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RDC

Un mort dans des heurts autour de concessions minières

Une vue des installations de Tenke Fungurume Mining dans la province du Lualaba, RDC, le 29 janvier 2013.

Une personnes a été tuée dimanche dans des heurts entre des forces de sécurité et des creuseurs artisanaux autour des concessions de Tenke Fungurume Mining (TFM), la plus importante société minière du sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi de source officielle.

Ces violences ont éclaté dimanche vers 13H00 (11H00 GMT) dans la province du Lualaba, lorsqu'un camion de minerais appartenant à des creuseurs artisanaux a été intercepté par des policiers, un acte considéré comme une tracasserie visant à saisir leur production.

"Le bilan de l'opération de rétablissement de l'ordre public menée dimanche par la police et l'armée est d'un mort, une femme, et de quelques blessés par balles perdues qui sont pris en charge par le gouvernement provincial", a déclaré à l'AFP Deogracias Kapenda, ministre provincial de l'Intérieur du Lualaba.

"La circulation entre Lubumbashi et Kolwezi interrompue dimanche à cause de ces incidents a été rouverte. la situation est sous contrôle des autorités", a-t-il ajouté, indiquant qu'il se trouvait sur place à Fungurume situé à mi-chemin entre Lubumbashi (Haut-Katanga) et Kolwezi (Lualaba).

"Ce sont les militaires qui ont pu calmer la situation. Ils ont tiré des balles réelles sur les manifestants constitués des creuseurs et une partie de la population. Une femme d'une quarantaine d'années a été tuée sur le coup et neuf personnes sont blessées par balles", a déclaré, pour sa part, Déo Maloba, porte-parole de la société civile de Fungurume.

Chassés des concessions minières de TFM le 19 juin, des creuseurs artisanaux ont indiqué à l'AFP qu'ils exploitent désormais des gisements situés sur des montagnes, loin du périmètre des mines de TFM, accusant des policiers de leur arracher leurs productions pour les revendre à des comptoirs tenus par des Chinois,a accusé à l'AFP leur porte-parole occasionnel, Sylvain Tshimanga Ngoy.

"Même sur les montagnes, c'est toujours dans la concession de TFM", a réagi un responsable de cette firme.

Tenke Fungurume dispose de gisements qui constituent une des plus importantes réserves de cuivre et de cobalt connues au monde, selon le site de la société. En mai 2016, l'actionnaire américain Freeport-McMoran a vendu ses parts à la firme chinoise China Molybdenum pour 2,6 milliards de dollars.

Avec AFP

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L'ambassadeur tué en RDC "a été trahi" par un proche, selon sa femme

Les carabiniers transportent le cercueil de l'ambassadeur italien Luca Attanasio dans la Basilique de Sainte Marie des Anges et des Martyrs à Rome, le 25 février 2021.

Selon le quotidien italien Il Messaggero, l'ambassadeur Luca Attanasio a été trahi par une personne proche de la famille.

C'est ce qui ressort d'une interview accordée par la veuve de l'ambassadeur tué lundi dans une embuscade en République démocratique du Congo (RDC).

Luca Attanasio, 43 ans, circulait dans la province du Nord-Kivu (est), près de la frontière avec le Rwanda, à bord d'un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) lorsque celui-ci a été pris dans une embuscade.

L'ambassadeur, son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Iacovacci, 30 ans, et un chauffeur congolais du PAM, Mustafa Baguma Milambo, 56 ans, ont été tués par balles.

Pour sa veuve, Zakia Seddiki, "Luca a été trahi par quelqu'un qui nous est proche, proche de notre famille". "Quelqu'un qui connaissait ses déplacements a parlé, l'a vendu et l'a trahi", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions.

Les circonstances de la fusillade devront être éclaircies par les enquêtes du PAM et de l'ONU à qui le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a demandé "le plus rapidement possible, des réponses claires et exhaustives".

Le parquet de Rome, où se trouve le siège mondial du PAM, a ouvert de son côté une enquête pour "séquestration de personnes à des fins terroristes", selon la presse italienne.

Les autorités congolaises accusent les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), installées dans l'est de la RDC. Mais dans un entretien accordé à VOA Afrique, un porte-parole des FDLR, Cure Ngoma, a nié toute implication dans cette attaque. Il s'est dit prêt à témoigner, tout en réclamant une enquête internationale et impartiale.

Selon les autorités congolaises et italiennes, l'attaque s'est produite à quelques kilomètres de la commune de Kiwanja, où Luca Attanasio et des fonctionnaires du PAM devaient visiter une école.

Selon le journal La Stampa, Luca Attanasio, arrivé en RDC en 2017, avait demandé l'année suivante au ministère italien des Affaires étrangères une escorte de quatre carabiniers, comme celle dont bénéficiait son prédécesseur, au lieu des deux alors en poste. Après une mission d'inspection en RDC, le ministère a refusé sa demande, écrit le quotidien.

Le PAM et le ministère italien des Affaires étrangères n'avaient pas immédiatement répondu vendredi aux sollicitations de l'AFP.

Après des funérailles d'Etat organisées jeudi à Rome, Luca Attanasio devait être inhumé samedi dans sa ville de Limbiate, près de Milan (nord).

Mort de l'ambassadeur Attanasio: les FDLR rejettent toute responsabilité
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Les déplacements des diplomates en RDC soumis à des nouvelles règles

Le président Félix Tshisekedi conduisant à distance une réunion gouvernementale à la Cité de l'Union africaine, Kinshasa, le 26 juin 2020 (Facebook / Présidence de la RDC)

Les diplomates accrédités à Kinshasa sont désormais obligés de faire connaître au préalable aux autorités leurs déplacements à l'intérieur de la République démocratique du Congo, après l'assassinat lundi de l'ambassadeur italien dans l'est du pays, selon la télévision publique mercredi.

A l'issue de la réunion présidé mardi par le chef de l’État Félix Tshisekedi, il a été décidé que "tous les diplomates, présents sur le territoire national sont désormais, obligés de signaler tout déplacement à l'intérieur du pays auprès du gouvernement", a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.

Les diplomates "doivent absolument informer le ministère des Affaires étrangères" avant tout déplacement et "se signaler" aux responsables locaux à leur arrivée dans une entité, a déclaré la cheffe de la diplomatie congolaise Marie-Thérèse Tumba Nzeza à la télévision d’État, RTNC.

L'ambassadeur italien Luca Attanasio, 43 ans, est décédé après avoir été blessé par balles lorsque le convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans lequel il circulait a été pris dans une embuscade dans la province du Nord-Kivu (est), près de la frontière avec le Rwanda.

Son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Iacovacci et un chauffeur congolais du PAM, Moustapha Milambo, ont aussi été tués.

Les corps des deux diplomates ont été rapatriés mardi à Rome. M. Milambo a été inhumé le même jour à Goma, capitale du Nord-Kivu.

L’Italie a demandé mercredi à l'ONU l'ouverture d'une enquête et des "réponses claires" après ce drame.

"Nous avons formellement demandé au PAM et à l'ONU l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur ce qui s'est passé, les raisons justifiant le dispositif de sécurité mis en place et à qui incombe la responsabilité de ces décisions", a déclaré Luigi Di Maio devant les députés italiens.

La province troublée du Nord-Kivu est considérée comme une des zones les plus dangereuses de la RDC, à la lisière du parc national des Virunga.

Selon des responsables humanitaires, la route sur laquelle circulait le convoi ne nécessitait toutefois pas d'escorte.

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