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Crimes/enquêtes

Saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne près de Rio

La superficie de terres sur lesquelles les trafiquants de drogue récoltent la coca pour faire de la cocaïne augmente régulièrement depuis 2013. Sur cette photo, des soldats déracinent des arbustes à San Jose del Guaviare en Colombie, le 22 mars 2019. (AP/Fernando Vergara)

Près de 2,5 tonnes de cocaïne ont été saisies par la police mercredi dans la banlieue nord de Rio de Janeiro, un record pour cet Etat du Brésil et une des plus grandes prises de l'histoire du pays.

Deux suspects ont été arrêtés lors de l'opération policière menée à Duque de Caxias, ville de la Baixada Fluminense, banlieue pauvre et minée par la violence située au nord de Rio.

"Une organisation criminelle utilisait un hangar pour stocker les stupéfiants", a expliqué la police fédérale dans un communiqué illustré par des photos de centaines de pains de cocaïne.

Le Brésil est devenu ces dernières années une plaque tournante du trafic de cocaïne, avec de grandes cargaisons envoyées par bateau en Europe.

De nombreuses saisies ont eu lieu dans des ports, notamment en 2018, quand deux tonnes de drogue avaient été retrouvées dans des conteneurs au Port de Santos, le plus grand d'Amérique Latine.

La semaine dernière, une opération internationale de grande envergure a permis de saisir 52 tonnes de cocaïne et d'arrêter 45 suspects au Brésil, en Belgique, en Espagne et aux Emirats Arabes Unis.

Selon Europol, le réseau criminel avait des contacts avec des cartels de la drogue au Brésil et dans d'autres pays d'Amérique du Sud qui étaient chargés de la préparation et de l'expédition de la cocaïne, transportée en Europe via des conteneurs maritimes.

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Libération des 42 otages enlevés il y a 10 jours au Nigeria

Un groupe d'écoliers kidnappés est escorté par des militaires et des fonctionnaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement la semaine dernière, à Katsina, au Nigeria, le 18 décembre 2020.

Les 42 personnes, dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école du centre-ouest du Nigeria, ont été libérées, ont annoncé samedi les autorités locales, au lendemain d'un nouveau kidnapping de masse où 317 jeunes filles ont également été enlevées dans le nord du pays.

"Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local", a annoncé sur twitter Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l'Etat nigérian du Niger, l'une des régions minées par les groupes criminels appelés "bandits".

A la mi-février, des hommes armés avaient attaqué ce pensionnat public d'enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel.

Les "bandits", comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, enlevant désormais des enfants dans des écoles, pillent les villages et volent le bétail.

Faut-il négocier avec des ravisseurs? Débat au Nigeria
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Vendredi, 317 jeunes filles scolarisées dans l'Etat de Zamfara, plus au nord, ont été également enlevées dans leurs dortoirs. Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois en colère.

Le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, a assuré vendredi soir qu'il ne "cèderait pas au chantage" des bandits.

A chaque nouveau kidnapping de masse, les autorités, fédérales ou locales, affirment ne payer aucune rançon aux ravisseurs pour la libération des otages, ce qui est peu probable au regard des experts en sécurité qui craignent que ce mode de kidnappings se multiplient dans la région.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

Le Rwanda admet avoir financé le vol qui a ramené Paul Rusesabagina à Kigali

Paul Rusesabagina et son équipe de défense à la Cour de justice de Nyarugenge à Kigali, Rwanda, le 2 octobre 2020.

Le gouvernement du Rwanda a admis vendredi avoir "facilité" le voyage vers Kigali, où il a été arrêté, du héros du film "Hôtel Rwanda", le ministre de la Justice précisant dans une interview que les autorités avaient financé cette opération.

Ex-directeur de l'hôtel des Mille Collines à Kigali, Paul Rusesabagina, 66 ans, a été rendu célèbre par ce film de 2004, racontant comment il a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide rwandais. Ce hutu modéré est ensuite devenu un critique du régime du président rwandais Paul Kagame.

Vivant en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, un pays dont il a obtenu la nationalité, il a été arrêté fin août au Rwanda dans des circonstances troubles, à la descente d'un avion en provenance de Dubaï et qu'il pensait être à destination du Burundi. Ses avocats dénoncent "un enlèvement".

"Le gouvernement a payé", a affirmé depuis Kigali le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye, dans un entretien à l'émission UpFront d'Al Jazeera, produite aux Etat-Unis.

"Il y a une personne qui travaillait de longue date avec M. Rusesabagina, qui avait suscité l'intérêt de notre département des enquêtes criminelles (...) et le paiement visait à faciliter le projet de cet homme d'amener Rusesabagina au Rwanda", a-t-il expliqué.

"Le gouvernement n'a pas joué de rôle dans son transport. Il a aidé ce monsieur qui voulait l'amener au Rwanda", a poursuivi le ministre, affirmant le Rwanda avait respecté la légalité en dupant M. Rusesabagina.

"En droit international, attirer des gens vers des endroits où ils peuvent être amenés devant la justice est arrivé et cela dans de nombreuses juridictions", a-t-il souligné.

L'identité de l'homme qui a trompé l'opposant n'est pas donnée mais il est évoqué comme un ancien "complice".

Vendredi soir, le ministère rwandais de la Justice a confirmé dans un communiqué que le Rwanda avait "facilité le voyage" amenant M. Rusesabagina à Kigali, affirmant que l'arrestation était "légale" et que "ses droits n'ont jamais été violés".

Paul Rusesabagina, dont le procès à Kigali a commencé mi-février, est visé par neuf chefs d'accusation, dont celui de terrorisme. Il est notamment poursuivi pour avoir soutenu le Front de libération nationale (FLN), un groupe rebelle accusé d'avoir mené ces dernières années des attaques meurtrières au Rwanda.

Dans son communiqué, le ministère rwandais de la Justice souligne par ailleurs qu'une conversation privée du ministre avec ses conseils - transmise par "inadvertance" à Al Jazeera selon la chaîne et diffusée durant l'émission -, durant laquelle est évoquée une interception de la correspondance privée du détenu, "ne reflète pas la position du gouvernement".

Lady Gaga retrouve sains et saufs ses deux chiens volés

Lady Gaga se prépare à chanter l'hymne national avant que Joe Biden ne prête serment en tant que 46e président des États-Unis le 20 janvier 2021 au Capitole américain à Washington, DC.

Lady Gaga a retrouvé sains et saufs ses deux chiens volés, pour lesquels la diva de la pop avait offert 500.000 dollars de récompense, a annoncé vendredi la police de Los Angeles.

Koji et Gustav, deux bulldogs français, avaient été enlevés par deux inconnus mercredi soir. Ces derniers avaient tiré sur un employé de Lady Gaga qui promenait les animaux dans une rue de Los Angeles, puis s'étaient enfuis en voiture.

"Les deux chiens de Lady Gaga ont été remis dans un poste de police local, et ont retrouvé sains et saufs" les représentants de leur propriétaire, a tweeté la police de Los Angeles (LAPD).

Les deux animaux ont été retrouvés par une femme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, qui a contacté les proches de la chanteuse, a précisé le LAPD sans dévoiler plus de détails, une enquête criminelle étant en cours.

"Mon cœur souffre, et je prie pour que ma famille soit de nouveau au complet grâce à un acte de bonté. Je payerai 500.000 dollars pour leur retour sains et saufs", avait écrit l'artiste sur Instagram après l'enlèvement de ses bulldogs. "Si vous les avez achetés ou trouvés à votre insu, la récompense est la même", avait-elle insisté.

Le promeneur de chiens de Lady Gaga, Ryan Fischer, a été blessé pendant l'agression et hospitalisé. Un troisième chien de la chanteuse s'était enfui mais était revenu près du promeneur.

Les bulldogs français sont une espèce relativement rare et recherchée, qui peuvent se vendre plusieurs milliers de dollars. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si les voleurs ont agi en sachant que les chiens appartenaient à la star, ou s'ils ont juste voulu capturer et revendre des animaux de prix.

Lady Gaga est particulièrement attachée à ses chiens, qui l'accompagnent fréquemment lors d'événements publics et dont elle publie des photos sur les réseaux sociaux.

Difficile de savoir, pour l'heure, si la femme qui a ramené les chiens recevra les 500 000 dollars de récompense promis par la chanteuse, rapporte le quotidien Los Angeles Times.

Une militante libérée de prison en Inde après des accusations de torture

Manifestation de fermiers dans l'Haryana, le 27 décembre 2020. Les femmes ont joué un rôle croissant dans les contestations d'agriculteurs et d'ouvriers en Inde.

Nodeep Kaur, militante pour les droits du travail, arrêtée le mois dernier dans une manifestation ouvrière, a été libérée sous caution vendredi, quelques jours après que ses proches ont affirmé qu'elle avait été torturée et agressée sexuellement en détention.

Nodeep Kaur, âgée de 25 ans et appartenant à la communauté marginalisée des dalits (anciennement appelés "les intouchables"), avait été arrêtée dans une manifestation d'ouvriers devant une usine à la périphérie de la capitale indienne New Delhi.

Sa soeur Rajvir Kaur a confirmé vendredi qu'elle avait obtenu une libération sous caution de la Haute Cour du Pendjab et de l'Haryana (Nord). "Nous devons également lui faire passer un examen médical", a-t-elle précisé.

La police l'a arrêtée pour rassemblement illégal, tentative de meurtre et extorsion, selon des informations des médias locaux.

Son arrestation a déclenché une vague d'indignations et sa famille et ses partisans ont affirmé qu'elle avait été agressée sexuellement et torturée en détention. La police nie ces allégations.

Meena Harris, nièce de la vice-présidente américaine Kamala Harris, avait appelé à sa libération au début du mois, en tweetant qu'elle avait été "arrêtée, torturée et agressée sexuellement" en détention.

Le député travailliste britannique Tanmanjeet Singh Dhesi a évoqué l'arrestation de Nodeep Kaur au Parlement britannique, se disant alarmé par les accusations de torture.

La jeune femme a également participé au mouvement de protestations d'agriculteurs contre les réformes du gouvernement indien libéralisant les marchés agricoles.

Ces manifestations ont été abondamment commentées sur Twitter notamment par la pop star Rihanna et la militante suédoise pour le climat Greta Thunberg, suscitant la colère du gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

Affaire Jamal Khashoggi: l'administration Biden publie un rapport qui accable le prince héritier saoudien

Une policière turque passe devant la photo du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avant une cérémonie, près du consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, marquant le premier anniversaire de sa mort, le 2 octobre 2019.

Le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed ben Salman, avait validé l'exécution du journaliste Jamal Khashoggi, basé aux Etats-Unis, selon l'extrait d'un dossier secret rendu public par l'administration Biden vendredi.

M. Khashoggi, un journaliste saoudien, était l'ancien rédacteur en chef du quotidien saoudien Al-Watan et chroniqueur au Washington Post. Il a été tué le 2 octobre 2018, peu après son entrée au consulat saoudien à Istanbul, en Turquie.

Selon sa fiancée qui l'accompagnait au consulat, il était allé renouveler son passeport. On ne le reverra plus jamais.

Dans une plainte introduite en 2020, la fiancée, Hatice Cengiz, déclare au tribunal que des agents saoudiens ont "lié, drogué, torturé et assassiné" Jamal Khashoggi puis "démembré son corps". Ne sachant pas ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment, elle l'a attendu dehors pendant plus de 12 heures. Les restes de M. Khashoggi n'ont jamais été retrouvés ni rendus, précise-t-elle dans sa plainte.

Le rapport avait été préparé beaucoup plus tôt mais l'administration Trump avait gelé sa publication, malgré les objections du Congrès, selon le quotidien USA Today. Il contient les noms d'une vingtaine de personnes qui auraient participé à la mort du journaliste.

Jamal Khashoggi avait 48 ans au moment de sa disparition.

"Nous estimons que le prince héritier d'Arabie Saoudite, Muhammad bin Salman, a approuvé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi", lit-on dans le rapport.

Plus loin, ont lit:"Depuis 2017, le prince héritier exerce un contrôle absolu des agences de sécurité et de renseignement du Royaume saoudien, ce qui rend très improbable que des fonctionnaires aient mené une opération de cette nature sans son autorisation".

Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, assiste à un événement marquant le premier anniversaire de son assassinat, à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2019.
Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, assiste à un événement marquant le premier anniversaire de son assassinat, à Istanbul, Turquie, le 2 octobre 2019.

Selon le rapport américain, le journaliste était surveillé par le gouvernement saoudien, quoi que vivant à l'étranger.

Un fait qui avait été confirmé par l'organisation à but non lucratif Freedom House, qui, début février, a identifié l'Arabie saoudite comme l'un des pays qui mènent des vastes "campagnes de répression transnationales", avec le Rwanda, la Chine, l'Iran, la Russie et la Turquie.

Quelques semaines après la mort de M. Khashoggi, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait pointé du doigt le gouvernement saoudien lors d’un discours prononcé devant le parlement à Ankara. Il avait aussi demandé au gouvernement saoudien d'extrader vers la Turquie les personnes impliquées dans la mort du journaliste, argumentant que la Turquie avait le droit de les poursuivre en justice vu que le meurtre présumé avait été commis sur son territoire.

Malgré la publication du dossier, il est difficile de savoir si les auteurs présumés – et encore moins le prince – seront sanctionnés par le gouvernement américain.

La veille, le président Joe Biden avait eu une conversation téléphonique avec le roi Salman d'Arabie saoudite. Aucune mention du dossier Khashoggi ne figure dans le compte-rendu officiel publié par la Maison Blanche.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une association à but non lucratif qui défend la liberté de la presse, place l'Arabie saoudite parmi les pires endroits au monde pour exercer le métier de journaliste.

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