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RDC

Rentrée scolaire repoussée de 15 jours dans les écoles françaises et belges

Des élèves marchent en ligne à l'école catholique Bolingani à Kinshasa, au Congo, 2 novembre 2006

La rentrée scolaires va être repoussée de 15 jours début janvier dans les écoles françaises et belges en République démocratique du Congo, "par mesure de sécurité" face à des risques de troubles post-électoraux, selon un message de l'ambassade de France parvenu lundi à l'AFP.

"Par mesure de sécurité, rentrée scolaire dans les établissements français et belges en RDC repoussée au 21/01/2019", indique ce message aux parents d'élèves parvenus à l'AFP.

Les élèves, qui sont depuis le 22 décembre en vacances pour les fêtes de fin d'année, devaient reprendre les cours le 7 janvier.

La mesure concerne environ 1.000 élèves dans les établissements français de Kinshasa, et autant dans les établissements belges, selon une source française.

Les vacances prolongées concernent également des élèves à Lubumbashi.

La RDC vit dans l'attente des résultats de l'élection présidentielle après le scrutin à un tour qui a eu lieu dimanche pour la succession du président Joseph Kabila. Les Congolais votaient aussi pour les élections législatives et provinciales.

Les résultats provisoires officielles doivent être annoncées le dimanche 6 janvier.

La "publication des résultats définitifs de l'élection présidentielle" est prévue le 15 janvier. La prestation de serment du président élu est annoncée le 18 janvier, selon le calendrier de la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Des troubles post-électoraux avaient éclaté lors des deux précédentes élections de 2006 et 2011.

L'accès à internet et aux réseaux sociaux a été coupé "sur instruction du gouvernement" en République démocratique du Congo lundi au lendemain des élections générales, ont indiqué des opérateurs.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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Insécurité à l'Est : l'ONG MSF se retire du territoire congolais de Fizi

Un enfant est vacciné contre la rougeole lors d'une campagne d'urgence menée par Médecins sans frontières (MSF) à Likasa, province de Mongala, dans le nord de la République démocratique du Congo.

"MSF a pris la difficile décision de mettre fin à l’essentiel de son soutien à la fourniture de soins de santé à Kimbi et Baraka, dans le territoire de Fizi", indique l'ONG dans un communiqué.

Cette décision intervient "à la suite de plusieurs incidents violents contre l'organisation en 2020", ajoute-t-on. Une expatriée avait été enlevée plusieurs jours fin juin-début juillet.

"L'activité sans cesse croissante des groupes criminels et armés dans tout l'est de la RDC conduit à des violences et des attaques continues contre les populations civiles à une échelle choquante, y compris des assassinats ciblés et des actes odieux, notamment de violences sexuelles", déplore MSF.

MSF va transférer ses activités au ministère de la Santé dans ces zones de Kimbi et Baraka, où l'ONG affirme intervenir respectivement depuis 9 et 17 ans.

MSF affirme être présente dans 21 des 26 provinces de la RDC, son plus grand pays d'intervention au monde avec le Soudan du Sud.

Dans la province voisine du Maniema, MSF avait dénoncé le 19 novembre "un nombre choquant de cas de violences sexuelles perpétrés par des groupes armés à Salamabila".

Dans cette zone minière, MSF affirme avoir soigné "1.000 survivants de violences sexuelles depuis début 2020". A Salamabila, des groupes armés se battent pour le contrôle des mines d'or.

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