formés, quelques heures après des incidents entre manifestants et policiers dans la capitale et à Nouadhibou.

Parallèlement, les quatre candidats de l'opposition étaient convoqués par le ministre de l'Intérieur Ahmedou Ould Abdallah, qui leur a demandé d'appeler au calme, selon les intéressés.

Lors d'une conférence de presse conjointe très tard dans la nuit de dimanche à lundi, ils ont affirmé avoir expliqué au ministre que M. Ghazouani avait semé le trouble par l'annonce de sa victoire, à partir des résultats de 80% des bureaux de vote, au terme d'une veillée électorale en présence du président sortant.

"Vous avez des pyromanes qui nous demandent de jouer aux sapeurs-pompiers", a résumé Baba Hamidou Kane.

'Droit constitutionnel' à manifester

L'opposition, qui crie depuis des mois aux risques de perpétuation d'un régime "militaire" et de fraude, a qualifié de "nouveau coup d'Etat" de ces deux anciens généraux putschistes la revendication de la victoire alors que les résultats étaient encore partiels et en cours de compilation.

"Nous allons organiser des manifestations de protestation, c'est notre droit constitutionnel", a déclaré Mohamed Ould Moloud, insistant sur leur caractère "pacifique".

Ces manifestations débuteront lundi après-midi, par une marche des quatre candidats de l'opposition qui iront à la Céni "porter officiellement leur protestation et le rejet des résultats", a précisé M. Kane.

Lors d'une précédente conférence de presse conjointe dimanche, M. Ould Abeid a aussi appelé ses concitoyens à "résister dans les limites de la loi à ce énième coup d'Etat contre la volonté du peuple".

M. Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats jihadistes et des enlèvements d'étrangers, en menant une politique volontariste: remise sur pied de l'armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.

Mais les critiques se focalisent sur les droits fondamentaux, dans une société marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d'ethnies subsahariennes.

La croissance économique, de 3,6% en 2018, bien qu'en amélioration, avec des projections de croissance annuelle de 6,2% en moyenne en 2019-2021, reste insuffisante par rapport à la démographie, selon la Banque mondiale (BM), qui appelle à libérer le secteur privé.

Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

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