Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Coronavirus

Rebond des cas de Covid-19 dans le Michigan

Le président américain Joe Biden prononce un discours sur l'état des vaccinations contre la maladie à coronavirus.

Les autorités sanitaires américaines se sont alarmées mercredi de la forte hausse des cas de Covid-19 dans l'Etat du Michigan, dans le nord des Etats-Unis, malgré une campagne de vaccination qui bat son plein dans le pays.

"Nous voyons une hausse importante de nos cas de Covid-19", a tweeté mercredi la cheffe adjointe du département de la Santé du Michigan, Joneigh Khaldun. "Nos hospitalisations sont en hausse également. Les habitants du Michigan doivent redoubler d'efforts et suivre les mesures pour aider à freiner la propagation du virus", a-t-elle appelé.

Le Michigan est l'Etat qui connaît actuellement la plus forte hausse des contaminations, proportionnellement à sa population. Certains pointent l'effet des vacances de printemps.

Une équipe des Centres de lutte et de prévention contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, "est sur place pour évaluer (l'ampleur) de poussées (de cas) dans des établissements pénitentiaires", a déclaré la directrice des CDC, Rochelle Walensky, lors d'un point presse mercredi.

"Nous travaillons pour faciliter des tests accrus (...) dans le contexte de la pratique du sport chez les jeunes", a-t-elle ajouté, affirmant qu'elle encourage l'Etat à envoyer ses vaccins anti-Covid vers les régions les plus touchées.

Les CDC travaillent aussi à réaliser davantage d'opérations de séquençage pour "comprendre ce qu'il se passe" vis-à-vis des variants, notamment le britannique, désormais majoritaire dans tout le pays, a-t-elle par ailleurs annoncé.

Malgré un rythme de vaccination à désormais plus de 3 millions d'injections par jour au niveau national, le nombre d'infections quotidiennes a recommencé à augmenter, et reste à un niveau très élevé (environ 63.000 nouveaux cas par jour en moyenne sur les sept derniers jours).

Les autorités sanitaires tentent ainsi de convaincre les Américains de continuer à suivre les gestes barrières (port du masque, distanciation physique...), jusqu'à ce qu'une part suffisamment importante de la population soit immunisée.

Toutefois, le nombre de décès quotidiens est, lui, en baisse grâce à la vaccination des plus "vulnérables", déjà bien avancée, a salué Rochelle Walensky.

Toutes les actualités

En France, nouvelles restrictions pour les voyageurs du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du sud

En France, nouvelles restrictions pour les voyageurs du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du sud
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Thaïlande: la Bangkok Arena transformée en hôpital avec des lits en carton

Thaïlande: la Bangkok Arena transformée en hôpital avec des lits en carton
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

La création d'une task force covid alimente "l'illusion de deux présidents" au Cameroun

Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, est le premier électeur dans le bureau de vote où le président Paul Biya était attendu au quartier Bastos, à Yaoundé, le 7 octobre 2018.

Une série de manœuvres savamment orchestrées semblent consolider le pouvoir autour du secrétaire général de la présidence, au détriment du premier ministre, relégué au rang de simple spectateur.

La récente mise en place d'une "task force" sur le coronavirus dirigée par le secrétaire général de la présidence du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, suscite une levée de boucliers.

Si officiellement cette structure est censée compléter le dispositif existant pour la lutte contre la pandémie, de nombreux observateurs y voient plutôt l'élévation de M. Ngoh Ngoh comme seul maître à bord.

Jusqu'ici, la gestion de la riposte à la crise liée à la maladie covid-19 était sous l'autorité des services du Premier ministre Joseph Ngute. Mais dans une correspondance datée du 31 mars, M. Ngoh Ngoh prend le relais.

Délégation de signature

Les détracteurs de M. Ngoh Ngoh mettent en doute ses capacités managériales. Ils avancent comme preuve sa gestion, jugée catastrophique, d’une autre "task force", celle de la Coupe d'Afrique des Nations 2019. Malgré un budget de 1000 milliards de francs CFA, elle n’est pas parvenue à concrétiser à temps les infrastructures destinées au tournoi. La CAN a fini par échapper au pays.

Au-delà de la crise sanitaire, les critiques contre le secrétaire général de la présidence semblent cristalliser la perception croissante que M. Ngoh Ngoh, qui dans l’ordre protocolaire a rang de ministre d’État, est en fait celui qui dirige le Cameroun dans l’ombre en lieu et place du président Biya. Au pouvoir depuis 1982, M. Biya, 88 ans, est de moins en moins vu en public.

Une perception davantage renforcée avec l’annonce, en février 2019, que M. Ngoh Ngoh avait désormais reçu la délégation de signature du chef de l'État.

"Sur le plan légal, cette décision ne présente véritablement aucune anomalie", explique le politologue Aristide Mono. "Le secrétariat général de la présidence de la République est le bras agissant du président, de même que son patron peut se substituer à ce dernier en tant que délégataire", ajoute-t-il.

Un avis partagé par Louison Essomba, expert en droit public, pour qui la création de la "task force" est motivée par un souci de transparence et d'efficacité.​ "Si le Premier ministre est le premier collaborateur du président de la République, le ministre secrétaire général est en réalité son homme de confiance", explique-t-il sur un plateau de la chaîne Canal 2 International.

"L’illusion de deux présidents"

La thèse d'une bataille de leadership au sein de l'élite dirigeante au Cameroun est aussi avancée par Aloys Parfait Mbvoum, vice-président régional du Social Democrac Front (SDF), un parti d’opposition. Il y ajoute un motif purement pécunier.

"Il s’agit d’une nouvelle avancée, sur fond de batailles d’influence au sein du régime, pour la gestion des financements liés à la cause. Ces dernières semaines, en effet, ont été secouées par des bagarres à fleurets mouchetés entre dirigeants, avec aux premières loges M. Ngoh Ngoh dans le rôle du contrôleur général de la gestion des fonds covid dans le pays", souligne le No.1 du SDF dans la région du Centre, qui renferme Yaoundé, la capitale politique.

Pour Aristide Mono, il y a un "bicéphalisme de fait" à la tête de l’État camerounais. "Il y a l’illusion de deux présidents, l’un symbolique et l’autre opérationnel. Finalement, on a du mal à déterminer la véritable paternité des actes arrêtés par la présidence", dit-il.

Audits et contre-enquêtes

Des pressions externes ont aussi joué un rôle dans la création de la "task force".

En effet, elle intervient intervient au lendemain d’une injonction du Fonds monétaire international (FMI), demandant un audit complet de l’usage d'une enveloppe de l’ordre de 214 milliards de francs CFA, destinée au renforcement du plan de riposte contre le coronavirus au Cameroun. Des résultats de cette enquête, a précisé le FMI, dépendra tout nouveau décaissement en faveur du pays.

A coup de sommations, M. Ngoh Ngoh a aussi ordonné au Contrôle supérieur de l’État, placé sous son autorité, un audit de l’usage de la dotation des 45 milliards de francs CFA, sur un total de 180 milliards, ventilée dans 25 administrations, octroyée au ministère de la santé. Et pourtant, le ministère venait d’abriter une mission de contrôle de la Chambre des comptes de la Cour suprême pour le même budget.

Dans cet enchevêtrement d’audits et de contre-enquêtes, le secrétaire général de la présidence affiche une posture de juge et partie, tandis que le Premier ministre et chef du gouvernement semble relégué au rang de spectateur.

Les Etats-Unis vont investir 1,7 milliard de dollars pour combattre les variants covid

Un technicien travaille dans un laboratoire de séquençage au laboratoire de sciences moléculaires du département de la santé publique et de l'environnement du Colorado à Denver.

Le gouvernement américain a annoncé vendredi qu'il comptait investir 1,7 milliard de dollars pour améliorer les capacités de séquençage du coronavirus et détecter ses changements génétiques, au moment où plusieurs variants potentiellement dangereux deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Les fonds proviennent du plan d'aide à l'économie de 1.900 milliards de dollars voté par le Congrès à l'initiative du président Joe Biden le mois dernier, et sont censés permettre aux Etats-Unis de rattraper leur retard sur d'autres pays développés dans le domaine de la surveillance génomique.

"Début février, les laboratoires américains n'opéraient le séquençage que de 8.000 souches de Covid-19 par semaine", a affirmé un communiqué de la Maison Blanche, précisant que grâce à un premier investissement de 200 millions de dollars, le rythme était désormais de 29.000 échantillons par semaine.

En décembre, selon une analyse du quotidien The Washington Post, les Etats-Unis se classaient à la 43e place mondiale dans leur capacité à séquencer les cas de coronavirus.

Ce mois-ci, le variant identifié pour la première fois au Royaume-Uni est devenu la souche de coronavirus la plus fréquemment identifiée dans le pays.

Des craintes existent également sur l'émergence d'autres variants, tels que ceux identifiés en premier en Afrique du Sud et au Brésil.

Ces variants sont capables de mieux résister aux anticorps produits en réponse à une infection avec la souche initiale de coronavirus.

Les fabricants de vaccins à travers le monde testent actuellement de nouvelles versions de leurs sérums, conçues spécialement pour combattre les variants, et elles devraient être disponibles vers la fin de l'année.

Le coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde

Des employés municipaux portent le cercueil d'une victime du coronavirus dans une zone d'enterrement fournie par le gouvernement à Bogor, en Indonésie, le 26 janvier 2021.

Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP samedi, et la course à l'immunisation se poursuit.

Au total, 3.000.955 morts du Covid-19 ont été officiellement recensés, selon ce comptage réalisé à 10h00 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé, soit déjà bien plus que la plupart des épidémies virales des XXe et XXIe siècles, aux exceptions notables de la terrible "grippe espagnole" et du sida.

Après une légère accalmie en mars, le nombre de décès quotidiens est de nouveau en hausse, avec en moyenne plus de 12.000 morts par jour la semaine passée dans le monde, approchant des 14.500 décès quotidiens recensés fin janvier, au plus haut de l’épidémie.

Plus de 139 millions de cas de contaminations ont, eux, été recensés, dont environ 730.000 par jour actuellement, un chiffre également en hausse constante depuis fin février. Sur la seule journée de vendredi, plus de 829.000 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde, quelque 3.000 décès sont annoncés chaque jour. Ce chiffre a plus que doublé depuis la mi-février.

La hausse des décès est également extrêmement rapide en Inde, confrontée à une troisième vague virulente. Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés dans ce pays, soit neuf fois plus que début mars.

L'effort de l'Inde pour vacciner ses 1,3 milliard d'habitants fait face à des obstacles, avec seulement 117 millions de vaccins administrés jusqu'à présent et des stocks en baisse, selon certaines autorités locales.

La course à la vaccination, très inégale selon les pays, a atteint au niveau mondial près de 863 millions de doses injectées selon un bilan établi vendredi par l'AFP.

Principale arme contre la pandémie, elle pâtit des déboires des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca et se voit rattrapée par la multiplication de variants plus contagieux qui deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination, le Chili a publié une étude indiquant que le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès.

Confinement de week-end à Delhi

En Inde, un confinement du week-end est entré en vigueur samedi à New Delhi. La capitale a ordonné la fermeture de tous les services non essentiels. Les sites historiques étaient déserts samedi, les restaurants, les centres commerciaux et les salles de sport fermés et les rues vides.

L'Etat du Maharashtra, qui comprend Bombay, celui du Gujarat et celui du Karnataka, où se trouve le centre informatique de Bangalore, ont également imposé des restrictions de circulation.

L'État d'Uttar Pradesh, qui compte quelque 240 millions d'habitants, a ordonné un confinement d'une journée dimanche.

De même, l'État de l'Uttarakhand (nord) a limité les rassemblements à 200 personnes, mais a exempté l'immense festival hindou Kumbh Mela, qui se déroule depuis janvier, et a attiré 25 millions de personnes sans masques ni distanciation dont 4,6 millions cette semaine.

En Thaïlande, où l'épidémie flambe, de nouvelles restrictions seront imposées à partir de dimanche, notamment l'interdiction de la vente d'alcool dans les restaurants et les bars à Bangkok, épicentre de la troisième vague de Covid-19.

Les lieux de divertissement seront quant à eux fermés dans tout le pays pendant deux semaines.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions pour les déplacements entre provinces juste avant les festivités de Songkran cette semaine, marquant le Nouvel An thaïlandais, période pendant laquelle les départs en vacances sont habituellement nombreux.

Au cours des dix derniers jours, le nombre total d'infections est passé de 29.900 à plus de 40.500 en Thaïlande.

Prolongation de quarantaine en Espagne

En Europe, la valse-hésitation entre restrictions supplémentaires pour freiner la propagation et assouplissements pour soutenir l'économie et calmer le mécontentement bat son plein.

L'Espagne a prolongé samedi jusqu'à début mai l'obligation de se placer en quarantaine pour tous les passagers arrivant sur son territoire depuis douze pays - Brésil, Pérou, Colombie et neuf pays africains - en raison des craintes liées aux variants du coronavirus.

Plusieurs pays ont, eux, annoncé des assouplissements.

Le Danemark va ainsi accélérer sa réouverture dès le 21 avril, avec des spectateurs dans les stades et des clients au restaurant.

L'Italie devrait amorcer la réouverture des restaurants et des établissements scolaires à partir du lundi 26 avril.

En France, "c'est autour de la mi-mai que pourront démarrer les réouvertures", a affirmé le porte-parole du gouvernement, en rappelant qu'il s'agissait de rouvrir "certaines terrasses et certains lieux de culture".

Le gouvernement avance cependant à pas prudents, face à une épidémie qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé.

Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a, lui, annoncé vendredi la réouverture des commerces et l'autorisation des cultes religieux présentiels à partir de dimanche, même si le nombre de décès quotidiens du Covid-19 reste très élevé dans tout le pays.

Voir plus

XS
SM
MD
LG