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Rosetta repose sur la comète Tchouri, fin d'une mission historique

Cette image publiée le 30 septembre 2016 par l'Agence spatiale européenne (ESA) montre une vue prise par Rosetta de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

"Les données que nous a rapportées la sonde Rosetta nous apprennent beaucoup de choses sur les comètes. Ce qui aide à l’étude du système solaire, formé il y a fort longtemps", explique à VOA Afrique Francis Rocard, responsable de la mission Rosetta à l’Agence spatiale française.

La sonde Rosetta s'est écrasée volontairement vendredi sur la comète Tchouri, signant la fin d'une odyssée spatiale européenne historique de plus de douze ans pour tenter de percer les mystères de la formation du système solaire.

"Les comètes sont les objets les plus riches en carbone et en eau du système solaire. Nous savons que la Terre avait de l'eau primordiale au moment de sa formation mais cette eau avait probablement disparu presque en totalité ou pas. D’où la question de savoir comment la Terre avait récupéré de l'eau ultérieurement", nous confie encore M. Rocard.

Francis Rocard, de l’Agence spatiale française, joint par Jacques Aristide
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La fin de la mission a été annoncée sous les applaudissements par Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol de Rosetta au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) qui contrôle la sonde. "C'est la fin de la mission", a-t-il dit, avec émotion.

"C'est fait. Je peux confirmer le plein succès de la descente historique de Rosetta", a ajouté Patrick Martin, le responsable de la mission. "Adieu Rosetta, tu as bien fait ton travail", a-t-il lancé.

"Merci Rosetta. Bien joué", a tweeté Jan Wörner, le directeur général de l'ESA.

La sonde, elle-même, a envoyé via Twitter une dernière image alors qu'elle ne se trouvait plus qu'à 51 mètres de la surface de la comète.

"Mes amitiés depuis 67P", écrit-elle sur son compte animé par l'ESA. Une photo un peu floue qui montre l'endroit où elle repose désormais.

L'ESOC a déclaré la mission officiellement terminée à 11H19 GMT (13H19 heure de Paris) après avoir constaté la perte du signal de Rosetta au moment de l'impact contrôlé.

Alors qu'elle se trouvait à 720 millions de kilomètres de la Terre, Rosetta s'était placée jeudi soir sur une trajectoire la menant en collision avec la comète. Sa lente descente, à la vitesse d'un marcheur, a duré 14 heures.

Décidée en 1993 par l'Agence spatiale européenne (ESA), la mission est auréolée de plusieurs succès: Rosetta est la première sonde à avoir escorté une comète dans sa course, pendant plus de deux ans.

Elle a récolté une abondante moisson de données qui occuperont les scientifiques "pendant des décennies", selon l'ESA.

Son petit robot-laboratoire Philae a réalisé le 12 novembre 2014 une première historique en se posant sur un de ces petits corps qui sont parmi les plus primitifs du système solaire.

La mission Rosetta vise à mieux comprendre la formation du système solaire. Les comètes sont apparues il y a 4,5 milliards d'années et sont en quelque sorte restées dans le "congélateur" de l'espace pendant quasiment tout ce temps. Ce qui en fait des témoins d'exception.

-'La recherche continue'-

Lancée en mars 2004, Rosetta, qui a parcouru 7,9 milliards de kilomètres, escortait depuis août 2014 la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

Dotée de grands panneaux solaires, la sonde commençait à manquer de puissance. L'ESA a donc choisi de mettre fin à la mission pendant qu'elle contrôlait encore la sonde et que celle-ci avait encore assez de puissance pour travailler.

"Nous voulions une fin propre", a expliqué Paolo Ferri, chef des opérations de missions à l'ESA.

Francis Rocard, responsable de la mission Rosetta à l'Agence spatiale française (CNES)
Francis Rocard, responsable de la mission Rosetta à l'Agence spatiale française (CNES)

Rosetta n'avait pas été conçue pour atterrir. Mais les ingénieurs de l'Agence spatiale européenne ont fait leur possible pour que l'impact contrôlé de la sonde sur la comète soit le plus "soft" possible.

La sonde avait été programmée pour s'éteindre dès qu'elle entrerait en contact avec la surface du noyau cométaire.

La sonde a continué à travailler jusqu'au bout, la plupart de ses instruments étant allumés. Rosetta a pris des images de très près de la comète.

Elle a "sniffé" autant que possible les gaz qui l'entourent et analysé les poussières.

"C'est la fin de la sonde mais la recherche scientifique continue", a déclaré Matt Taylor, responsable scientifique de la mission Rosetta.

L'impact de Rosetta a eu lieu sur une zone qui comporte des "puits", sortes de dépressions circulaires larges et profondes, d'où s'échappent parfois des jets de gaz et de poussières.

"Nous espérons voir sur les flancs de ces puits des structures qui pourraient remonter à la période pendant laquelle la comète s'est formée et qui nous donneraient des indications sur l'évolution primordiale du système solaire", a expliqué Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique en charge de Philae.

Les scientifiques s'interrogent sur le rôle que les comètes ont pu jouer dans l'apparition de la vie sur Terre.

La sonde a découvert que l'eau de 67P ne ressemblait en rien à celle de la Terre: cette famille de comètes n'a donc pas contribué à l'apport d'eau sur notre planète, comme le supposaient les scientifiques.

Elle a en revanche identifié des molécules organiques nécessaires à l'apparition de la vie, notamment des acides aminés, qui pourraient avoir participé à "l'ensemencement" de nos océans.

Tout comme la pierre de Rosette, qui a donné son nom à la mission, "a marqué un tournant dans notre compréhension des hiéroglyphes et de l'histoire antique, le vaste trésor que constituent les données envoyées par Rosetta révolutionne notre vision du processus de formation des comètes et du système solaire", a estimé Matt Taylor.

"La comète n'a pas encore livré tous ses secrets et les archives extraordinaires dont nous disposons à présent nous réservent sans aucun doute bien des surprises", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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