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Six braconniers présumés arrêtés au Tchad

Les six braconniers présumés arrêtés au Tchad, à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Au Tchad, six auteurs présumés ont été appréhendés par les éléments de la lutte anti-braconnage et remis à la justice.

Les éléphants sont menacés quotidiennement par les braconniers. Rien que ce mois d’août, neuf éléphants ont été abattus dans la réserve de Binder, département du Lac Léré, dans le sud du pays.

Les éléphants menacés quotidiennement par les braconniers au Tchad
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Il a fallu une lutte âpre pour que ces présumés braconniers tombent dans les mailles du service forestier. Le 6 août dernier, une patrouille des éléments de la lutte anti-baronnage a eu un accrochage avec ces présumés braconniers dans la zone de Binder.

Ils se sont retranchés dans la forêt difficile d’accès, laissant derrière eux des armes de guerre et quelques matériels, témoigne le colonel Hamit Hissein, commandant de la garde forestière et faunique.

Colonel Hamit Hissein, commandant de la garde forestière et faunique à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Colonel Hamit Hissein, commandant de la garde forestière et faunique à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Pour lui, l’opération a été vraiment minutieuses, et "il n’y a pas de mort, ni de blessé". Car poursuit-il, "les agents sont mentalement et psychologiquement préparés".

Aidée par la population locale, l’opération a été une réussite à 100%. "Il faut que cette pratique s’arrête", avertit le colonel Hamit.

Les éléments de la lutte contre le braconnage ont changé de stratégie. Ils se sont déguisés en civils pour mettre la main sur six personnes : trois braconniers présumés et trois complices.

Ces braconniers sont accusés d’avoir tués 9 éléphants. Ils étaient en possession de 17 défenses d’éléphants, deux armes de pointes, quatre chargeurs et 93 munitions.

Le lieutenant Doba Vipère à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Le lieutenant Doba Vipère à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Le Lieutenant Doba Vipère, qui a mené l’opération, rapporte que son équipe a déguisé une personne en commerçant.

A travers des contacts téléphoniques, elle a réussi à mettre ce commerçant déguisé en contact avec les braconniers à qui il a fait part de son intention d'acheter des défenses d’éléphant. C’est ainsi que l’enquête a été menée jusqu’à Pala, où elle a permis de " mettre la main sur ces ennemies de la nature", precise le lieutenant.

Expliquant leur mécanisme d’opération, le lieutenant Doba, affirme que ces braconniers présumés "viennent souvent sur des chevaux dans la zone", et envoient quelqu’un "suivre les traces des éléphants dans leur pâturage". Dès que la personne les localise, les braconniers passent à l'action.

Brahim Mahamat Djamalladine félicitant les agents de lutte anti-braconniers, à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Brahim Mahamat Djamalladine félicitant les agents de lutte anti-braconniers, à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Pour le ministre en charge de l’Environnement Brahim Mahamat Djamalladine, l’application de la loi pour ce cas d’espèce, doit être de rigueur.

Le procureur de la République Youssouf Tom a promis que ces présumés braconniers seront jugés conformément à la loi 14 de 2008 portant régime des forêts, de la faune et des ressources halieutiques, qui protège et réprime tout acte portant atteinte à l’environnement.

Youssouf Tom procureur de la république, à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Youssouf Tom procureur de la république, à N’Djamena, le 26 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

"Nous leur ferons subir la rigueur de la loi pour que tous ceux qui tenteront d’emprunter cette voie soit dissuadés", a promis le procureur de la République.

"Les activités de braconnage contribuent à financer le terrorisme", a-t-il dit. Pour lui, les autorités "n’ont pas révélé l’identité des gens qui achètent pour aller les vendre à l’extérieur, mais la suite de l’enquête le déterminera".

En moins de deux ans, une trentaine d’éléphants, espèces protégées, ont été tués par des braconniers au Tchad.

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Reprise du procès pour trafic de drogue impliquant des officiers tchadiens

Les locaux du Palais de justice de N'Djamena, Tchad, le 4 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le procès de onze Tchadiens, dont quatre hauts responsables de l'armée et des services de renseignement, jugés pour leur participation à un trafic de drogue vers la Libye a repris vendredi matin, a indiqué à l'AFP le parquet de N'Djamena. 

"Le procès s'est ouvert ce vendredi. Les personnes accusées sont présentement à l'audience", a déclaré le premier substitut du procureur de la République, Gérard Nedeou.

En janvier, 246 cartons de Tramadol - un puissant antidouleur également utilisé comme drogue dans plusieurs pays africains - avaient été découverts dans un véhicule en partance vers la Libye et plusieurs personnes arrêtées, selon une source judiciaire interrogé par l'AFP.

La valeur du chargement était évaluée à environ 12,3 milliards de francs CFA (18,8 millions d'euros), selon cette source.

Une forte présence de forces de l'ordre était visible vendredi devant le palais de justice de N'Djamena où il n'était pas possible d'accéder à la salle d'audience sans avoir une convocation, a constaté un journaliste de l'AFP.

Il s'agit d'une affaire sensible, puisque trois officiers de l'armée tchadienne - un général et deux colonels - ainsi qu'un responsable de l'Agence nationale de Sécurité (ANS, services de renseignement) figurent parmi les accusés.

Le général de l'armée tchadienne, Tougout Abassolo, est accusé notamment de "trafic de drogue" et de "blanchiment d'argent". Les deux colonels et le responsable de l'ANS sont accusés d'"association et tentative de trafic de drogue", selon le parquet. Des chefs d'accusation passibles jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, selon la loi tchadienne.

Une première audience s'était ouverte fin juin, mais le procès avait ensuite été ajourné, car "le président du tribunal était malade", a indiqué à l'AFP le ministre de la Justice, Djimet Arabi. "Le procès s'est ouvert vendredi et va se poursuivre", a-t-il précisé.

Le Tchad partage au nord de son territoire une frontière avec la Libye longue de 1.000 kilomètres. La région est une zone de non-droit, où opèrent des bandes criminelles, orpailleurs illégaux et rebelles. Une grande partie échappe au contrôle des forces de sécurité.

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