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Snapchat dévoile un important remaniement de sa plateforme

Le service américain de messagerie a dévoilé un important remaniement de son interface, censé permettre à ses utilisateurs de basculer plus facilement entre l'envoi de messages et de photos, les appels vocaux et vidéo.

"Nous sommes très heureux de présenter Chat 2.0", annonce sur son blog officiel la startup californienne, devenue très populaire chez les adolescents grâce à ses messages qui disparaissent après quelques secondes.

"Vous pouvez commencer par envoyer quelques messages, et quand votre ami se connecte, commencer instantanément en un clic à parler ou à discuter en vidéo", poursuit Snapchat.

La nouvelle plateforme ajoute aussi de nouvelles fonctionnalités, comme la possibilité d'envoyer un message audio enregistré à un correspondant non connecté ou d'enrichir ses messages avec des "stickers" choisis dans une liste d'images similaire à celles proposées par d'autres applications de messagerie comme Messenger (groupe Facebook).

"Ce que nous aimons dans le nouveau Chat, c'est à quel point la transition est facile entre tous ces moyens de communications", avance Snapchat.

Snapchat, lancée en septembre 2011, était rapidement devenue très populaire aux Etats-Unis, en particulier parmi les jeunes, et revendiquait une centaine de millions d'utilisateurs quotidiens en mai dernier.

La société fait partie des startups non cotées les plus en vues de la Silicon Valley. Snapchat avait selon les médias rejeté en 2013 une offre de rachat par Facebook pour 3 milliards de dollars, et avait été estimée à cinq fois plus lors d'une levée de fonds au printemps 2015.

Certains de ses investisseurs, comme le fonds Fidelity, ont toutefois depuis révisé à la baisse la valeur de leur participation, alimentant les craintes d'éclatement d'une nouvelle bulle dans le secteur technologique, où les valorisations des jeunes entreprises non cotées ont flambé ces dernières années jusqu'à des niveaux astronomiques.

Avec AFP

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la dépouille de la juge Ginsburg sera exposée à la Cour suprême et au Capitole

La juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg à l'Université de Californie à Berkeley, le 21 octobre 2019. La magistrate est décédée le 18 septembre 2020 à l'âge de 87 ans. (Photo AP)

La dépouille de la juge Ruth Bader Ginsburg sera exposée mercredi et jeudi à la Cour suprême des Etats-Unis, et recevra un hommage national vendredi au Capitole, ont annoncé lundi les deux institutions.

La magistrate, une icône féministe et progressiste dont la succession fait l'objet d'une intense bataille politique, sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington. Les hommages débuteront mercredi, avec l'arrivée du cercueil à la Cour suprême à Washington, où elle a siégé pendant 27 ans.

Sa dépouille sera déposée sur le catafalque de l'ancien président Abraham Lincoln dans le hall de la haute Cour, juste en haut de marches monumentales de marbre blanc. Les Américains pourront venir lui faire leurs adieux mercredi ou jeudi, mais devront rester à l'extérieur, en raison de la pandémie de Covid-19.

Vendredi, la juge sera transportée au Capitole, le siège du Congrès américain qui fait face à la Cour suprême, où une cérémonie aura lieu, a précisé la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. "La juge Ginsburg incarnait la justice, l'intelligence et la bonté, et son décès est une perte inestimable pour la démocratie", a commenté l'élue démocrate.

La magistrate est décédée vendredi à 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, et des milliers de personnes se sont déjà rendues spontanément à la Cour suprême pour rendre hommage à ses combats pour le droit des femmes et des minorités.

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection en novembre, a annoncé qu'il désignerait vendredi ou samedi une autre femme pour la remplacer.

L'arrivé d'une magistrate conservatrice ancrerait solidement la Cour à droite, ce qui pourrait avoir d'énormes conséquences pour la société américaine. Mais, Constitution oblige, il faut que le Sénat donne son feu vert, ce qui a ouvert un nouveau front dans une campagne déjà rude pour la présidentielle.

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Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

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