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Vers une présidence à vie pour Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors des célébrations du 10e anniversaire de l'Université olympique internationale russe à Sotchi, en Russie, le 3 décembre 2019. (Photo de SHAMIL ZHUMATOV / POOL / AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a signé samedi la vaste réforme constitutionnelle devant lui donner le droit d'effectuer deux mandats supplémentaires, un amendement ajouté à la surprise générale cette semaine et vivement dénoncé par l'opposition, a indiqué l'agence officielle TASS.

Le service d'information juridique officiel russe a publié sur son site Internet une loi de 68 pages récapitulant l'ensemble des changements constitutionnels, signe qu'ils ont été approuvés par le président russe.

La réforme doit maintenant être validée par la Cour constitutionnelle dans un délai d'une semaine, selon la loi russe qui prévoit une procédure législative spécifique pour ce type de mesures.

Le texte doit ensuite être définitivement approuvé lors d'un "vote populaire" prévu le 22 avril.

La présidente de la Chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a assuré samedi à la presse que le vote devait être maintenu "malgré les diverses inquiétudes liées au coronavirus".

Ces dernières semaines, des spéculations affirmaient que le Kremlin procèderait à un vote en ligne, une éventualité dénoncée par l'opposition qui craint qu'elle ne permette des fraudes massives.

L'un des amendements, proposé mardi, doit permettre à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, afin de lui donner le droit de se représenter en 2024 et en 2030.

L'opposition russe a dénoncé une "usurpation du pouvoir".

La réforme a été validée très rapidement par le Parlement.

Elle renforce aussi les pouvoirs de l'exécutif et entérine une vision conservatrice de la Russie avec la mention de la "foi en Dieu" ainsi que le principe d'un mariage possible uniquement entre un homme et une femme.

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Des scandales sur l’achat de masques mettent le parti de Merkel en difficulté

La Chancelière Angela Merkel lors du sommet Compact with Africa à Berlin, le 30 octobre 2018.

Un député allemand du parti de la chancelière Angela Merkel a annoncé lundi sa démission immédiate du parlement, pour avoir reçu un paiement après avoir négocié des contrats d'achat de masques faciaux pour des autorités locales. Ce scandale secoue les conservateurs à six mois des élections.

"Afin d'éviter d'autres dommages à mon parti, je me retire de mon mandat au Bundestag", a déclaré Nikolas Loebel, du parti conservateur des démocrates-chrétiens (CDU) dans un communiqué.

Loebel a été critiqué après avoir déclaré dimanche qu'il démissionnerait de la faction CDU mais qu'il conserverait son siège à la chambre basse jusqu'aux élections générales de septembre.

Sa démission intervient une semaine avant les élections régionales dans les États de Rhénanie-Palatinat et du Bade-Wurtemberg, dans l’ouest, où se trouve la circonscription de Loebel.

Selon l'agence Reuters, le scandale pourrait susciter plus de mécontentement des électeurs. La coalition au pouvoir a été critiquée pour une lente campagne de vaccination contre le COVID-19.

Le président de la CDU, Armin Laschet, un candidat potentiel pour succéder à Merkel, et d'autres parlementaires conservateurs de haut rang ont appelé Loebel à démissionner immédiatement de son poste de député. Les élus qui cherchent à faire du profit dans leur devoir de protection contre la pandémie "devraient quitter le parlement immédiatement", a déclaré Laschet.

Un autre député conservateur, Georg Nuesslein, a démissionné vendredi de son poste de chef adjoint du groupe parlementaire de Merkel, affirmant qu'il ne défendrait pas non plus son siège au parlement en septembre.

Nuesslein nie les allégations selon lesquelles il aurait pris plus de 600 000 euros par le biais d’une société de consultance dans une commande de masques par l'État. Le parquet de Munich a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les premières allégations de corruption contre Nuesslein.

Les alliés d’Angela Merkel sont en net recul dans les sondages, à cause notamment de leur gestion de la pandémie de Covid-19, même si le gouvernement a été applaudi dans sa réponse lors de la première vague.

La Suisse interdit le port du voile intégral

Des femmes voilées assistent à un discours du prédicateur Pierre Vogel, à Offenbach, près de Francfort, en Allemagne, le 28 juin 2014.

Les Suisses ont voté dimanche à une courte majorité en faveur de l'interdiction de se dissimuler le visage, un signal contre l'islam radical selon ses partisans, une initiative xénophobe et sexiste pour les autres. Ils ont aussi discuté d'un accord commercial entre Genève et l'Indonésie.

Le texte, initialement proposé par le parti populiste de droite UDC, a obtenu 51,21% des voix et une majorité de cantons, selon les résultats officiels publiés par le gouvernement fédéral.

Il a été soutenu par des féministes et une partie des électeurs de la gauche laïque.

"Nous nous réjouissons. Nous ne voulons pas qu'il y ait un islam radical dans notre pays", a lancé le président de l'UDC Suisse, Marco Chiesa sur la chaîne Blick.tv.

Le texte n'évoque ni la burqa - une large pièce de tissu qui couvre de la tête aux pieds et munie d'une fente grillagée à hauteur des yeux - ni le niqab, qui couvre entièrement le corps et le visage à l'exception des yeux, mais les affiches de campagne ne laissaient pas de doute sur l'objet du referendum.

En votant contre le port du voile intégral dans l'espace public, la Suisse rejoint la France, l'Autriche, la Bulgarie, la Belgique et le Danemark, après des années de débat.

Il sera donc désormais interdit de se couvrir complètement le visage en public -ce qui vaut aussi pour des manifestants cagoulés- mais des exceptions sont prévues pour les lieux de culte par exemple.

Les Suisses se sont par ailleurs prononcés en faveur d'un accord commercial avec l'Indonésie (51,65%) mais ont rejeté largement l'introduction d'une identité électronique fédérale gérée par le privé (64,36% pour le non).

Touristes

Le oui risque de "banaliser l'ambiance xénophobe et raciste" à l'encontre des musulmanes, a déclaré Myriam Mastour, membre du collectif Les Foulards Violets et de la grève féministe sur la chaîne publique RTS. En revanche elle se réjouit du faible écart entre le oui et le non, alors que les premiers sondages donnaient l'initiative de l'UDC largement favorite.

Selon les opposants, le port du voile intégral n'est pas un sujet en Suisse, où on estime à quelques dizaines les femmes ainsi vêtues, en général des converties. Ce sont surtout des riches touristes que l'on voit ainsi vêtues fréquenter les boutiques chics de Genève ou Zürich.

Ce résultat, "c'est un immense soulagement", a dit Mohamed Hamdaoui, député au Grand Conseil bernois et fondateur de la campagne "A visage découvert" à l'agence ATS. "Ce vote est révélateur d'une prise de conscience", selon ce membre du PS, qui se revendique musulman laïque. C'était "l'occasion de dire stop à l'islamisme" et pas "aux musulmans, qui ont évidemment toute leur place dans ce pays", a-t-il souligné.

"L'interdiction du voile intégral n'est pas une mesure visant la libération des femmes. Il s'agit au contraire d'une dangereuse politique symbolique qui viole la liberté d'expression et de religion", accuse Cyrielle Huguenot, responsable des droits des femmes à Amnesty International Suisse, citée dans un communiqué.

Selon les chiffres de l'Office des statistiques de 2019, environ 5,5% de la population suisse est musulmane, essentiellement avec des racines en ex-Yougoslavie, où cette tradition vestimentaire est absente.

Le gouvernement fédéral et le parlement s'opposaient à cette mesure.

En 2009, les Suisses avaient déjà voté l'interdiction de la construction de minarets sur les mosquées, provoquant la colère dans les pays musulmans et l'approbation des partis nationalistes européens.

Peu après le vote dimanche quelque 150 manifestants -essentiellement des jeunes- se sont rassemblés contre l'initiative à Berne, a constaté un journaliste de l'AFP. "Il faut décoloniser la femme musulmane", pouvait-on lire en allemand sur une pancarte ou encore "Ma tête m'appartient" sur une autre arborant une tete de mannequin voilée.

Huile de palme

La population a aussi donné dimanche un court avantage à un accord commercial avec l'Indonésie.

Le plus grand pays musulman du monde est un marché très prometteur, mais c'est l'huile de palme - à la réputation écologique sulfureuse - qui avait focalisé le débat.

Signé en 2018 et approuvé par le parlement suisse en 2019, cet accord prévoit l'abolition des droits de douane sur une grande partie des produits échangés avec l'Indonésie ainsi qu'un ensemble de règles régissant les échanges de services, la propriété intellectuelle et les investissements.

Les opposants estiment que leur score démontre que les préoccupations écologiques devront être au coeur des futures négociations commerciales.

Meghan Markle détaille son supplice au sein de la famille royale

Le prince Harry et Meghan, duchesse du Sussex, tenant leur fils Archie, au Cap, en Afrique du Sud, le 25 septembre 2019.

Meghan Markle a eu des pensées suicidaires lorsqu'elle vivait au sein de la famille royale, et n'a reçu aucun soutien psychologique malgré des demandes répétées, a-t-elle expliqué dans une interview diffusée dimanche.

"Je ne voulais tout simplement plus être en vie. Et c'étaient des pensées constantes, terrifiantes, réelles et très claires", a dit la duchesse de Sussex à la présentatrice Oprah Winfrey lors de l'entretien retransmis par la chaîne CBS, mettant son état psychologique sur le compte de la couverture agressive des médias britanniques.

Elle dit être allée voir des membres de l'institution royale pour demander de l'aide et évoquer la possibilité d'une prise en charge médicale, "et on m'a dit que je ne pouvais pas, que ce ne serait pas bon pour l'institution", a-t-elle ajouté.

L'ancienne actrice, qui est métisse, a également affirmé que des membres de la famille royale s'étaient inquiétés de la couleur de peau de son fils Archie avant sa naissance. Ils ont exprimé des "inquiétudes (...) quant à savoir à quel point sa peau serait foncée", "ce que ça voudrait dire et à quoi cela ressemblerait", a-t-elle expliqué.

La duchesse de Sussex a également indiqué que le palais de Buckingham avait refusé d'accorder une protection à l'enfant et que des membres de l'institution estimaient qu'Archie ne devrait pas recevoir de titre de noblesse, bien que ce soit la tradition.

Harry a lui regretté que la famille royale n'ait pas pris position publiquement pour dénoncer ce qu'il considère comme une couverture aux accents racistes par une partie de la presse britannique.

Si l'Américaine de 39 ans a dénoncé une "vraie campagne de dénigrement" de la part de l'institution royale et dit ne pas s'être sentie protégée par la famille royale, elle a pris garde de ne pas attaquer personnellement des membres de la couronne.

Elle a simplement affirmé que, contrairement à ce qui avait été rapporté par la presse britannique, ce n'était pas elle qui avait fait pleurer Kate, la duchesse de Cambridge, mais que l'inverse s'était produit lors d'un incident survenu avant son mariage avec le prince Harry, en 2018. Elle a précisé que Kate s'était excusée peu après.

Harry a été plus loin, avouant s'être senti "vraiment lâché" par son père, le prince Charles, alors qu'il vivait une période difficile. "Parce qu'il a vécu quelque chose de similaire. Il sait ce qu'est la douleur", a dit le prince. "Il y aura du travail" pour améliorer leur relation, "mais en même temps, je l'aimerai toujours".

Interview "cirque"

De son côté, la monarchie britannique avait décidé de faire front face à la menace de cette interview-choc, offrant quelques heures avant l'intervention des Sussex l'image d'une famille unie lors des célébrations annuelles du Commonwealth.

Dans un discours télévisé préenregistré, la reine a souligné l'importance du "dévouement désintéressé et du sens du devoir" dont ont fait preuve les soignants durant la pandémie, un signe que certains ne manqueront pas d'interpréter comme une critique adressée au couple princier.

Selon une source proche de la reine citée par le Sunday Times, Elizabeth II ne comptait pas regarder l'interview de son petit-fils et sera médiatiquement plus présente la semaine prochaine pour montrer que la monarchie "se concentre sur des questions importantes".

Le journal indique aussi que des membres de la cour, qui n'ont pas hésité à qualifier l'interview de "cirque", se préparent à riposter "par de nouvelles révélations" sur le comportement du couple si la monarchie était attaquée.

Après avoir confirmé à la reine leur mise en retrait définitive de la famille royale, au terme d'une période d'observation, le duc et la duchesse de Sussex, mariés depuis mai 2018, ont perdu leurs derniers titres officiels en février.

Installé au Canada, puis en Californie, à Montecito, depuis mars, le duo a déjà résolument pris la tangente et capitalisé sur son image de couple moderne, mixte, tourné vers l'humanitaire, dans un pays où l'opinion leur est beaucoup plus favorable qu'en Angleterre.

Depuis leur déménagement, les époux ont créé leur fondation, Archewell, et se sont notamment engagés à produire des programmes pour Netflix, moyennant 100 millions de dollars selon plusieurs médias américains, et des podcasts pour Spotify. A cela s'ajoute un partenariat annoncé avec la plateforme Apple TV+, en collaboration avec la présentatrice américaine Oprah Winfrey, qui dirigera l'interview de dimanche.

Le couple vaut de l'or et "Oprah" a vendu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS, tout en conservant les droits à l'international, source de juteux revenus car une bonne partie de la planète attend ce rendez-vous télévisuel.

Turquie : un hélicoptère militaire s'écrase, 11 morts dont un général

Des soldats turcs chargent un avion-cargo militaire avec un don d'équipement de protection individuelle offert par la Turquie pour aider les États-Unis à combattre le coronavirus, à l'aéroport Etimesgut près d'Ankara, en Turquie, le mardi 28 avril 2020.

Onze militaires turcs, dont un officier de haut rang, sont morts jeudi quand l'hélicoptère qui les transportait s'est écrasé dans le sud-est de la Turquie, a annoncé le ministère de la Défense, évoquant un "accident".


"Neuf soldats héroïques sont tombés en martyrs et quatre ont été blessés dans cet accident", a déclaré le ministère dans un communiqué, précisant que celui-ci s'était produit dans la région de Bitlis.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que deux autres militaires avaient succombé à leurs blessures.

Selon un député du parti au pouvoir AKP, Tolga Agar, le général Osman Erbas, qui commande la huitième armée, figure parmi les morts.

Selon le ministère de la Défense, l'appareil, un Cougar fabriqué par Airbus, a décollé de la ville de Bingöl pour se rendre à Tatvan peu avant 11H00 GMT, puis a disparu des radars une demi-heure plus tard.

Les autorités sont parvenues à localiser le lieu du drame après avoir déployé des drones, un avion de reconnaissance et un autre hélicoptère.

Les raisons de l'accident n'ont pas été précisées dans l'immédiat, mais d'après des images diffusées par les chaînes de télévision turques, la région où celui-ci s'est produit était baignée dans un épais brouillard.

"Notre douleur est grande", a réagi Ibrahim Kalin, le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a fait part sur Twitter de ses "sincères condoléances". "Nos pensées vont aux familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés", a-t-elle ajouté.

"Nous partageons la profonde tristesse de la Turquie", a déclaré l'ambassadeur de l'Union européenne en Turquie Nikolaus Meyer-Landrut dans un communiqué.

Selon une source diplomatique turque, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a présenté ses condoléances au ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, et l'a assuré de "la solidarité" de l'Alliance avec la Turquie.

Les ministres turcs de la Défense et de l'Intérieur devaient se rendre sur les lieux de l'accident dans la soirée, selon les médias turcs.

L'armée turque mène régulièrement des opérations dans le sud-est de la Turquie contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

En 2017, un hélicoptère militaire, également de type Cougar, s'était écrasé dans la province de Sirnak, frontalière de la Syrie et de l'Irak, faisant 13 morts.

La liberté est en déclin pour 75% de la population mondiale

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