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RDC

Retour en prison pour Ne Muanda Nsemi, gourou et chef sécessionniste

Ne Mwanda Nsemi, leader groupe mystico-politique Bundu dia Kongo RDC, 3 mars 2017. (Facebook Bundu dia Kongo)

Le gourou et chef sécessionniste congolais Ne Muanda Nsemi a été arrêté peu après sa réapparition publique et placé en détention dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la prison de Kinshasa où il s'était évadé en mai 2017.

"Ne Muanda Nsemi a été retourné cette nuit à la prison de Makala sous escorte de la police", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

L'officier confirmait une information d'une organisation congolaise de défense des prisonnier.

"Nous déplorons cette décision, c'est une arrestation arbitraire effectuée sans préavis", a déclaré à l'AFP Emmanuel Cole, président de la Fondation Bill Clinton pour la paix.

Ancien député, chef du mouvement politico-religieux "Bundu Dia Mayala", Ne Muanda Nsemi s'était échappé de la prison de Makala en mai 2017, en la faveur d'une attaque qui a conduit à l'évasion de plus de 4.000 détenus.

Il était réapparu aux yeux de tous en début de semaine, à la télévision publique. Le ministre de l'Intérieur avait alors promis de le reconduire en prison.

Le mouvement Bundu Dia Mayala, prône une scission du Kongo-Central (province de l'Ouest de la République démocratique du Congo). Il était accusé par les autorités du régime de l'ex-président Joseph Kabila d'avoir mené une série d'attaques meurtrières contre des symboles de l'État entre fin 2016 et début 2017.

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Ebola: l'utilisation du deuxième vaccin annoncée pour novembre

Un agent de santé injecte le vaccin anti-Ebola à un homme à Goma, en République démocratique du Congo, le 5 août 2019.

L'utilisation d'un deuxième vaccin contre la maladie à virus Ebola est projetée pour novembre dans trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo, afin d'éradiquer l'épidémie qui a causé plus de 2.100 morts, a-t-on appris dimanche de source médicale.

"Il est temps d'utiliser le nouveau vaccin Ad26-ZEBOV-GP, fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson. Vers le 18 octobre, le vaccin arrive à Goma (Nord-Kivu) et la vaccination va commencer au début de novembre", a déclaré à l'AFP, le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte contre l'épidémie d'Ebola en RDC.

"Il y a déjà deux communes qui ont été choisies Majingo et Kahembe parce que dans une des communes il y a beaucoup de ressortissants de Beni, Butembo (Nord-Kivu, est),... C'est donc une commune à risque", a expliqué le Dr Muyembe. Ces deux agglomérations étaient considérées comme des épicentres de l'épidémie.

"Nous allons étendre cette vaccination à nos petits commerçants qui se rendent souvent au Rwanda pour protéger nos voisins", a-t-il ajouté, précisant que "si ça marche bien, nous allons étendre la vaccination au Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est).

Le laboratoire belge va envoyer un lot de 200.000 doses au Rwanda voisin et 500.000 doses en RDC, a révélé le médecin qui s'est en plus réjoui que "l'épidémie est désormais confinée dans le nord en Ituri".

Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 237.165 personnes ont été vaccinées. Le seul vaccin utilisé est le rVSV-ZEBOV-GF, fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme, lit-on dans le bulletin quotidien publié par les autorités sur l'évolution de l'épidémie daté de samedi.

L'ancien ministre congolais de la Santé, inculpé de détournement, le Dr Oly Ilunga, s'était opposé à l'utilisation de ce deuxième vaccin. Dans sa lettre de démission, le Dr Ilunga avait accusé "des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste" de vouloir introduire ce vaccin dans le pays, sans plus de précision.

"Le vaccin Johnson & Johnson présente le plus de données sur le plan scientifique", a tranché le Dr Muyembe qui a repris la direction de la lutte contre Ebola en RDC depuis le 20 juillet.

Avec AFP

La mission de l'ONU collabore aux recherches de l'avion porté disparu jeudi

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

Deux avions et un hélicoptère de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été mobilisés samedi pour localiser l'avion-cargo Antonov 72 porté disparu jeudi alors qu'il assurait l'appui logistique d'un déplacement du président Félix Tshisekedi.

"Nous apportons notre soutien aux autorités en fonction de l'évolution sur le terrain pour retrouver l'avion porté disparu jeudi. Depuis ce matin (samedi), un de nos avions survole la zone", a déclaré à l'AFP Florence Marshal, porte-parole de la Monusco. "Nous avions envoyé un deuxième avion qui a survolé la zone, mais il n'a pas pu localiser l'aéronef", a-t-elle indiqué en début de soirée.

"Lorsque l'aéronef sera retrouvé, d'autres moyens adaptés, notamment un hélicoptère, seront déployés pour transporter les secours et les déposer à l'endroit où l'accident s'est produit. Mais, la météo ne nous facilite pas la tâche", a ajouté Mme Marshal.

Les recherches engagées samedi se font "avec l'accord de la Monusco" qui appuie l'armée de l'air congolaise "avec le déploiement des équipements de télédétection qui permettront de balayer toute la zone où le signal de l'avion a été perdu", a-t-on appris auprès de la cellule de crise mise en place par la présidence congolaise.

La zone concernée se situe "à plus ou moins 80 km du village de Pene Djoka, sur la montagne de Katumwe vers Kasese, dans la province du Maniema (est), a indiqué la cellule de crise. L'Antonov avait quitté Beni (est) pour Kinshasa et avait perdu tout contact avec les autorités aériennes 59 minutes après son décollage.

Parmi les huit personnes qui avaient pris place à bord de cet avion, il y avait deux citoyens russes, a indiqué une source de l'ambassade de Russie en RDC.

Un responsable de la logistique à la présidence de la République, le principal chauffeur du chef de l'État ainsi que des gardes du corps avaient aussi embarqué dans l'avion, selon plusieurs témoins interrogés par l'AFP.

Vendredi soir, la cellule de crise a estimé que "les mauvaises conditions météorologiques seraient à l'origine de cet incident dramatique". "Les enquêtes en cours seront en mesure de déterminer les causes réelles de l'accident et de dégager les responsabilités".

Les partisans du président Tshisekedi ont pointé d'un doigt accusateur le camp de l'ex-président Joseph Kabila d'être derrière la disparition de cet avion, allant jusqu'à suggérer qu'il s'était agi d'"un coup d'État manqué".

Des accidents d'avion impliquant des avions Antonov sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

Investi en janvier, le président Tshisekedi est allié avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont le Front commun pour le Congo (FCC) détient la majorité au parlement et dans les assemblées provinciales.

Trois soldats tués dans des affrontements avec une milice à Lubumbashi (armée)

Le Gouverneur Célestin Mpande Kapopo présente un groupe de 38 présumés bandits armés à Lubumbashi, RDC, 7 septembre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Trois soldats congolais et deux assaillants ont été tués vendredi lors d'affrontements avec des miliciens d'un groupe sécessionniste à Lubumbashi (sud-est), deuxième ville de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source militaire.

"Une jeep de patrouilleurs mixte" de l'armée et de la police a "été attaquée par un groupe des gens non identifié muni d'armes blanches et armes de guerre. Aussitôt, les (...) patrouilleurs ont vite rétabli la situation et procédé à des interpellations", indique un communiqué conjoint de ces deux corps publié dans la soirée de vendredi.

"Nous avons perdu trois de nos hommes de troupe et nous avons tué deux miliciens", avait déclaré un peu plus tôt à l'AFP un officier de l'armée sous couvert d'anonymat.

"Le ratissage se poursuit dans les quartiers nord-est de Lubumbashi (Haut-Katanga) où l'attaque a eu lieu ce matin", avait-t-il ajouté.

"Les miliciens Kata Katanga (...) ont attaqué les quartiers nord-est de Lubumbashi. Mes hommes sont sur place. Ils ont bouclé le quartier où l'attaque a eu lieu", avait alors déclaré à l'AFP le général Paulin Kyungu, chef de la police du Haut-Katanga.

"Nous étions en train de marcher pacifiquement" lorsque les soldats ont attaqué et "nous nous sommes défendu avec les moyens du bord, tuant six militaires", avait de son côté affirmé à l'AFP David Banza, porte-parole de la milice Bakata Katanga.

La province du Haut-Katanga, riche en ressources minières (cuivre, cobalt) est issue du démembrement en quatre nouvelles provinces de l'ex-province du Katanga.

La milice Kata Katanga est constituée des partisans qui militent pour la sécession de cette riche province minière.

En 2015, ils avaient hissé le drapeau de l'ex-république du Katanga à Lubumbashi avant de se rendre à une base des Casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

Depuis, ces miliciens ont été démobilisés et cantonnés à Lubumbashi en attendant leur réinsertion dans la vie civile. Mais, ils se disent abandonnés par les autorités après avoir suivi une formation dans une base de l'armée.

Le gouvernement ouvre une enquête après le crash de l'avion Antonov 72

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Deux soldats tchadiens tués dans des combats avec des djihadistes

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Au moins deux soldats tchadiens ont été tués dans des échanges de tirs entre des éléments de la force régionale et des djihadistes dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé vendredi à l'AFP des sources civiles et sécuritaires.

Des affrontements ont éclaté jeudi avec des combattants du groupe de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) pendant une opération conjointe des troupes tchadiennes et nigérianes dans le village d'Ari-Gambori (Etat du Borno).

"Deux soldats tchadiens ont perdu la vie dans les combats au cours desquels les terroristes ont été mis en déroute", a déclaré un officier nigérian sous couvert d'anonymat.

Selon cette source, les soldats ont intercepté les djihadistes après avoir été informés que ceux-ci, équipés de véhicules montés de mitrailleuses lourdes, préparaient une attaque contre des positions militaires.

"Les forces de la coalition ont maîtrisé les insurgés et en ont tué plusieurs. Deux soldats tchadiens ont également été tués", a témoigné un habitant, Abdu Goni.

Deux véhicules appartenant aux djihadistes ont été détruits et deux autres récupérés par les soldats et emmenés dans la ville-garnison de Monguno, à 45 km, a-t-il déclaré.

ISWAP a mené plusieurs attaques ciblant l'armée et les populations civiles dans la région ces derniers mois, privilégiant les embuscades sur les routes.

La semaine dernière, 11 soldats nigérians ont ainsi été tués et 16 blessés lors d'une embuscade tendue à une patrouille militaire dans le village de Mauri.

Cette stratégie fait suite à la création récente de "grands camps" militaires, après que l'armée ait subi de très lourdes pertes humaines et matérielles dans les attaques répétées contre ses positions - mal protégées et vulnérables - depuis trois ans.

Le conflit a fait 35.000 morts et environ deux millions de déplacés en 10 ans dans le nord-est. Les violences se sont propagées aux pays voisins, le Niger, le Tchad et le Cameroun, d'où la création d'une force militaire régionale pour combattre les insurgés.

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