Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Rejet d'une demande de liberté provisoire pour le chef de guerre Germain Katanga

Le général Germain Katanga assis au tribunal militaire de Kinshasa, le 3 février 2016.

La Haute Cour militaire a rejeté jeudi à Kinshasa la demande de mise en liberté provisoire sollicitée par l'ancien chef de guerre Germain Katanga poursuivi pour crime contre l'humanité en RD Congo et par la Cour pénale internationale (CPI).

Germain Katanga et ses six co-accusés ont comparu à l'audience dans ce procès ouvert en février 2016.

Ils sont poursuivis pour "crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel" dans la région aurifère de l'Ituri (nord-est).

Le tribunal a déclaré "non fondées" les demandes de mise en liberté provisoire introduites par les prévenus tout en les déclarants “recevables".

Les juges ont estimé que "les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une extrême gravité".

"C'est une grande déception. Après 14 ans, on continue toujours à attendre l'issue du procès", a réagi auprès de l'AFP Me Peter Ngomo, avocat de la défense.

Une prochaine audience est prévue pour le 2 mai.

Surnommé Simba ("Lion" en swahili) pour sa férocité lorsqu'il était à la tête des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), Germain Katanga, 41 ans, promu général de brigade dans l'armée congolaise fin 2004 en échange de la reddition de sa milice, avait été arrêté en 2005 par les autorités congolaises.

Livré en 2007 à la Cour pénale internationale (CPI), il a été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour l'attaque d'un village en Ituri et qui a fait environ 200 morts en 2003.

Transféré à Kinshasa en décembre 2015, M. Katanga, devait sortir de prison le 18 janvier 2016.

Ce même jour, les autorités congolaises avaient indiqué qu'il ne serait pas libéré et que des poursuites avaient été ouvertes contre lui.

Toutes les actualités

Sit-in contre l'invalidation des parlementaires de l'opposition

Sit-in contre l'invalidation des parlementaires de l'opposition
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:20 0:00

Manifestation à Kinshasa des militants de la coalition Lamuka

Manifestation à Kinshasa des militants de la coalition Lamuka
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Ebola : la moitié des foyers n'est pas détectée selon une étude

Ebola : la moitié des foyers n'est pas détectée selon une étude
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

Campagne de sensibilisation au virus Ebola en Ouganda

Campagne de sensibilisation au virus Ebola en Ouganda
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG