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Remise en liberté de 4 personnes arrêtées pour une image offensante pour Macky Sall


Le président sénégalais Macky Sall à Paris, France, 12 juin 2017.

Il est est reproché aux quatre personnes d'avoir partagé sur WhatsApp l'image jugée offensante du président Macky Sall, un photomontage sur lequel le visage du dirigeant sénégalais a été superposé au corps d'un homme nu.

Quatre personnes arrêtées en juin à la suite de la diffusion d'une image offensante pour le président Macky Sall sur WhatsApp ont bénéficié vendredi soir d'une liberté provisoire, selon une source judiciaire et un de leurs avocats.

Ces quatre personnes dont une femme, membres d'un groupe sur cette application de messagerie, avaient été début juin inculpées de diffusion d'image contraire aux bonnes moeurs et d'association de malfaiteurs avant d'être écrouées à Dakar.

Il leur est reproché d'avoir partagé sur WhatsApp l'image jugée offensante du président Macky Sall, un photomontage sur lequel le visage du dirigeant sénégalais a été superposé au corps d'un homme nu.

Outre la femme, journaliste dans la presse locale, un commerçant et un artiste faisaient également partie des quatre personnes arrêtées, selon des médias sénégalais.

La journaliste "a été libérée (vendredi) mais elle reste à la disposition de la justice. L'enquête va continuer", a affirmé samedi à l'AFP une source judiciaire qui n'a pas confirmé la remise en liberté des trois autres personnes arrêtées.

Les quatre personnes arrêtées dans cette affaire "ont toutes été libérées" à la suite d'une décision du parquet, a de son côté indiqué samedi à l'AFP Me Assane Dioma Ndiaye, un de leurs avocats. Plusieurs médias locaux ont annoncé samedi la remise en liberté provisoire des quatre détenus.

Le délit de "diffusion d'image contraire aux bonnes moeurs" est passible au Sénégal d'un mois à deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 25.000 à 300.000 francs CFA (38 à 457 euros).

Par ailleurs, la chanteuse populaire Amy Collé Dieng, arrêtée le 3 août à Dakar puis inculpée pour "offense au chef de l'Etat et diffusion de fausses nouvelles", était toujours en détention samedi.

Chanteuse de "mbalakh", musique sénégalaise basée sur les percussions, elle avait a été interpellée après des propos contre le président Macky Sall dans une vidéo diffusée sur internet quelques jours après les élections législatives du 30 juillet, remportées par la majorité.

Dans un enregistrement sonore partagé sur WhatsApp, en principe au sein d'un groupe fermé, la chanteuse de 39 ans s'était montrée favorable à l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), un des leaders de l'opposition lors des législatives du 30 juillet, et critique envers le président Sall.

Une deuxième personne, Amadou Seck, présentée par la presse locale comme l'administrateur du groupe WhatsApp dont est membre la chanteuse, et visée par les mêmes chefs d'inculpation, est également toujours en détention préventive.

Le Sénégal, un des rares pays africains à n'avoir connu aucun coup d'Etat depuis son indépendance en 1960, et qui a vécu deux alternances pacifiques, en 2000 et en 2012, est souvent vanté comme un modèle de démocratie sur le continent.

Avec AFP

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