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Shinzo Abe bat le record de longévité d'un Premier ministre japonais

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à Tokyo le 24 juillet 2019.

Le Premier ministre japonais nationaliste Shinzo Abe a dépassé mercredi le record de longévité à la tête du gouvernement du pays, mais nombre de ses ambitions, dont une réforme de la Constitution, semblent difficiles à atteindre.

Mercredi marque son 2.887ème jour à ce poste, soit un de plus que celui atteint par Taro Katsura, trois fois Premier ministre entre 1901 et 1913.

M. Abe arrive en deuxième position au sein des pays du G7, derrière la chancelière allemande Angela Merkel, en poste depuis 2005.

Egalement président de sa formation politique, le Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur), son pouvoir reste solidement ancré et il devrait s'y maintenir au moins jusqu'en septembre 2021. Mais il est encore loin du but sur certains des chantiers qu'il s'est promis de réaliser.

Il a récemment rappelé son projet de révision de la Constitution pacifiste imposée par l'occupant américain après la capitulation du Japon après la Seconde Guerre mondiale. Une révision dont le but est de changer le statut des Forces d'autodéfense du Japon pour leur donner plus de prérogatives.

Mais les partis d'opposition ont refusé jusqu'à présent d'adopter les mesures nécessaires pour engager ce processus. La réputation de M. Abe, 65 ans, a par ailleurs été ternie par la démission récente de deux de ses ministres et par un scandale de favoritisme.

Malgré ces déconvenues, les experts estiment que sa coalition n'est pas en grand danger au Parlement et soulignent l'absence de rival évident pour briguer son poste.

Outre la révision de la Constitution, M. Abe devrait se concentrer dans les prochaines années sur deux autres objectifs difficiles à atteindre: la libération de ressortissants japonais kidnappés dans les années 1970 et 1980 par des agents nord-coréens et la résolution d'un différend territorial opposant le Japon et la Russie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

M. Abe était le Premier ministre le plus jeune de l'histoire du Japon lorsqu'il avait pris son poste en 2006, à l'âge de 52 ans. Mais il avait démissionné un an plus tard, atteint pas des scandales et souffrant de problèmes de santé.

Il est revenu au pouvoir en 2012 en promettant notamment de relancer l'économie nippone avec un plan ambitieux baptisé "Abenomics", mais dont le bilan est jusqu'à présent mitigé. En matière de politique étrangère, c'est un allié indéfectible des Etats-Unis et un partisan de la fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord.

Avec AFP

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Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

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Coronavirus : la contagion hors de Chine fait craindre une pandémie

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Coronavirus: Le président chinois Xi Jinping promet aide et matériel à l'Afrique

Le président chinois Xi Jinping à Pékin en Chine le 6 janvier 2020.

La Chine est prête à offrir assistance et matériel médical aux pays africains face à l'épidémie de coronavirus, qui constitue pour eux un défi de santé publique, a déclaré mardi le président chinois Xi Jinping.

Coronavirus : des milliers d'Africains toujours bloqués à Wuhan
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Jusqu'à présent, l'Egypte est le seul Etat d'Afrique à avoir enregistré un cas confirmé de contamination.

Mais l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que les systèmes de santé et les infrastructures sanitaires du continent étaient mal équipés pour affronter le coronavirus si les cas se multipliaient.

"Les pays africains sont confrontés à de nombreux défis en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie", a souligné Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

"La Chine est disposée à fournir aux pays africains le matériel médical dont ils ont un besoin urgent, y compris des tests de dépistage", a-t-il déclaré selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Xi Jinping a également promis un renforcement de "la coopération sino-africaine en matière de santé publique et de prévention et de contrôle des maladies", sans offrir de précision.

Selon l'OMS, si des cas de contamination apparaissaient en grand nombre, les pays africains pourraient être confrontés à des pénuries de kits de dépistage et d'équipement de protection comme des masques.

Les systèmes de santé devront prendre en charge des malades atteints de défaillances respiratoires, de chocs septiques ou de défaillance simultanée de plusieurs organes, a relevé son directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces patients ont besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d'assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains, et c'est une source de préoccupation", a-t-il déclaré.

La Chine avait envoyé en 2014 des centaines de médecins, épidémiologistes, ingénieurs, infirmiers et techniciens en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola.

Donald Trump et son épouse accueillis en grande pompe en Inde

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Trump en Inde: après le Taj Mahal, place au bras de fer commercial

Donald Trump a précisé que les deux pays signeraient mardi des accords pour la vente d’hélicoptères militaires d’une valeur de trois milliards de dollars.

Le grand accord commercial attendra mais les négociations reprennent: Donald Trump a retrouvé mardi à New Delhi Narendra Modi, au lendemain d'un accueil en grande pompe et d'une visite au Taj Mahal au soleil couchant.

Le président américain et la première dame Melania Trump ont débuté leur deuxième et dernière journée en Inde par un hommage au Mahatma Gandhi au Raj Ghat, où le père de la nation été incinéré après son assassinat par un extrémiste hindou en 1948.

Après avoir retiré leurs chaussures, ils ont jeté des pétales de roses sur le mémorial de marbre noir érigé en mémoire du héros de l'indépendance indienne.

Le locataire de la Maison Blanche devait s'exprimer lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Au-delà des tractations commerciales avec Delhi, le possible accord de paix en Afghanistan avec les talibans et la campagne américaine en vue de la présidentielle du 3 novembre devraient figurer en bonne place.

L'Inde et les États-Unis se livrent depuis plusieurs mois un bras de fer autour de leurs échanges de biens et services, frappant leurs produits respectifs de taxes douanières. Cette dispute est de bien moindre ampleur que la guerre commerciale avec la Chine, mais n'en génère pas moins des interférences sur la ligne New Delhi-Washington.

M. Trump s'agace du déficit commercial de son pays envers l'Inde et juge que les entreprises américaines n'ont pas un accès suffisant au marché intérieur du pays de 1,3 milliard d'habitants, fortement protectionniste.

En 2018, les échanges entre les deux nations se sont élevés à presque 145 milliards de dollars, au désavantage de 25 milliards pour les Américains.

La contradiction du "Make in India" du Premier ministre indien Narendra Modi et du "America First" du président Donald Trump font qu'aucun grand accord commercial ne devrait être conclu à l'occasion de la visite d'État de deux jours de magnat de l'immobilier.

Devant la presse lundi, Donald Trump, qui met inlassablement en avant ses qualité de négociateur, a assuré qu'il n'était "pas pressé" de parvenir à une signature dans ce dossier.

- Violences à Delhi -

Économie, énergie et coopération sécuritaire figurent au programme des discussions entre MM. Trump et Modi à Delhi. L'Inde représente un allié stratégique pour les États-Unis en Asie, qui voient en elle un potentiel contrepoids à la montée en puissance de la Chine dans la région.

Les deux dirigeants, qui mettent soigneusement en scène leur alchimie personnelle, signeront le contrat d'achat par New Delhi d'hélicoptères militaires américains pour un montant de plus de 2 milliards de dollars.

Melania Trump se rend pendant ce temps dans une école de la capitale indienne pour assister à un "cours de bonheur", où les enfants méditent pour devenir de meilleurs élèves et citoyens.

La première journée du président américain en Inde, qui n'avait pas encore effectué de déplacement officiel dans la nation d'Asie du Sud depuis son arrivée au pouvoir en 2017, a donné lieu lundi à une réception grandiose et haute en couleurs de la part des autorités indiennes.

Meeting géant dans un stade de cricket, visite de l'ashram de Gandhi, coucher de soleil au Taj Mahal: New Delhi a sorti le tapis rouge pour l'impétueux milliardaire républicain, charmé par cet "accueil phénoménal" selon ses propres mots.

Donald Trump et Narendra Modi ont donné un meeting conjoint devant plus de 100.000 personnes, réunies sous un soleil de plomb dans un stade d'Ahmedabad (Gujarat, ouest).

"Les relations entre l'Inde et les États-Unis ne sont plus seulement un partenariat parmi d'autres. C'est une relation bien plus profonde et plus grande", a lancé Narendra Modi à une foule équipée de casquettes blanches "Namaste Trump" ("Bonjour Trump" en hindi), aux drapeaux indien et américain imprimés sur la visière.

"L'Amérique aime l'Inde. L'Amérique respecte l'Inde, et l'Amérique sera toujours une amie fidèle et loyale du peuple indien", a déclaré Donald Trump, en louant la diversité culturelle du géant d'Asie du Sud, son cinéma de Bollywood et ses joueurs de cricket.

Lundi, à quelques heures de son arrivée à New Delhi, de violentes heurts ont éclaté dans la capitale entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté. Les affrontements ont fait cinq morts et 90 blessés.

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