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Sida, tuberculose, paludisme: le G7 se réunit à Paris pour parler du financement

"Le sida se développe dans votre jardin", explique cette pancarte tenue par une manifestante à Baton rouge, en Louisiane, le 13 avril 2017.

Les ministres de la Santé du G7 se réunissent jeudi et vendredi à Paris, avec en ligne de mire un autre événement international qu'accueillera la France en octobre pour chiffrer le financement de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

"L'accès à la santé pour tous" est le mot d'ordre de cette réunion, qui a lieu au ministère de la Santé dans le cadre de la présidence française du G7.

Outre les ministres du G7 (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie et Canada), un représentant de l'Afrique sera présent (pour les pays du G5 Sahel).

L'un des objectifs est de "mobiliser l'ensemble des acteurs en amont de la Conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme", selon le dossier de presse de l'événement.

Organisée tous les trois ans, la conférence de reconstitution des fonds de cette organisation internationale aura lieu le 10 octobre à Lyon.

L'objectif de financement pour la période 2020-2022 a été fixé à 14 milliards de dollars (contre 12,2 lors de la précédente réunion des donateurs), une somme jugée insuffisante par les ONG.

Ainsi, l'association Aides a lancé mercredi une campagne pour interpeller le président français Emmanuel Macron. Les visuels de cette campagne sont conçus comme des avis de recherche, avec un portrait de M. Macron recouvert de slogans, pour trouver "l'Emmanuel qui mettra fin au sida".

Le 7 mai, le Conseil national du sida (CNS) a estimé que la France devait "favoriser la hausse des ressources du Fonds mondial en élevant (sa) contribution et en suscitant de nouveaux financements".

"Je recevrai les pays du G7 cette semaine et j'attends évidemment des annonces de leur part", a déclaré la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, mardi à l'Assemblée nationale.

Le Fonds mondial, dont le directeur exécutif Peter Sands sera présent au G7, est le fruit d'un partenariat entre Etats, organisations, secteur privé et malades.

Il investit près de quatre milliards de dollars par an (venus à 95% des autorités publiques) pour soutenir des programmes menés principalement par des experts locaux.

Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Japon.

Les objectifs internationaux sont de mettre fin aux pandémies de sida, de tuberculose et de paludisme d'ici 2030.

Par ailleurs, le G7 santé discutera des moyens d'améliorer l'accès aux "soins de santé primaires", dispensés "par des professionnels de santé directement accessibles et géographiquement proches des patients".

A l'issue du G7 vendredi, les organisations internationales, dont l'OMS, seront chargées de définir les modalités de mise en place d'une plateforme web. Son but: "développer le partage de connaissances" sur les soins de santé primaires entre les pays du G7, pour en faire également bénéficier les pays à faible et moyen revenu.

Avec AFP

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Sabotage de navires : Abou Dhabi ne veut pas d'une enquête précipitée

An Emirati fisherman throws his net near Mirfa, near the coast of the capital Abu Dhabi on April 19, 2019.

Les Emirats arabes unis ont affirmé mercredi que l'enquête sur le "sabotage mystérieux" de quatre navires à l'entrée du Golfe prendrait "le temps qu'il faudra", en disant s'attendre à un "résultat impartial".

Quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, ont été sabotés le 12 mai en mer d'Arabie au large de l'émirat de Fujairah, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Les Emirats ont invité des experts des Etats-Unis, de France et de Norvège à se joindre à l'enquête et promis des investigations "professionnelles" et transparente sur ce sabotage qui a accentué les tensions dans le Golfe.

Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, s'est refusé à spéculer sur le ou les responsables de ces attaques.

"Nous devons nous montrer très prudents sans lancer d'accusations", a-t-il dit à Dubaï à propos des actes de sabotage, qui n'ont pas été revendiqués. Il a affirmé que les résultats de l'enquête seraient connus "dans les prochains jours".

"L'enquête en cours reflète l'intérêt de la communauté internationale à protéger la navigation maritime, le commerce international et les approvisionnements en pétrole", a souligné mercredi le ministère des Affaires étrangères des Emirats dans un communiqué.

"L'enquête, à laquelle participent certains pays, prendra le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a jugé "assez probable" que l'Iran soit derrière ces mystérieux "actes de sabotage".

La montée des tensions entre les voisins du Golfe s'inscrit dans une escalade plus large de la confrontation entre Washington et Téhéran, un an après le retrait américain unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi de sanctions américaines draconiennes contre la République islamique.

France : le site de la Tour Eiffel piétonnisé et végétalisé d'ici 2024

A rescue worker, top in red, hangs from the Eiffel Tower while a climber is seen below him between two iron columns Monday, May 20, 2019 in Paris.

Le site de la Tour Eiffel à Paris sera rendu aux piétons et végétalisé d'ici 2024, a annoncé la maire de Paris lors de la présentation du projet de réaménagement du site, conçu par une architecte paysagiste américaine.

"On est vraiment sur un objectif de très grande piétonisation", a souligné mardi la maire de Paris, Anne Hidalgo : "On va avoir un jardin extraordinaire pour réentendre le chant des oiseaux".

Ces aménagements, pour lesquels un appel d'offre international avait été lancé en 2018, sont prévus pour avant les Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris.

Le projet de l'architecte paysagiste américaine Kathryn Gustafson, baptisé "One", a été retenu.

Ainsi, les voitures ne pourront plus accéder au pont d'Iéna qui deviendra piéton avec un accès pour les transports en commun et les transports doux.

Le nombre de voies pour les voitures Quai Branly passera de quatre à deux, dans une zone limitée à 20 kilomètres heure où les piétons seront prioritaires.

A la fin des JO, un second espace de travaux sera ouvert sur le Champ de Mars. "C'est un tout cohérent qui devient un espace de promenade, de déambulation, de respiration", a souligné Anne Hidalgo.

"Ce site présente une attractivité que sa fréquentation a contribué à dénaturer et à transformer sans réflexion globale avec beaucoup trop de voitures, du tourisme de masse, trop d'autocars", a ajouté Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge de l’urbanisme : "La Tour va pouvoir se retrouver au centre de ce vaste parc et redonner aux parisiennes et aux parisiens l'envie de venir s'y promener".

Kathryn Gustafson a remporté l'appel à projets "Site Tour Eiffel - découvrir, approcher, visiter" lancé par la ville de Paris, pour lequel quatre équipes avaient candidaté. "On peut arriver à créer le plus grand espace de jardin de Paris", avec "beaucoup plus de biodiversité, beaucoup plus d'écologie", a-t-elle expliqué à l'annonce de sa victoire.

Kathryn Gustafson est notamment à l'origine du projet de la Fontaine commémorative de Diana, Princesse de Galles, à Londres.

En tout, 54 hectares sont concernés et l'aménagement doit coûter 72 millions d'euros toutes taxes comprises.

Chaque année, sept millions de personnes visitent la Tour Eiffel et plus de 20 millions viennent la voir sans y monter. Le monument parisien a fêté son 130ème anniversaire cette année.

Londres sommé par l'ONU de rendre les Chagos à l'île Maurice

L'archipel des Chagos

Le Royaume-Uni a subi mercredi un revers cinglant à l'Assemblée générale de l'ONU où une majorité de pays lui a demandé de rétrocéder sous six mois à l'île Maurice l'archipel des Chagos qui abritent une base britannico-américaine stratégique.

Initiée par Maurice, une résolution en ce sens, non contraignante mais à forte valeur politique, a été adoptée par 116 pays, six s'exprimant contre dont les Etats-Unis et 56 Etats choisissant l'abstention.

Les pays africains ont voté massivement en faveur de la résolution, les Européens affichant des positions divergentes, partagés entre leur soutien à un pays de l'Union européenne et le respect du droit international.

Les Chagos se trouvent au coeur d'un litige vieux de cinq décennies, depuis la décision britannique de séparer en 1965 cet archipel de l'île Maurice et d'y installer une base militaire commune avec les Etats-Unis sur l'île principale de Diego Garcia.

L'île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Le Royaume-Uni avait expulsé environ 2.000 Chagossiens vers Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire. Depuis 1975, Maurice a multiplié les procédures judiciaires afin d'obtenir le retour des îles Chagos dans son giron.

"Le colonialisme ne peut plus être toléré", a lancé le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth, regrettant que Londres "n'ait pas fait amende honorable" après l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ).

Cette instance a déclaré fin février dans un avis consultatif que Londres devait "dans les plus brefs délais" mettre fin à son administration des Chagos.

Cet avis étant resté sans suite, Maurice avait décidé de porter le dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, même si ses décisions n'ont pas force de loi internationale comme les décisions du Conseil de sécurité.

- "Dernière colonie britannique" -

L'ambassadrice britannique à l'ONU Karen Pierce a souligné que ce dossier était un problème bilatéral et a insisté sur le "rôle vital" de la base militaire pour la sécurité de la région, "dont Maurice".

Dans leur avis, les juges de la plus haute juridiction des Nations unies avaient estimé que le Royaume-Uni avait "illicitement" séparé l'archipel des Chagos de l'île Maurice.

En 2017, seulement quinze pays dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis avaient voté contre une demande par Maurice de saisie de la CIJ.

Coincés entre leur soutien à Londres et la nécessité de respecter la justice internationale, 65 pays s'étaient alors abstenus dont l'Allemagne, la France ou le Canada, tandis que 94 avaient voté en faveur de la demande de Maurice d'un avis juridique international.

Pravind Jugnauth avait déjà estimé en février que "le temps était arrivé pour le démantèlement de la dernière colonie britannique en Afrique". Il avait souligné dans le même temps que Port Louis ne réclamait pas le démantèlement de la base britannico-américaine de Diego Garcia.

Pour justifier le maintien de son contrôle, le Royaume-Uni avait alors insisté sur le rôle défensif de cette base qui permet de défendre le monde contre "les menaces terroristes, le crime organisé et la piraterie".

En 2016, le Royaume-Uni a prolongé jusqu'en 2036 un contrat sur l'utilisation de la base militaire avec les Etats-Unis. Celle-ci a joué un rôle stratégique clé lors de la Guerre froide avant d'être utilisée dans les années 2000 lors des conflits en Irak et en Afghanistan.

Israël : l'audition de Netanyahu dans des affaires de corruption repoussée à octobre

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu sings the national anthem during the inauguration ceremony of Israel's 21st Knesset, or parliament, in Jerusalem, April 30, 2019.

Le procureur général israélien a repoussé mercredi à début octobre la date à laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit être entendu pour répondre des accusations de corruption pesant sur lui.

Dans une lettre adressée aux avocats de M. Netanyahu, le procureur Avichai Mandelblit stipule que les audiences devront se tenir les 2 et 3 octobre. En avril, il avait fixé cette date au 10 juillet.

Dans son courrier, le procureur général fait référence à la demande d'Amit Hadad, l'un des avocats du Premier ministre, de reporter l'audience au 14 mai 2020, afin qu'il puisse examiner de manière exhaustive les éléments du dossier qui lui ont été transmis la semaine dernière.

Ces éléments avaient été récupérés tardivement par les avocats de M. Netanyahu, en signe de protestation contre des honoraires impayés.

Rejetant la demande d'un report à mai 2020, la lettre publiée mercredi stipule qu'"au besoin, une journée d'audience supplémentaire sera organisée la semaine suivant le délai accordé, pas plus tard."

En février, Avichai Mandelblit avait annoncé son intention d'inculper le Premier ministre israélien pour "corruption", "fraude" et "abus de confiance" dans trois affaires de dons reçus de la part de milliardaires, d'échanges de bons procédés entre gouvernants et patrons et de tentatives de collusion avec la presse.

Le Premier ministre, qui a gagné le droit à un cinquième mandat au terme des élections législatives du 9 avril, nie en bloc les accusations et dénonce une "chasse aux sorcières".

Même mis en examen, Benjamin Netanyahu, 69 ans dont 13 années au pouvoir, ne serait légalement pas contraint de démissionner avant d'avoir été reconnu coupable et d'avoir épuisé toutes les procédures en appel, ce qui pourrait prendre des années, selon les analystes.

Selon les commentateurs, sa victoire aux législatives pourrait le renforcer, lui permettant notamment d'introduire une loi pour interdire la mise en examen de responsables politiques pendant leur mandat.

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