Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

Situation sécuritaire préoccupante dans le Nord du Tchad

Des soldats tchadiens patrouillent près de Bardai, dans la région tchadienne du Tibesti, le le 28 mars 1999.

La situation sécuritaire dans le Nord-est du Tchad divise les acteurs politiques et la représentation nationale.  Le parti au pouvoir multiplie des rencontres pour demander de sanctionner les partis politiques jugés sympathiques vis-à-vis la rébellion, faisant recours à un article de la loi sur les partis politiques.

"Tout parti politique qui contreviendrait aux dispositions de l’ordonnance 20 portant charte des partis politiques devrait répondre de tous ses actes et agissement", lance Mahamat Zen Bada, secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir.

M. Bada fustige le comportement des partis politiques et organisations de la société civile qui, selon lui, tentent d’utiliser l’incursion rebelle dans la partie nord-est du Tchad pour se lancer dans un calcul politicien.

La situation sécuritaire dans le Nord-Est divise
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:30 0:00

L’ordonnance à laquelle il fait allusion donne l’autorité au ministre de l’Administration du territoire de dissoudre, à son niveau, les partis politiques qui s'attaqueraient à la gestion du pouvoir.

Mahamat Zen Bada secrétaire général du MPS, au Tchad, le 29 janvier 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Mahamat Zen Bada secrétaire général du MPS, au Tchad, le 29 janvier 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

"Le bureau politique national du MPS, tient à remercier l’armée française et, à travers elle, la France toute entière dont l’intervention a été décisive dans l’anéantissement de ces terroristes. Aussi, le bureau politique national du MPS invite-t-il le gouvernement à appliquer les dispositions pertinentes de cette ordonnance en procédant purement et simplement à la dissolution des partis politiques subversifs", conclut Mahamat Zen Bada.

pour sa part, le président du Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République, Brice Mbaimong Guembaye, estime que le secrétaire général du MPS fait de la diversion. Car, dit-il, Mahamat Zen Bada, en sa qualité de président du Cadre national du dialogue politique, est conscient que l’application de cette ordonnance serait un retour au parti unique.

Brice Mbaimong Guedmbaye président du Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République, au Tchad, le 29 avril 2016. (VOA/André Kodmadjingar)
Brice Mbaimong Guedmbaye président du Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République, au Tchad, le 29 avril 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

"Certains partis politiques ont dénoncé son caractère inconstitutionnel et antidémocratique. C’est pour cette raison que le Cadre national du dialogue politique s’en est saisi et, au cours d’une plénière, a mis sur pied un comité de relecture qui a travaillé et a fait des propositions qui ont été transmise au gouvernement. Nous attendons maintenant que soit le gouvernement envoie notre proposition en termes de projet de loi, soit la valide sous forme d’ordonnance. S’ils veulent qu’on aille à un parti unique, il faut le décréter au lieu d’appliquer cette ordonnance", a déclaré Brice Mbaimong Guembaye.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Moussa Kadam, a, dans un communiqué rendu publique le 9 février, déploré le comportement de certains leaders politiques qui, selon lui, instrumentalisent l’agression du Tchad par des bandes d’aventuriers, à des fins inavouées. Pour le député Benelngar Madatoïgué, "l’ Assemblée nationale devrait demander au gouvernement de chercher des voies et moyens de dialogue entre tous les fils du Tchad".

Il poursuit : "Entre ceux qui ont pris les armes, qui sont appelés l’opposition militaire, ceux qui sont à l’intérieur, qui dénoncent la frappe française, et qui sont appelés l’opposition démocratique et la société civile, pour qu’il y ait de dialogue. On n’a pas besoin de faire une grand-messe. C’est ça le rôle de l’Assemblée nationale puisqu’on est mandataire du peuple".

S’opposant à toute prise du pouvoir par les armes ainsi qu'à la confiscation du pouvoir par les armes, la campagne "Tournons la Page pour l’alternance démocratique en Afrique", section du Tchad, a condamné l’ingérence de la France dans le conflit interne tchadien.

Toutes les actualités

Le colonel tchadien Ahmat Haroun et ses complices capturés

Le colonel tchadien Ahmat Haroun et ses complices capturés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:09 0:00

Un officer tchadien s'évade d'un tribunal avant d'être repris par les autorités

Arrestation de militaire au Tchad (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, un colonel de l'armée a été extirpé par des membres de sa famille d'un tribunal de N'Djamena à l'énoncé du verdict le condamnant à 5 ans de prison ferme. Il a été capturé quelques heures plus tard.

L'officier supérieur, Abdoulaye Ahmat Haroun, a été repris avec cinq de ses complices, cachés dans une maison, a annoncé le ministre de la Justice Djimet Arabi. Quelques heures plus tôt, le président du tribunal de première instance l’avait condamne à 5 ans de prison ferme, pour meurtre.

Des membres de sa famille, dont certains avec des armes à feu, ont fait irruption dans la salle d’audience pour le sortir du box des accusés et le conduire vers une destination inconnue.

Le colonel Ahmat Haroun avait tiré à bout portant sur deux jeunes mécaniciens le 14 juillet, tuant l'un d'entre eux. La mort du jeune mécanicien avait suscité l'émoi parmi les Tchadiens.

Le 9 août, le colonel Haroun s'est envolé à destination de l'Egypte. Les autorités tchadiennes ont ordonné que l'appareil d'Egypt Air revienne à N'Djamena et l'officier a été incarcéré dès l'atterrissage de l’avion.

Un accusé s'échappe manu militari de la salle d'audience au Palais de Justice de N’Djamena

Un accusé s'échappe manu militari de la salle d'audience au Palais de Justice de N’Djamena
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

L'insalubrité dans les marchés expose les Tchadiens aux maladies mortelles

Des poissons frais se vendent à même le sol à N'Djamena, au Tchad. (VOA Afrique/André Kodmadjingar).

Au Tchad, les poissons frais et autres aliments notamment les légumes et les crudités se vendent à même le sol sans aucune mesure d’hygiène dans les différents marchés de N’Djamena, où plusieurs quartiers sont inondés.

Dans la ville de N’Djamena, la capitale du Tchad, les marchés aux poissons et autres crudités se créent de façon anarchique aux bords des rues. La gestion échappe très souvent aux autorités communales et le non-respect des règles élémentaires d’hygiène se pose avec acuité.

Les poissons frais ou fumés, les légumes -- aliments accessibles aux citoyens lambdas -- et les tas d’immondices ainsi que les eaux stagnantes s’entremêlent. Les vendeurs sont conscients du danger mais évoquent l’insuffisance des places à l’intérieur des marchés pour justifier l’occupation des espaces publics.

Les aliment étalés à même le sol sans aucune mesure d’hygiène
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:36 0:00


Au marché Taradona par exemple, "nous sommes très nombreuses et les tables construites pour nous à l’intérieur du marché sont insuffisantes", a justifié une vendeuse assise près des eaux stagnantes.

Elle précise que "c’est par manque de place" qu’elles étalent les poissons frais sur les plastiques et dans les bassines dehors pour vendre dans cette condition peu hygiénique. "On n’arrive pas à respirer mais on n’a pas le choix", a-t-elle déploré.

"La mairie ne fait pas son travail. C’est nous qui avons nettoyé et acheté quelques voyages de terre et des briques pour mettre ici mais cela n’a pas réglé le problème. Alors, quelle est le rôle de la mairie dans tout ça?", s'interroge un autre vendeur.

Une cliente rencontrée dans l’un des marchés du 7e arrondissement déplore, elle aussi, les conditions dans lesquelles se vendent ces produits qui sont le principal menu des citoyens ordinaires. Pour elle, il est inadmissible que les poissons soient exposés parfois à même le sol.

Pour le maire 2e adjoint du 7e arrondissement, Mahamat Saleh Brahim, il y a manque de volonté concernant l’entretien des marchés chez les commerçants et du côté des autorités communales. Il a déclaré qu’en principe, chaque matin avant de s’installer, les commerçants doivent nettoyer leurs devantures et ramasser les ordures pour les déposer dans les bacs à ordures.

"Dans certains marchés, les femmes s’installent même en pleine rue que la mairie a aménagée pour permettre aux gens de circuler librement", a-t-il déploré.

Une délégation tchadienne reçue en Israël

Une délégation tchadienne reçue en Israël
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG