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Asie

Séisme de magnitude 6,3 aux Philippines

Un hôtel endommagé par un fort tremblement de terre à Kidapawan, dans le nord de la province de Cotabato, aux Philippines, jeudi 31 octobre 2019. (AP)

Un séisme de magnitude 6,3 s'est produit vendredi aux Philippines, selon l'Institut de géophysique américain (USGS), faisant trembler des immeubles et interrompant des messes de Noël, mais sans faire ni victime ni dégât.

Le tremblement de terre s'est produit dans la province de Batangas, sur l'île principale de Luzon, à 07H43 (23H43 GMT), selon l'USGS. La grande profondeur du séisme (114 km) rend faible la probabilité qu'il y ait des victimes ou des dégâts matériels importants, selon l'institut américain.

Des témoins ont cependant raconté que des immeubles de la capitale Manille ont tremblé et que des messes de Noël ont été interrompues. "Le service religieux a marqué une pause mais les gens n'ont pas paniqué", a raconté Carlo Caceres, chef de la police de Calatagan, ville proche de l'épicentre du séisme à 90 km au sud de Manille.

"Il y a souvent des tremblements de terre dans la région et les gens y sont plus ou moins habitués", a-t-il ajouté.

Les Philippines se trouvent sur la "Ceinture de feu" du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques provoque de fréquents tremblements de terre et une importante activité volcanique.

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Des pluies diluviennes font plus de 100 morts au Népal

Des personnes pataugent dans une zone inondée à Dipayal Silgadhi, au Népal, le jeudi 21 octobre 2021.

Les autorités népalaises recherchent vendredi des dizaines de personnes portées disparues à la suite des fortes pluies, des inondations et des glissements de terrain survenus cette semaine, tandis que les survivants se plaignent de ne recevoir aucune aide du gouvernement.

Le nombre de morts a dépassé la centaine dans les régions orientale et occidentale du pays, a déclaré le porte-parole de la police, Basanta Bahadur Kunwar.

Au moins 40 autres personnes ont été blessées par des glissements de terrain et des effondrements de maisons, et 41 autres sont portées disparues, a ajouté M. Kunwar.

Les pluies se sont calmées dans certaines régions et le temps devrait s'améliorer dans toute la nation himalayenne au cours du week-end.

88 morts en Inde

Les fortes pluies ont également fait des ravages dans l'Inde voisine cette semaine, tuant au moins 88 personnes et inondant des routes, détruisant des ponts et provoquant des glissements de terrain qui ont emporté plusieurs maisons.

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Démission de l'émissaire américain pour l'Afghanistan, Zalmay Khalilzad

L'émissaire américain pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, le 2 août 2021.

L'émissaire américain pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, symbole de l'échec cuisant des Etats-Unis face aux talibans, quitte ses fonctions, a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken.

Dans une lettre adressée au secrétaire d'Etat Antony Blinken, Zalmay Khalilzad défend son bilan mais effectue tout de même un constat d'échec. Il affirme également vouloir s'écarter pendant cette "nouvelle phase" de la politique américaine à l'égard de l'Afghanistan.

"L'accord politique entre le gouvernement afghan et les talibans ne s'est pas déroulé comme prévu", écrit-il, avant d'ajouter: "les raisons pour cela sont trop complexes, et je partagerai mes pensées dans les prochains jours et semaines".

M. Khalilzad est remplacé par son adjoint Thomas West, qui fut un conseiller de la Maison Blanche quand Joe Biden était vice-président, a précisé le secrétaire d'Etat dans un bref communiqué.

Diplomate de carrière, né en Afghanistan et âgé de 70 ans, Zalmay Khalilzad a été le représentant de Washington dans les pourparlers avec les talibans à Doha, qui ont débouché sur l'accord de février 2020 prévoyant le retrait des forces américaines et étrangères de ce pays.

Avant de parvenir à cet accord, qualifié à l'époque d'historique, il a conduit pendant des mois d'intenses tractations qui l'ont mené de capitale en capitale, participé à des sommets dans de luxueux hôtels et donné des conférences dans de prestigieux centres de réflexion.

Partout, il a assuré que les talibans étaient prêts à faire des concessions et à trouver un compromis. Au final, il aura surtout contribué au retour des talibans et à la mort de la république afghane.

Né à Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, il parle couramment le pachtoun et le dari, les deux principales langues du pays. Sa carrière reste associée aux "faucons" de l'administration de George W. Bush du début des années 2000, dont il était proche, en particulier le vice-président Dick Cheney.

Il occupe divers postes au département d'Etat et au Pentagone avant d'être un très influent ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan de 2003 à 2005, puis d'occuper les mêmes fonctions en Irak. Il gagne une réputation de fin négociateur.

Ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU de 2007 à 2009, il critique ensuite la gestion de la guerre afghane par le président Barack Obama, en particulier sa décision de retirer les troupes américaines. Il revient sur le devant de la scène en 2018 sous Donald Trump, nommé conseiller à la Défense nationale d'une administration qui avait décidé de parler aux talibans.

Le 29 février 2020 à Doha, les Etats-Unis signent en grande pompe avec les talibans un accord historique prévoyant le retrait de tous les soldats étrangers d'ici le 1er mai 2021. Les talibans s'engagent à ne pas attaquer les Etats-Unis et leurs alliés, mais leurs autres promesses --couper les ponts avec Al-Qaïda et autres groupes jihadistes, et négocier avec le gouvernement afghan--, restent lettre morte.

Le président Joe Biden avait confirmé le retrait américain, dont il a juste repoussé l'échéance au 31 août, et le 15 août, les talibans reprenaient le pouvoir.

Au moins 32 morts après des explosions dans une mosquée chiite en Afghanistan

Des Afghans inspectent les dégâts à l'intérieur d'une mosquée chiite à Kandahar le 15 octobre 2021, après un attentat suicide à la bombe lors de la prière du vendredi.

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des explosions survenues vendredi dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, une semaine après un attentat sanglant dans les mêmes circonstances à Kunduz (nord-est), revendiqué par l'organisation État islamique (EI).

"Trente-deux morts et 53 blessés ont été amenés à notre hôpital jusqu'ici", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'hôpital central de Kandahar, sous couvert d'anonymat.

Les explosions ont touché la mosquée Fatemieh, également connue sous le nom de mosquée Imam Bargah, dans le centre de Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un témoin, ayant requis l'anonymat, a raconté à l'AFP avoir entendu trois explosions, une à la porte principale de la mosquée, une autre dans sa partie sud et la dernière là où les croyants viennent faire leurs ablutions.

Une quinzaine d'ambulances se sont rendues sur place, alors que les forces de sécurité talibanes ont été déployées aux abords du site, dont l'accès restait bloqué, a constaté le journaliste de l'AFP.

De premières images de l'intérieur de la mosquée, ne pouvant être authentifiées dans l'immédiat, montraient des corps ensanglantés étendus sur le sol de la mosquée.

Ces explosions surviennent exactement une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), revendiqué par l'EI et qui a fait plusieurs dizaines de victimes.

'Hérétique'

"Nous sommes attristés d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans une mosquée de la confrérie chiite (...)de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés", a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti.

"Des forces spéciales de l'Émirat islamique sont arrivées dans la zone pour déterminer la nature de l'incident et traduire les auteurs en justice", a-t-il ajouté.

Ce probable attentat n'a pas été revendiqué à ce stade.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, menés par l'EI.

Sa branche locale, l’État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane.

Vendredi dernier, à Kunduz, à la même heure, un kamikaze a déclenché un gilet explosif dans la foule lors de la grande prière du vendredi à la mosquée chiite de Gozar-e-Sayed, tuant au moins une quarantaine de fidèles.

L'attentat de Kunduz est l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

L'EI-K, groupe sunnite rival des talibans et qui se présente comme le seul garant d'une vision aboutie de l'islam, a ciblé à de très nombreuses reprises ces dernières années la minorité chiite, considérée comme "hérétique".

Les talibans eux-mêmes s'en sont souvent pris dans le passé aux chiites afghans, membres de la communauté hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants).

Mais depuis leur arrivée au pouvoir, ils se sont déterminés à en garantir la sécurité.

Le G-20 veut éviter une catastrophe humanitaire en Afghanistan

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