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Crimes/enquêtes

Deux Chinois inculpés aux Etats-Unis pour piratage présumé visant le vaccin anti-coronavirus

Le bâtiment du siège du département américain de la Justice à Washington, le 13 juillet 2018.

La justice américaine a annoncé mardi l'inculpation de deux Chinois accusés d'attaques informatiques contre la recherche d'un vaccin contre le Covid-19.

Le ministère américain de la Justice a annoncé mardi l'inculpation de deux Chinois accusés d'avoir mené une série d'attaques informatiques notamment contre des entreprises engagées dans la recherche d'un vaccin contre le Covid-19.

Ces "deux hackeurs chinois travaillaient avec le ministère chinois de la Sécurité d'Etat", a déclaré lors d'une conférence de presse John Demers, chargé des questions de sécurité nationale au sein du ministère.

Au-delà des attaques contre des entreprises d'une dizaine de pays occidentaux, dont l'Australie, le Royaume-uni ou la Belgique, ils ont également visé "des organisations non gouvernementales, des religieux et des militants pro-démocratie et des droits de l'Homme aux Etats-Unis, en Chine et à Hong Kong", a-t-il ajouté.

Selon les autorités américaines, Li Xiaoyu, 34 ans, et Dong Jiazhi, 33 ans, s'étaient rencontrés lors de leur études d'ingénieurs et ont volé des secrets industriels estimés à plusieurs centaines de milliers de dollars pendant une dizaine d'années.

Récemment, ils se sont attaqués à des entreprises californiennes qui travaillaient à la recherche de vaccins, traitements ou tests de dépistage du nouveau coronavirus, d'après le procureur fédéral chargé du dossier, William Hyslop.

Les deux hommes, qui n'ont pas été arrêtés et se trouvent a priori en Chine, opéraient pour leur propre profit mais "travaillaient aussi parfois pour le gouvernement chinois", selon M. Demers.

Le 13 mai, la police fédérale américaine et l'agence pour la cybersécurité avaient émis un rare avertissement aux chercheurs américains travaillant sur le nouveau coronavirus pour les mettre en garde contre le risque de piratage chinois, ce que Pékin avait fermement démenti.

Le 7 juillet, le directeur du FBI Christopher Wray avait réitéré ces accusations. "En ce moment-même, la Chine travaille à compromettre (...) la recherche américaine sur le Covid-19", avait-il assuré.

Le gouvernement de Donald Trump a adopté ces derniers mois un ton très critique envers la Chine, accusée par le président d'avoir dissimulé l'ampleur de la propagation du nouveau coronavirus lors de son apparition dans le centre du pays en fin d'année 2019.

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Libération des 23 derniers otages détenus depuis l'attaque d'un train au Nigeria

Cette attaque extrêmement sophistiquée menée contre un train considéré jusqu'alors comme sur avait particulièrement choqué les Nigérians.

Les 23 derniers otages retenus par des hommes armés qui ont mené fin mars une attaque d'envergure contre un train dans le nord-ouest du Nigeria ont retrouvé leur liberté, ont annoncé mercredi les autorités nigérianes dans un communiqué.

Les autorités ont "obtenu la libération et pris en charge les 23 derniers passagers retenus en otage par les terroristes de Boko Haram à la suite de l'attaque du train Abuja-Kaduna", a déclaré le chef du comité d'action de l'état-major de la défense, Usman Yusuf. Contacté par l'AFP, le responsable de la sécurité de l'Etat de Kaduna Samuel Aruwan a confirmé la libération des otages.

Huit personnes avaient été tuées et des dizaines enlevées le 28 mars lorsque des assaillants avaient fait exploser une bombe sur une voie ferroviaire et ouvert le feu sur le train reliant la capitale Abuja à Kaduna.

Le nord-ouest et le centre du pays le plus peuplé d'Afrique sont en proie à des groupes criminels qui attaquent quasi-quotidiennement des villages, volent du bétail et enlèvent sur les routes des personnalités locales ou des voyageurs contre rançon. Mais cette attaque extrêmement sophistiquée menée contre un train considéré jusqu'alors comme sur avait particulièrement choqué les Nigérians.

Aucun groupe jihadiste n'a jusqu'à présent revendiqué cette attaque. Toutefois, plusieurs sources sécuritaires estiment que des combattants du groupe jihadiste Ansaru, affilié à Al-Qaïda, ont coopéré avec des gangs criminels lors de cette attaque.

Ansaru, qui a fait scission de Boko Haram en 2012, est le seul groupe jihadiste connu installé dans le nord-ouest depuis plusieurs années. Les autorités nigérianes utilisent le terme "Boko Haram" pour désigner indistinctement tous les groupes jihadistes présents au Nigeria.

Début août, le président nigérian Muhammadu Buhari avait affirmé que 31 passagers étaient toujours retenus en otage, mais que l'usage de la force pour les libérer avait été écartée. Les ravisseurs avaient réclamé dans plusieurs vidéos la libération de certains de leurs commandants emprisonnés en échange des otages. A plusieurs reprises, ils avaient menacé d'exécuter les captifs tout en libérant certains d'entre eux.

Les gangs criminels du nord-ouest agissent pour des raisons financières, sans revendication idéologique a priori. Mais de récentes alliances entre bandits et jihadistes suscitent de nombreuses inquiétudes.

Le Nigeria, avec quelque 215 millions d'habitants, s'apprête à élire le 25 février prochain un nouveau président, M. Buhari se retirant à la fin de son second mandat comme prévu par la Constitution. Le prochain chef de l'Etat devra répondre de façon urgente à la grave crise économique qui frappe le Nigeria, mais aussi à l'insécurité généralisée.

Massacre dans un village nigérian: quatre suspects aux arrêts

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Douze villageois tués par des hommes armés dans le nord-est du Nigeria

Le nord et le centre du Nigeria sont en proie à des groupes criminels, connus localement sous le nom de "bandits".

Douze personnes ont été tuées dimanche dans l'attaque d'un village du nord-est du Nigeria par des hommes armés vêtus d'uniformes d'une milice d'autodéfense, a indiqué lundi soir à l'AFP la police.

Les attaquants lourdement armés ont envahi ce village d'éleveurs situé dans le district de Bali dans l'Etat de Taraba. Ils ont rassemblé certains des habitants et ont ouvert le feu, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police Usman Abdullahi.

"Nous avons retrouvé douze corps", a-t-il déclaré, précisant que huit villageois manquaient toujours à l'appel après l'attaque.

Le nord et le centre du Nigeria sont en proie à des groupes criminels, connus localement sous le nom de "bandits", qui attaquent et pillent des villages, tuent leurs habitants ou les enlèvent contre le paiement de rançons. Pour se protéger, certaines communautés ont constitué des milices d'autodéfense, souvent soutenues par les autorités locales, et elle-mêmes parfois accusées d'exactions, de vols, mais aussi d'exécutions extra-judiciaires.

"Les assaillants ont prétendu être des membres d'une milice luttant contre les groupes criminels et dit être là pour arrêter des suspects", a précisé le porte-parole de la police. Ils ont volé 130 bovins, des motos et des vivres. La police déployée dans la zone a arrêté quatre des assaillants présumés.

"Les suspects arrêtés contribuent à l'enquête qui doit déterminer si les assaillants sont effectivement des membres d'une milice d'autodéfense ou s'ils sont simplement des criminels qui prétendent l'être", a ajouté le porte-parole.

A l'origine de la montée des violences dans ces régions rurales du Nigeria, on retrouve la compétition féroce autour des ressources entre les éleveurs et les agriculteurs. Dans cette zone où la terre à cultiver ou pour le pâturage est de plus plus rare, les conflits se sont multipliés, et ces communauté ont mobilisé des groupes armés pour assurer leur protection.

L'État de Taraba a également connu cette dernière année une recrudescence des violences émanant de groupes jihadistes, avec des attaques visant des bars et des forces de sécurité.

Les forces armées nigérianes luttent depuis 13 ans contre une insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria, concentrée principalement dans l'Etat du Borno. Ce conflit a fait plus de 40.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes.

Le pays le plus peuplé d'Afrique, avec quelque 215 millions d'habitants, s'apprête à élire le 25 février prochain un nouveau président, Muhammadu Buhari se retirant à la fin de son second mandat comme prévu par la constitution.

Un touriste allemand tué près du parc Kruger en Afrique du Sud

Une patrouille de police à Soweto, en Afrique du Sud, le 12 juillet 2022.

Un touriste allemand a été tué lundi en Afrique du Sud par des hommes armés qui ont intercepté sa voiture près de la grande réserve animalière du parc Kruger, a indiqué la police, qui soupçonne un crime crapuleux.

La police "enquête sur un terrible incident au cours duquel un touriste a été mortellement abattu par un groupe de criminels impitoyables", a-t-elle écrit dans un communiqué lundi soir.

Quatre touristes allemands se rendaient en voiture au Mdluli Safari lodge, un établissement de luxe situé à une quinzaine de kilomètres du parc Kruger (nord-est), lorsqu'ils ont été interceptés par trois hommes armés qui leur ont demandé d'ouvrir les portes du véhicule.

Selon les premiers éléments de l'enquête, "le conducteur aurait alors verrouillé les portes et l'un des suspects lui a alors tiré une balle sur le haut du corps à travers la fenêtre" et il est mort sur place, précise la police.

Les assaillants ont ensuite pris la fuite à bord de leur voiture sans rien dérober aux touristes.

L'ambassade d'Allemagne en Afrique du Sud est en lien avec les autorités locales au sujet de cet "incident tragique" et "s'occupe des ressortissants allemands qui ont été touchés", a déclaré à l'AFP son porte-parole Christopher Schmidt.

Le Kruger, qui couvre quelque 20.000 km2 carrés intégrés dans une immense savane sans clôture qui s'étend jusqu'au Mozambique voisin, est le plus grand parc national d'Afrique du Sud, et l'une des réserves de faune sauvage les plus touristiques du continent.

Le ministère sud-africain du Tourisme a présenté ses condoléances et a exhorté la police à trouver et à poursuivre les assaillants.

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