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Retour au calme après les tirs nocturnes à Bouaké


A Bouaké, le calme est revenu après que le camp d'une unité d'élite de la police et de la gendarmerie a été attaqué et vandalisé par des soldats ivoiriens.

Depuis une heure du matin mercredi, tout est rentré dans l'ordre à Bouaké, selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

Les populations ont repris leurs activités. Les commerces et les établissement scolaires ont rouverts. Néanmoins, la quasi-totalité des structures bancaires sont restées fermées. Une seule banque est ouverte.

Des coups de feu avaient été entendus mardi en début de soirée et pendant une partie de la nuit aux abords du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO).

Des hommes armés provenant d'autres unités ont alors investi le camp, détruit des bureaux et incendié quatre véhicules.

Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a confirmé que des "renforts" avaient été envoyés, notamment des "hélicoptères, des blindes légers et quelques centaines de personnel", soulignant qu'une réunion du Conseil national de sécurité aura lieu jeudi et abordera le sujet. Le porte-parole a aussi promis des "sanctions" pour les responsables.

D’importants dégâts matériels ont été déploré. La base du CCDO incendiés et des véhicules calcinés. L’attaque a également fait au moins deux blessés dont l’un dans un état grave. Il fait partie de la garde rapproché du lieutenant Traoré Amoudé. Et selon les informations de VOA Afrique, il a été évacué dans un hôpital à Abidjan.

>> Lire aussi : Tensions à Bouaké

Les populations, à l’image de Sylla Bangaly, se demandent bien à quand la fin de ces troubles occasionnés par les hommes en armes.

Excédé par les regains de tensions au sein de l’armée, certains accusent les autorités. C’est le cas de ce couturier, habitant dans les environs du 3ème bataillon.

Depuis une semaine, des tirs éclatent pratiquement tous les jours à Bouaké où un soldat a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un échange de coups de feu entre militaires.

Jeudi, avant les incidents, le général Sekou Touré, chef d'état-major des armées ivoiriennes, avait présenté "ses excuses à la nation" pour les mutineries qui avaient ébranlé le pays en 2017 et promis qu'en 2018 l'armée remplirait "son devoir".

D'anciens rebelles intégrés dans l'armée s'étaient mutinés en janvier et en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) à 8.400 militaires.

Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Alassane Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l'armée en une force "véritablement républicaine".

Siriki Barro, correspondant à Bouaké

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