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Soudan: la création de deux conseils de transition sur la table

Ibrahim al-Senoussi, ancien conseiller du président renversé Omar al-Bashir, à droite, prend la parole lors d'une conférence de presse tenue le lendemain d'une réunion du Parti du Congrès populaire, un parti islamiste proche d'Al-Bashir, à Khartoum , Soudan, Ap

Les médiateurs soudanais dans les pourparlers entre pouvoir militaire et chefs de la protestation ont proposé la création de deux conseils, dont l'un dirigé par des généraux et chargé de la sécurité du pays, a déclaré dimanche un responsable du mouvement de contestation.

Cette proposition intervient au moment où les pourparlers sur la formation d'un conseil unique sont dans l'impasse, les chefs de l'armée et ceux de la protestation divergeant sur la composition de cet organe de transition.

"Il y a une proposition (des médiateurs) d'avoir deux conseils, l'un dirigé par des civils et l'autre par des militaires", a déclaré à l'AFP Omar al-Digeir, membre de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis plus de quatre mois.

"Le conseil dirigé par les militaires sera en charge des questions concernant les aspects sécuritaires du pays", a-t-il dit, ajoutant que "les prérogatives exactes" des deux conseils n'avaient pas encore été définies.

"Aucune décision finale n'a encore été prise", a-t-il souligné.

- Divergences parmi les opposants -

Des divergences sont apparues entre les deux parties au sujet de la composition d'un conseil conjoint, les généraux exigeant qu'il soit majoritairement militaire, tandis que les leaders de la contestation insistent pour qu'il soit dirigé par des civils.

Un des meneurs du mouvement de protestation a exprimé dimanche son opposition à la proposition de deux conseils.

"Nous sommes contre cette idée, nous ne voulons qu'un seul conseil souverain et symbolique, avec une représentation militaire", a déclaré Siddig Youssef, chef du Parti communiste soudanais, qui fait partie de l'ALC.

"Nous voulons un système parlementaire dans lequel le pouvoir serait aux mains du Parlement et du cabinet", a-t-il déclaré à l'AFP.

"L'armée ne devrait participer qu'à un organe chargé des questions de sécurité et de défense", a-t-il souligné.

Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a quant à lui déclaré aux journalistes que les médiateurs n'avaient soumis aucun document "officiel".

Selon lui, le conseil donnera lundi sa réponse sur l'ensemble des propositions des représentants des manifestants sur les structures des prochaines institutions de l'Etat.

- Pas de carburant -

Des milliers de manifestants campent toujours devant le quartier général de l'armée à Khartoum pour exiger que l'actuel Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la destitution par l'armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, soit remplacé par un conseil civil.

Jusqu'à présent, le conseil militaire, composé de dix membres, a refusé de transférer le pouvoir aux civils.

Le 6 avril, après plus de trois mois de manifestations déclenchées par la hausse du prix du pain, de nombreux Soudanais ont commencé à camper devant le QG de l'armée dans la capitale Khartoum pour réclamer un changement de régime.

La crise économique persiste alors que se poursuivent les tractations politiques.

Dimanche, à la veille du ramadan, des centaines de personnes ont fait la queue devant les stations-service et les distributeurs automatiques de Khartoum, selon un correspondant de l'AFP.

"Depuis plus d'une semaine, il n'y a plus d'argent liquide, dans les distributeurs automatiques de billets installés dans les locaux de notre entreprise ", a déclaré un employé d'une grande entreprise industrielle de la capitale.

Un chauffeur d'une agence de voyage a dit avoir rempli à moitié le réservoir de son véhicule après une attente d'une journée devant une station-service de Khartoum.

"Les automobilistes sont en colère. Ils doivent attendre six à sept heures sous un soleil brûlant pour obtenir du carburant", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

Le mois dernier, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont annoncé une aide financière de trois milliards de dollars (2,7 milliards d'euros) au Soudan, notamment sous forme de vivres, de médicaments et de produits pétroliers.

Avec AFP

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Rubrique sport du 17 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo

Rubrique sport du 17 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo
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Mondial-2019 : l'Allemagne étouffe l'Afrique du Sud et termine première

L'équipe d'Allemagne avant son match contre l'Espagne à Valenciennes le 12 juin 2019.

Au rendez-vous des favorites. L'Allemagne a surclassé l'Afrique du Sud (4-0) pour remporter son groupe B du Mondial féminin de football, lundi à Montpellier.

Les doubles championnes du monde (2003, 2007) peuvent déjà penser à leur 8e de finale, samedi 22 juin à Grenoble, contre un des meilleurs troisièmes (du groupe A, C ou D).

Après deux victoires étriquées contre la Chine et l'Espagne (1-0 chaque fois), la Mannschaft est montée en régime, avec la même équipe de départ que contre la Roja.

La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg n'a pas fait tourner, alors que la qualification était déjà en poche. "Nous voulions remporter ce match pour obtenir les 9 points", a-t-elle expliqué.

Elle était toujours privée de sa star Dzsenifer Marozsan (fracture de l'orteil du pied droit), qui ne sera pas forcément rétabli pour les 8es.

- Cadeaux -

Son équipe a aussi profité des cadeaux des Banyana-Banyana.

Pour sa première participation, l'Afrique du Sud est éliminée sans prendre le moindre point. Elle avait offert plus de résistance à l'Espagne (3-1) et à la Chine (1-0).

Mais dans la chaleur de Montpellier, elle a offert les deux premiers buts. D'abord sur un corner aisément repris de la tête par Melanie Leupolz, immobile et pourtant libre de tout marquage (14).

Un autre cadeau, de la gardienne sud-africaine, a offert le deuxième but à Sara Daebritz. Andline Dlamini, très bonne en-dehors de cette erreur, n'a pas contrôlé un centre-tir pas bien méchant de Verena Schweers (29).

Ce but, au moment où les Banyana-Banyana mettaient enfin le nez à la fenêtre, les a achevées.

L'Allemagne a enfin marqué un but construit, quand la capitaine Alexandra Popp a dévoré à l'impulsion Lebohang Ramalepe pour reprendre de la tête un centre de Svenja Huth (40).

Après la pause, Lina Magull a corsé l'addition, reprenant un ballon repoussé sur le poteau par Dlamini (58).

Les Sud-Africaines ont animé la fin du match. La véloce Thembi Kgatlana, buteuse contre l'Espagne, a bien failli sauver l'honneur, mais elle a perdu son duel avec Almuth Schutl (75).

Le bilan reste honorable pour la sélectionneuse, Desiree Ellis. "Nous avons réduit l'écart (avec les meilleures équipes), en continuant à travailler, en côtoyant le meilleur niveau, notre équipe n'a pas de limite", estime-t-elle.

Du coup, l'Allemagne n'a encaissé aucun but depuis le début du tournoi, elle a également soigné son attaque. Au rendez-vous des favorites.

Adoption de la loi encadrant l'exercice du culte après l'incendie de Maradi

Incendie d'une église au Niger le 16 janvier 2015.(VOA/Abdoul Razak Idrissa)

Le Parlement du Niger a voté lundi une loi pour régir l'exercice du culte dans ce pays pauvre majoritairement musulman et théâtre d'attaques jihadistes, a annoncé la radio du Parlement.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une église avait été incendiée à Maradi (centre sud), troisième ville du Niger, par des manifestants qui protestaient contre l'arrestation d'un influent imam, qui avait qualifié la loi "d'anti-islam". Libéré dimanche, Cheick Rayadoune a appelé ses partisans au calme et a indiqué avoir "été induit en erreur par ceux qui lui ont traduit (du français au haoussa) un texte supposé être le document officiel".

"La loi relative à l'exercice du culte en république du Niger est adoptée", a déclaré Iro Sani, un des vice-présidents du Parlement, à l'issue d'un vote à main levée des parlementaires. Le texte a recueilli 125 voix favorables, 32 contre et 2 abstentions.

Les votes défavorables sont celles de l'opposition qui juge la loi "inopportune".

"Cette loi n'a rien de contraire à l'islam, elle n'est pas faite pour réduire le rayonnement de l'islam, elle n'est pas faite pour apporter des obstacles dans la pratique de l'islam, cette loi est faite pour dire comment désormais utiliser l'espace" religieux, a affirmé Bazoum Mohamed, le ministre nigérien de l'Intérieur, devant les élus.

Le texte doit combler une "absence totale de normes" concernant "l'exercice du culte" sur fond d'un "environnement sous-régional marqué par un développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes", selon un communiqué du conseil des ministres remontant au mois d'avril.

Il consacre notamment "le droit de l'Etat de contrôler les sources de financement" pour "la construction et l'exploitation des lieux privés de cultes" qui seront "soumises à une autorisation préalable".

Le Niger est un pays majoritairement musulman, avec 1 à 2% de chrétiens sur une population de plus de 20 millions d'habitants. Il a déjà connu des troubles religieux graves. Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par le journal français Charlie Hebdo en 2015, des émeutes antichrétiennes avaient fait dix morts à Niamey et détruit la plupart des églises de la capitale et de Zinder, la deuxième ville du pays.

Le pays fait face à des attaques jihadistes: celles du groupe nigérian Boko Haram dans le sud-est et celles des groupes jihadistes opérant dans l'ouest dans la zone frontalière du Mali.

L'ex-président égyptien Morsi meurt après six ans en prison

Le président Mohamed Morsi réagit à sa condamnation à mort au Caire en Egypte le 21 juin 2015.

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, 67 ans, est mort lundi après une audition devant un tribunal du Caire, près de six ans après sa destitution par son successeur Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l'armée.

"Le tribunal lui a accordé le droit de parler pendant cinq minutes... Il est tombé sur le sol dans la cage des accusés... et a été immédiatement transporté à l'hôpital..." où il est décédé, selon un communiqué du parquet général égyptien.

"Il est arrivé à l'hôpital à exactement 16H50 et il n'y avait pas de nouvelles blessures visibles sur le corps", a-t-il le parquet général.

L'ancien président, en détention depuis juillet 2013, comparaissait lundi dans la cage réservée aux accusés à l'intérieur du complexe pénitentiaire de Tora dans le sud du Caire.

Interrogé par l'AFP, l'un de ses avocats, Abdelmoneim Abdel Maksoud, a déclaré: "nous n'avons même pas pu le voir au tribunal à cause des parois de verre blindé (du box) insonorisé. Mais d'autres détenus nous ont fait signe qu'il n'avait plus de pouls".

"Je l'ai vu emporté sur une civière dans le complexe judiciaire" de la prison de Tora, a-t-il ajouté.

Dans un message posté sur Facebook, Ahmed, le fils de M. Morsi a confirmé la mort du président déchu.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan Erdogan, allié de l'ancien président islamiste, lui a rapidement rendu hommage en le qualifiant de "martyr". Et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a exprimé "sa profonde tristesse".

Selon Jonathan Schanzer, du cercle de réflexion Foundation for Defence of Democracies (FDD), "étant donné les circonstances, Mohamed Morsi sera considéré comme un martyr. Et les théories du complot autour de sa mort vont certainement prospérer".

- Répression sans merci -

Mais selon ce dernier, "les Frères musulmans resteront moribonds en Egypte. Et ils resteront affaiblis dans le reste de la région".

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a également réagi lundi peu après l'annonce de la mort de M. Morsi.

"C'est terrible mais ENTIEREMENT prévisible, étant donné l'échec du gouvernement à lui accorder des soins médicaux adéquats, encore moins des visites de sa famille", a tweeté SarahLeah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à HRW.

Le site du journal d'Etat Al-Ahram a aussi rapporté la mort de M. Morsi, premier président égyptien élu démocratiquement, resté au pouvoir un an avant d'être écarté par l'armée à l'été 2013.

Le leader islamiste était emprisonné depuis sa destitution par l'armée. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires dont un dossier d'espionnage pour l'Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza.

Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

"Il y a eu une pause entre deux séances pour des affaires différentes... Ils avaient juste terminé la séance concernant l'affaire l'espionnage", a dit à l'AFP une source judiciaire lundi après l'annonce de la mort de l'ancien président.

Depuis sa destitution, son tombeur et ancien ministre de la Défense Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression sans merci contre l'opposition islamiste et en particulier les Frères musulmans, dont des milliers de membres ont été emprisonnés.

Plusieurs d'entre eux sont décédés en détention.

Policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi en quelques mois. Des centaines ont été condamnés à mort, dans des procès de masse expéditifs, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'Histoire récente" du monde.

Les années qui ont suivi le coup de force de l'armée en Egypte ont vu une succession d'attaques visant les forces de l'ordre.

Des centaines de policiers et militaires ont été tués, en même temps qu'émergeait une véritable insurrection jihadiste localisée dans le nord-Sinaï, devenu un bastion du groupe Etat islamique.

Démisssion du vice-président de la Commission électorale

Norbert Basengezi réagit lors de l'annonce du nouveau calendrier électoral pour l'élection présidentielle de décembre 2018 du 5 novembre 2017 à Kinshasa.

Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui est visé par des sanctions américaines, a déposé lundi sa lettre de démission, six mois après l'organisation des élections générales en RDC et à quelques jours de l'expiration du mandat des membres de cette institution.

"Le vice-président Norbert Basengezi a déposé sa lettre de démission aujourd'hui auprès du président de la République et du président de la Céni", a déclaré à l'AFP un responsable de cette institution. "Mais pour être effective, cette décision doit être acceptée par le chef de l'État et par la Céni. Il n'est donc pas automatique que cette décision produise des effets".

"J'ai voulu ne pas gêner mon parti (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie +PPRD+ de l'ancien président Kabila) afin qu'il s'apprête à me trouver un remplaçant" mais aussi à cause de "la fatigue après ce mandat où nous n'avons épargné aucun effort pour accomplir notre mission", a déclaré M. Basengezi à la Radio Top Congo, confirmant sa démission.

Les résultats des élections générales de décembre 2018 qui avaient donné Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle et les partisans de l'ancien président Joseph Kabila majoritaires à l'Assemblée nationale, au Sénat et aux assemblées provinciales, avaient été contestés par la puissante Eglise catholique, l'opposition et des partenaires.

Normalement, le mandat du bureau de la Céni, qui a organisé les élections de décembre 2018, arrive à son terme fin juin après examen par le Parlement de son rapport d'activités. Mais depuis samedi, le Parlement a clôturé ses travaux pour les vacances.

Proche de l'ancien président Joseph Kabila, Norbert Basengezi est considéré comme le vrai patron de la Céni, à côté du président de la Commission, Corneille Nangaa.

Désigné gouverneur du Sud-Kivu sous Laurent-Désiré Kabila en 1998, il fut nommé deuxième vice-président de l'ex-Commission électorale indépendante (CEI) en 2005, puis ministre de l'Agriculture de 2008 à 2011. Réélu député aux élections de 2011, il a quitté l'Assemblée nationale pour retourner à la Céni en 2015.

En mars, le département du Trésor américain avait gelé les avoirs de trois responsables de la Céni: Corneille Nangaa, président de la Céni, son vice-président, Norbert Basengezi, et son fils, Marcellin Basengezi, pour avoir détourné des fonds "à des fins d'enrichissement personnel".

Les personnes concernées ont toujours nié ces accusations.

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