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Sénégal

Le rappeur Akon va investir dans un projet écotouristique au Sénégal

Le rappeur Akon.

Le rappeur Akon a décidé d'investir dans l'écotourisme sur la côte Atlantique au Sénégal, le pays d'origine de sa famille, ont indiqué jeudi des responsables du gouvernement et du secteur.

Connu pour ses tubes R&B "Locked Up" ou "Smack That", le chanteur et producteur américano-sénégalais de 46 ans a signé mardi au Sénégal un accord avec la société publique Sapco (Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal).

"Au-delà de son statut d'artiste, c'est Akon, l'investisseur qui a foi en l'Afrique, qui est reçu", a dit le ministère du Tourisme dans un communiqué publié à l'occasion de cette signature.

Les contours du projet final restent à préciser. Le secrétaire général de la Sapco, Alioune Ndiaye, a indiqué jeudi à l'AFP que le document signé était un protocole d'accord et que le montant de l'investissement n'était pas encore arrêté. Akon entend ériger un complexe dans le village de Mbodiène, au sud de Dakar, a-t-il dit sans plus de précision. Un porte-parole du ministère du Tourisme a parlé quant à lui de projet de village de tourisme durable.

Une partie de la presse sénégalaise va jusqu'à anticiper la construction d'une ville "durable" et "futuriste", véritable "Akon City", sur des dizaines d'hectares.

Le rappeur, Alioune Badara Thiam de son vrai nom, est né aux Etats-Unis de parents sénégalais et a passé une partie de son enfance au Sénégal avant de retourner à l'âge de sept ans aux Etats-Unis, où il a accédé plus tard à la notoriété.

Il n'est pas la seule célébrité à revenir aux sources pour semblable investissement. L'acteur et réalisateur britannique Idris Elba projette de bâtir un complexe touristique écoresponsable sur une île de la Sierra-Léone, autre pays d'Afrique de l'Ouest d'où son père était originaire. Il y a été reçu pour la première fois en décembre et en a reçu la citoyenneté.

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Un refuge pour les femmes victimes de violences

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Le Sénégal fait son show au Salon de l’électronique de Las Vegas

Notre envoyé spécial, Arzouma Kompaoré, interviewe quatre startups sénégalaises au CES 2020 à Las Vegas le 9 janvier 2020.

Les innovateurs africains étaient bien présents au CES 2020 de Las Vegas. A l’instar de l’Egypte et du Maroc, du 7 au 10 janvier 2020, le Sénégal est venu réclamer sa place sur la scène Tech mondiale.

170 000 visiteurs, 4 500 exposants, groupes et start-up venus du monde entier se sont retrouvés au CES de Las Vega dans le but de présenter des solutions innovantes et développer de nouveaux partenariats.

Cette année, quatre start-up sénégalaises ont pu vivre une expérience unique grâce à un effort conjoint de la délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes et de la société Gainde 2000. Il s'agit de Dictaf Corporation, Tolbi, Suite et Car Rapide Prestige.

Pour les start-up sénégalaises, cette expérience du CES 2020 a été enrichissante a plus d'un titre. Cette expérience leur permettra aussi d'être mieux préparées l'année prochaine.

Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante
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La transformation digitale : une priorité pour le Sénégal

Ces jeunes start-up ont été galvanisées par la stratégie nationale visant à faire du Sénégal un hub technologique en Afrique. Le 27 décembre 2019, les parlementaires sénégalais ont en effet adopté la loi sur les start-up dont les objectifs sont, entre autres, de créer un cadre spécifique d’appui et de gouvernance des start-up de droit sénégalais, la mise en place d’un régime juridique adapté pour l’enregistrement et la labellisation et la création d’un centre de ressources dédié.

Lors de la rencontre organisée par VOA Afrique sur le modèle de transformation digitale sénégalais, Papa Amadou Sarr, le ministre délégué à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, a insisté sur les enjeux du numérique pour le Sénégal.

Transformation digitale : le modèle sénégalais
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Cette édition du CES marque également le lancement du «Global Tech Challenge». Fruit d’un partenariat entre la CES et la Banque mondiale ce nouveau concours se concentre sur trois domaines clés - la santé, les barrières entre les sexes et les technologies qui permettent aux communautés d'être plus résilientes face aux catastrophes et au changement climatique. Selon la Banque mondiale, cette initiative est l'occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs de pays souvent sous-représentés sur la scène technologique mondiale.

Transformation digitale : le modèle sénégalais

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Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante

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Au moins 600 morts sur les routes sénégalaises

Des voitures se croisent de manière anarchique à cause du non-respect du code de la route, 20 janvier 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, chaque année plus de 600 morts sont enregistrés et les facteurs humains sont responsables à 80% d'après les autorités de la sécurité routière. Courses poursuites, excès de vitesse sont entre autres les causes de ces nombreux accidents mortels qui ont fini de créer un sentiment d'insécurité routière chez la population.

Dakar est devenu le théâtre d'accidents particulièrement meurtriers et spectaculaires en zone urbaine. Le dernier en date a fait 3 morts et 7 blessés graves. Des victimes malheureuses d'une course-poursuite entre 2 camions frigorifiques.

Les ravages des accidents de la circulation au Sénégal
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Un cas loin d'être isolé et causé par plusieurs facteurs d'après le Vieux Abdou Bodian qu'il y a d'abord le facteur de l'octroi des permis ensuite "le manque de civisme, le manque de rigueur au niveau de l'État car les fautes ne sont pas réprimées à leur juste titre".

Selon lui, "quand un chauffeur fait une infraction, on l'amène en justice mais deux jours après, on le relâche". Et pour lui, ce sont "des facteurs qui jouent en faveur du banditisme au volant et favorisent le non-respect du code de la route".

La situation interpelle également les usagers des transports en commun. Pape Amadou Diop indexe l'attitude des chauffeurs et remet en question la compétence de certains d'entre eux.

"Il y a des chauffeurs qui sont formés, qui ont des permis mais qui ne respectent pas le code de la route", affirme-t-il d'entrée avant de poursuivre, "on voit des chauffeurs de bus qui font la course pour je ne sais quelle raison mais ils font n'importe quoi alors qu’ils ont leur permis".

Amadou Diop souligne aussi des manquements plus graves et surtout très fréquents, "il y a aussi le cas des gens qui n'ont pas de permis et on les appelle souvent des apprentis. Ils viennent et ont leur donnent des voitures qu'ils conduisent sans avoir de permis, ça aussi c'est une des causes des nombreux accidents". Et pour lui, le fait qu'il y ait des apprentis qui conduisent sans avoir de permis, "ça signifie qu’il n y’a pas de surveillance".

Au-delà du manque de surveillance, c'est la prolifération d'établissements non autorisés qui exacerbe le problème de l'insécurité routière et inquiète les formateurs agréés par l'État.

Les auto-écoles ne sont pas toutes en conformité avec la législation comme l'indique Mamoudou Fall. Moniteur agréé, il affirme que "certaines sont des clandestins".

Le moniteur souligne aussi la présence sur les routes de certains conducteurs qui ne passent même pas dans les auto-écoles pour apprendre à conduire. Mais pour Mamoudou, la situation la plus déplorable concerne les responsables des auto-écoles qui profitent de cette situation pour "vendre le permis à des conducteurs qui n'ont pas le niveau".

Des faits que l'on retrouve selon lui au service des mines où "on donne le permis de conduire à des gens qui ne savent pas conduire et qui n'ont même pas appris le code de la route". Et pour ce moniteur agréé, ce sont "des situations qui ne font que favoriser les accidents".

Pour remédier à la défaillance de certains maillons de la chaîne, responsable de la sécurité routière. L'État du Sénégal a procédé au remplacement total et à la numérisation des permis de conduire pour garantir plus de transparence dans l'octroi des permis pour améliorer la sécurité routière.

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