Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Sommet de Sibiu: l'UE prépare la vie à 27, et la course aux postes clés

Les dirigeants de l'Union européenne, lors du dernier sommet de l'UE à Bruxelles, le 21 mars 2019.

Les dirigeants des pays de l'UE se retrouvent jeudi à Sibiu en Roumanie sans le Royaume-Uni, pour plancher sur leur "agenda stratégique" des cinq prochaines années, et ouvrir le bal des prétendants aux grands postes européens.

A une quinzaine de jours des élections européennes, les chefs d'Etat et de gouvernement auront à coeur d'afficher une image d'unité des Etats membres. Et d'éviter de parler du départ britannique, qui a accaparé bon nombre de leurs derniers sommets.

"Il y a une volonté collective de ne pas parler du Brexit", dont la date butoir a été repoussée au 31 octobre, et de "reprendre en main l'agenda européen", a expliqué la présidence française.

La date choisie du 9 mai correspond à l'anniversaire de la déclaration prononcée par le Français Robert Schuman en 1950, où il proposa la création d'une Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), l'ancêtre de l'UE.

Dans la petite ville montagneuse de Transylvanie, les 27 devraient se contenter plus modestement jeudi d'approuver "10 engagements" dans une courte déclaration, qualifiés de "10 commandements" par un diplomate européen ironique.

Ces grands principes devraient inclure la promesse de défendre une Europe unie, "de l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud", dont les membres seront toujours "solidaires entre eux en cas de besoin".

- Succession de Juncker -

Certains dirigeants mettront l'accent sur des thèmes particuliers, comme Emmanuel Macron avec l'environnement. La France, avec une coalition de sept autres pays, va ainsi plaider pour un objectif de neutralité carbone en 2050 au niveau européen.

Ce ne sera "pas un sommet de décisions exceptionnelles", il servira de préliminaire pour préparer le "nouvel agenda stratégique de l'UE jusqu'en 2024", qui devra être bouclé dans les prochaines semaines, a indiqué un haut responsable européen.

"Mais il est assez difficile de discuter du futur agenda stratégique sans toucher à la question du renouvellement des dirigeants des institutions", a-t-il admis.

Le sommet informel de Sibiu devrait ainsi permettre de poser les premiers jalons de la course aux présidences, qui va commencer avec celle du Parlement européen à l'issue des élections prévues du 23 au 26 mai.

Mais c'est surtout la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne qui occupe les esprits, et qui fait déjà l'objet de bras de fer.

L'élection du nouveau chef de l'exécutif bruxellois se fera par un vote du Parlement européen, qui tient à tout prix à ce qu'il soit à nouveau choisi parmi les chefs de file désignés par les différentes familles politiques pour les européennes.

- "Spitzenkandidat" -

Cela avait été le cas en 2014 avec Juncker, qui était le chef de file ("Spitzenkandidat", selon le terme allemand souvent usité) des conservateurs du PPE arrivés en tête des élections européennes.

Mais le choix du candidat soumis au vote des eurodéputés appartient lui au Conseil européen, l'instance réunissant les dirigeants des Etats membres, qui refusent, Emmanuel Macron en tête, de promettre qu'ils le désigneront parmi l'un des "Spitzenkandidaten" en lice.

A Sibiu, le président du Conseil européen Donald Tusk devrait "informer les dirigeants sur la façon dont il compte organiser le processus de nomination des prochains dirigeants des institutions de l'UE", a expliqué une source européenne.

Outre la tête de la Commission, ces nominations concerneront aussi plus tard la présidence du Conseil européen, celle de la Banque centrale européenne (BCE) et le chef de la diplomatie européenne.

En 2014, "il a fallu trois sommets et trois mois pour décider" des principaux postes, a rappelé un responsable européen.

Plusieurs sources ont indiqué que le principe d'un sommet européen le 28 mai était déjà quasiment acquis pour discuter de ces présidences à la lumière des résultats des élections européennes.

Le sommet de Sibiu devrait aussi être l'occasion de plusieurs rencontres bilatérales, comme celle prévue entre Donald Tusk et le Premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orban.

Ce dernier, dont le parti est suspendu du PPE pour ses dérapages contre Bruxelles, a annoncé lundi qu'il retirait son soutien au candidat de sa famille politique à la tête de la Commission, l'Allemand Manfred Weber.

Avec AFP

Toutes les actualités

La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

Tedros Adhanom Ghebreyesus garde l'espoir face au coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:20 0:00

Bélarus: l'opposante Tikhanovskaya demande que Loukachenko "cède le pouvoir"

Svetlana Tikhanovskaya, candidate aux élections présidentielles, au premier plan, salue les gens lors d'une réunion de soutien, à Brest, à 326 km au sud-ouest de Minsk, en Biélorussie, le dimanche 2 août 2020. (AP Photo)

La candidate de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa a rejeté lundi les résultats officiels de la présidentielle de la veille et demandé que le président Alexandre Loukachenko, donné vainqueur par les autorités, cède les commandes du pays.

"Le pouvoir doit réfléchir à comment nous céder le pouvoir. Je me considère vainqueur de ces élections", a-t-elle dit devant la presse en fin de matinée, peu après que la Commission électorale a affirmé que le chef de l'Etat avait été réélu avec plus de 80% des voix, tandis que l'opposante obtenait moins de 10% des suffrages.

Svetlana Tikhanovskaïa a aussi dénoncé le répression violente dans la nuit de dimanche à lundi de manifestations contre la réélection de l'homme fort du Bélarus. La police a déployé en masse ses forces et équipements anti-émeutes, faisant notamment usage de grenades assourdissantes.

"Nous avons été témoins du fait que le pouvoir cherche à se maintenir par la force. Malgré nos appels aux autorités à ne pas s'en prendre à ses citoyens, nous n'avons pas été entendus, et hier la police a eu recours à des moyens disproportionnées", a-t-elle dit, faisant état dans l'immédiat "d'informations contradictoires" quant à des décès.

Le ministère de l'Intérieur a lui annoncé quelque 3.000 arrestations à travers le pays, dont un millier à Minsk, théâtre de la répression la plus violente, ainsi que de dizaines de blessés.

Il a cependant démenti tout décès, contredisant l'ONG de défense des droits de l'homme Viasna qui a indiqué qu'un manifestant avait été tué après avoir été renversé dans la nuit par un véhicule de police sur l'avenue des Vainqueurs, en centre-ville de Minsk.

"Au total, à travers le pays environ 3.000 personnes ont été arrêtées (...) au cours de heurts, plus de 50 citoyens et 39 policiers ont été blessés, certains sont hospitalisés", a déclaré le ministère dans un communiqué, faisant état de manifestations nocturnes "non-autorisées" dans 33 villes et localités du pays.

Obsèques à Paris de la féministe franco-tunisienne Gisèle Halimi

Gisèle Halimi, le 14 september 2008 à la Fête de l'Humanité à Paris. L'avocate féministe franco-tunisienne est décédée le 28 juillet 2020 à l'âge de 93 ans. (Wikipedia-Oliver Tetard)

Les obsèques de l'avocate féministe Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet à 93 ans, ont été célébrées jeudi à Paris en présence de centaines de personnes, au son de "l'Hymne des femmes". Une place sera baptisée de son nom à Tunis et à la Goulette, son lieu de naissance.

Un grand portrait souriant de la défunte a été exposé devant son cercueil, lors de cette cérémonie laïque organisé au crématorium du Père-Lachaise, où ses cendres reposeront aux côtés de celles de son mari.

Gisèle Halimi "fait partie de ces personnes assez rares qui nous réveillent", lui a rendu hommage l'écrivain Régis Debray, confiant avoir "compris grâce à elle" que le combat pour l'émancipation des femmes et celui pour l'émancipation des peuples ne faisaient qu'un. "Elle mérite de rester parmi nous comme un défi à toutes les convenances, les défis et les paresses", a-t-il estimé.

Outre deux de ses trois fils, plusieurs personnalités se sont succédé pour évoquer la mémoire de cette inlassable combattante pour les droits des femmes, avocate engagée et figure de la cause anticoloniale, ancienne députée et autrice. Parmi elles, l'ambassadeur d'Algérie Salah Lebdioui et des militantes de l'association "Choisir la cause des femmes" qu'elle a fondée avec Simone de Beauvoir en 1971.

Née Gisèle Taïeb le 27 juillet 1927 dans une famille modeste à La Goulette, banlieue cosmopolite de la capitale tunisienne où elle a grandi, elle sera témoin, enfant, le 9 avril 1938, de la répression sanglante à Tunis d'une manifestation favorable à l'émancipation des Tunisiens, un épisode qui la marquera durablement. Elle deviendra ainsi plus tard une des avocates de la cause anticoloniale.

Gisèle Halimi est aussi connue pour avoir défendu en 1960 Djamila Boupacha, militante du Front algérien de libération nationale (FLN, indépendantiste) accusée d'avoir déposé une bombe à Alger, qui a été violée et torturée par des militaires français pour lui arracher des aveux.

La petite-fille de Djamila Boupacha a lu jeudi un message émouvant de sa grand-mère: "tu n'as pas seulement été mon avocate, mais une grande soeur".

Le président tunisien Kais Saied a transmis un message de sympathie, dans lequel il a évoqué notamment le lien "ombilical" de Gisèle Halimi avec son pays natal. Une place sera baptisée de son nom à Tunis ou à la Goulette, a précisé une diplomate tunisienne, présente à la cérémonie.

Le cercueil est sorti du crématorium sous les acclamations des proches et des anonymes, qui ont crié "merci" et même "Gisèle Halimi au Panthéon!".

Emmanuel Macron est arrivé à Beyrouth

Emmanuel Macron est arrivé à Beyrouth
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:42 0:00

Un collectif d'opposant guinéens a porté plainte en France contre le président Alpha Conde

Un collectif d'opposant guinéens a porté plainte en France contre le président Alpha Conde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:48 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG