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Sahara occidental : l'ONU fait état de positions "fondamentalement divergentes"

Des soldats du Front Polisario à l’entrée de leur base militaire à Bir Lahlou, Sahara occidental, 9 septembre 2016.

Les participants à une deuxième table ronde sur l'avenir du Sahara occidental sont convenus vendredi de se retrouver pour de nouvelles discussions, mais l'émissaire de l'ONU a reconnu que beaucoup de positions restaient encore très éloignées.

Le Maroc, qui a annexé cette ancienne colonie espagnole en 1975, et le Front Polisario, qui revendique son indépendance, n'ont pas progressé sur la voie d'un référendum d'autodétermination rejeté catégoriquement par Rabat.

Lors d'une conférence de presse, le Représentant personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, l'ex-président allemand Horst Kohler, a reconnu que les progrès étaient lents.

"Ce n'est pas et ce ne sera pas facile. Il reste encore beaucoup de travail pour les délégations", a-t-il dit. "Personne ne devrait s'attendre à un résultat rapide, car de nombreuses positions divergent toujours fondamentalement."

Après six ans d'absence de dialogue entre les protagonistes de ce conflit, une première rencontre avait eu lieu en décembre 2018, à huis clos, au siège de l'ONU à Genève.

La deuxième table ronde s'est tenue jeudi et vendredi, dans un lieu tenu secret près de Genève, en présence des ministres des Affaires étrangères de l'Algérie, du Maroc et de la Mauritanie.

"Cette fois, mon intention était de consolider la dynamique positive créée par la première réunion et de commencer à aborder des questions plus substantielles", a déclaré M. Kohler.

Il a annoncé que les délégations avaient "accepté de poursuivre ce processus et de se réunir à nouveau dans ce format".

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré aux journalistes que les délégations avaient accepté de se revoir avant l'été.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination pour le Sahara occidental, une étendue désertique de 266.000 km2 dans une région riche en phosphates et bordée d'eaux poissonneuses.

M. Bourita a répété que son pays était prêt à discuter "d'autonomie", mais que sous aucune circonstance, il "n'acceptera un référendum dans lequel l'une des options serait l'indépendance".

Le représentant du Polisario, Khatri Addouh, a insisté sur la nécessité pour le peuple sahraoui de pouvoir s'exprimer librement sur l'avenir de ce territoire.

"Hormis un référendum libre, organisé et garanti par l'ONU, nous ne voyons pas comment une telle expression pourrait avoir lieu", a-t-il dit aux médias.

Le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), qui garantit dans cette région un cessez-le-feu depuis 1991, arrive à échéance en avril.

Les Etats-Unis pourraient vouloir le prolonger seulement pour six mois, contre l'avis d'autres membres du Conseil, au premier rang desquels figure la France qui préférerait un renouvellement d'un an.

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Soudan: la contestation suspend les discussions avec l'armée, veut intensifier le mouvement

Sit-in devant le siège de l'armée à Khartoum, au Soudan, le 20 avril 2019. Les manifestants exigent que l'armée, qui a renversé et arrêté le président Omar al-Bashir la semaine dernière, cède immédiatement le pouvoir.

Les responsables de la contestation au Soudan ont annoncé dimanche la suspension des discussions avec les militaires, et appelé à intensifier les manifestations réclamant un pouvoir civil.

"Nous suspendons nos discussions avec le Conseil militaire" de transition, a déclaré un porte-parole des organisations représentant la contestation, Mohamed al-Amine, qui s'adressait à des milliers de personnes rassemblées devant le QG de l'armée à Khartoum.

"Nous considérons le Conseil militaire comme un prolongement du régime" de l'ex-président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril dernier, a-t-il ajouté en appelant à "poursuivre et intensifier les manifestations jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites".

Les manifestants massés devant le QG militaire agitaient des drapeaux soudanais, et inondaient de lumière les bâtiments avec les lampes de leurs téléphones portables.

"Liberté, paix, justice" scandait la foule. "Notre révolution est civile, elle est protégée par le peuple" lançaient aussi des manifestants.

Le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, a fait monter la pression sur les manifestants en "condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité", lors d'une rencontre avec des officiers de haut rang. Il faisait référence aux barrages et points de contrôle établis par les manifestants aux abords du QG de l'armée.

Samedi, les dirigeants militaires et les leaders de la contestation avaient eu des discussions et convenu de les poursuivre. D'autres séries de discussions avaient également eu lieu auparavant, selon un responsable de la contestation.

Plus tôt dans la journée, le général Burhane avait affirmé à la télévision son "engagement à remettre le pouvoir au peuple", et promis que l'armée répondrait dans la semaine aux demandes des manifestants.

- Annonce "dans quelques jours" -

Il avait également indiqué que l'équivalent de 113 millions de dollars, en devise américaine, euros et livres soudanaises, avaient été saisis dans la résidence de M. Béchir. Le président déchu a été arrêté puis emprisonné après sa destitution par l'armée sous la pression de la rue.

Et le nouveau procureur général, al-Walid Sayyed Ahmed, en place depuis quelques jours à peine, a de son côté annoncé des dispositions pour contrôler les biens des hauts responsables du régime de M. Béchir et de leurs familles.

Mais ces annonces n'ont pas apaisé la foule qui campe depuis plus de deux semaines devant le siège de l'armée pour réclamer un transfert rapide du pouvoir à une autorité civile, seule à leur yeux à même de garantir une véritable transition politique.

L'annonce de la composition d'un Conseil civil censé remplacer le Conseil militaire, qui était attendue dimanche, interviendra "dans quelques jours", a indiqué un porte-parole de la contestation, Madani Abbas Madani.

La contestation au Soudan, déclenchée le 19 décembre après la décision du gouvernement Béchir de tripler le prix du pain, s'est rapidement transformée en contestation inédite contre le président déchu et plus largement du système en place.

- Aide financière de Ryad et Abou Dhabi -

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 30 juin 1989, Omar el-Béchir a dirigé d'une main de fer un pays miné par des rébellions dans plusieurs régions et est en outre accusé de graves violations des droits humains.

Sur le plan économique, le pays a aussi souffert de l'embargo imposé par les Etats-Unis en 1997, en raison notamment d'un soutien à des groupes jihadistes, et retiré 20 ans plus tard. Le Soudan demeure cependant sur la liste américaine des "pays soutenant le terrorisme."

Une délégation soudanaise va se rendre à Washington pour discuter d'un retrait du Soudan de cette liste, a déclaré dimanche M. Burhane à la télévision.

Les Etats-Unis avaient salué jeudi les premières mesures prises par les militaires, mais ont aussi appelé à une transition qui réponde davantage aux aspirations démocratiques des Soudanais.

Washington avait également annoncé la venue à Khartoum de la responsable du département d'Etat américain chargée de l'Afrique de l'Est, Makila James, "ce week-end", sans préciser qui elle y rencontrerait. Le général Burhane n'a pas fait de commentaire sur cette visite dans son interview télévisée dimanche.

Ryad et Abou Dhabi ont confirmé dimanche leur soutien au Soudan en annonçant un dépôt de 500 millions de dollars dans la banque centrale soudanaise et une somme de 2,5 milliards destinée à financer les besoins du peuple soudanais en produits alimentaires, médicaments et produits pétroliers, selon l'agence saoudienne officielle SPA, qui n'a pas précisé s'il s'agit de dons ou de prêts.

Dimanche, la valeur de la livre soudanaise s'est fortement renforcée sur le marché noir, s'échangeant à 45 livres pour un dollar contre 72 livres la semaine dernière. Le taux de change officiel est fixé à 47,5 livres pour un dollar.

Avec AFP

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