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Ville morte à Bukavu pour dire non à la répression policière


Plusieurs boutiques et commerces étaient fermés à Bukavu le 2 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La population a partiellement observé cette journée décrétée par la coalition "société civile, acteurs politiques de l’opposition et mouvements citoyens" du Sud-Kivu.

Les activités socio-économiques ont été partiellement paralysées dans la ville de Bukavu ce 2 août.

Bien que le transport en commun et la circulation des piétons aient été fluides, la plupart des magasins, boutiques, institutions de micro-finance et banques sont restés fermés.

L’administration publique a fonctionné normalement, à l’exception de la Direction provinciale de mobilisation et encadrement des recettes, dont les agents sont en grève.

Le grand marché de Kadutu n’a pas ouvert mais d’autres petits marchés du centre-ville ont fonctionné presque normalement, de même que certaines stations qui vendent du carburant.

A titre individuel, plus d’un Bukavien a jugé bon de ne pas travailler. Un motif de satisfaction pour Patient Bashombe, président du bureau de coordination de la société civile.

Pour le directeur de cabinet du ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Josué Boji, la revendication est légitime en démocratie, mais une journée morte est un manque à gagner pour tout le monde - le gouvernement et la société civile elle-même.

L’après-midi, la ville s’est animée peu à peu. Les besoins de subsistance pour une population qui a vu sa monnaie perdre la moitié de son pouvoir d’achat obligent les moins téméraires à vaquer à leurs occupations pour trouver de quoi manger le soir.

La coalition « société civile, acteurs politiques de l’opposition et mouvements citoyens » suspend toute collaboration avec les autorités provinciales et municipales.

Ce 3 août 2017, cette coalition compte déposer à la commission électorale nationale indépendante (CENI), le mémorandum qu’elle n’a pas pu déposer le 31 juillet suite à la répression policière à coup de bombes lacrymogènes et de balles réelles.

La société civile réclamait la publication du calendrier électoral global pour des élections présidentielles avant le 31 décembre 2017.

Ernest Muhero, correspondant à Bukavu

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