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Semenya défend les athlètes sujets à des "variations génétiques"


Caster Semenya pose sur le podium après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m d'athlétisme des Jeux du Commonwealth de 2018 au stade de Carrara sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Les avocats de l'athlète sud-africaine Caster Semenya ont plaidé mardi pour la tolérance envers les athlètes présentant "des variations génétiques", ironisant sur le "réglement de l'IAAF qui ne permet à personne de courir".

"Au contraire, ce règlement tente de manière erronée et douloureuse de régir les caractéristiques sexuelles des athlètes femmes", ajoutent les conseils de la double championne olympique du 800 m, dans un communiqué.

Publié au deuxième jour des audiences consacrées à l'étude par le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, du recours de Semenya contre les réglements de l'IAAF imposant aux femmes produisant beaucoup de testostérone de prendre des médicaments, ce texte entend par ailleurs répondre à une attaque de la fédération internationale d'athlétisme.

Lundi, l'IAAF avait en effet révélé dans un communiqué le nom des experts appelés par le TAS pour soutenir la thèse d'une médication obligatoire des femmes "hyperandrogènes". Parmi eux, figurent David Handelsman, professeur d'endocrinologie reproductive à l'Université de Sydney ou le Dr Angelica Hirschberg, professeur de gynécologie obstétrique à Stockholm.

Les avocats de Semenya, dénonçant "une violation flagrante de la confidentialité (des débats, NDLR) orchestrée dans le but d'influencer l'opinion publique", avaient promis de divulguer à leur tour, avec cette fois l'autorisation du TAS, la liste des experts qui témoigneront en faveur de leur cliente.

Ils ont révélé mardi matin une liste de dix noms prestigieux, notamment le Professeur Eric Vilain, généticien spécialiste des variations génétiques, expert auprès du CIO, ou le Dr Alun Williams, spécialisé dans les différences génétiques et leur impact sur les performances.

La bataille judiciaire et médiatique a débuté lundi, avec l'arrivée au TAS des deux parties, Semenya et ses avocats d'un côté, Sebastian Coe et les conseils de l'IAAF de l'autre. La décision du panel du TAS sur l'obligation faite aux femmes "hyperandrogènes" de faire baisser avec des médicaments leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales, sur les distances allant du 400 m au mile (1.609 m), devrait être connue fin mars.

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