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RDC

Recrudescence des attaques contre des journalistes, selon une ONG

Une annonce de Journalsite en dander, Kinshasa, 10 décembre 2013. (Facebook/JED)

Une trentaine de médias ont été fermés en République démocratique du Congo, a déclaré mardi une organisation de défense de la presse, qui a également dénoncé la recrudescence d'attaques contre des journalistes depuis le début de l'année.

"Une trentaine de médias sont fermés dans l'ensemble du pays, notamment dans le Kasaï (centre) et à l'Équateur (ouest)", a dit à l'AFP Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de Journaliste en danger (JED).

"On leur reproche de n'avoir pas payé les taxes de la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD)", a-t-il expliqué. Cette régie est chargée de la collecte des taxes non fiscales.

JED "s'insurge contre le regain d'attaques enregistrées depuis quelques semaines contre des journalistes et des médias",écrit dans un communiqué cette ONG congolaise de défense des médias.

JED affirme avoir enregistré "au moins six cas d'atteintes flagrantes à la liberté de l'information en RD Congo" en l'espace de deux semaines.

L'ONG dit avoir ainsi documenté des cas d'interpellation, détention, admonestation de journalistes ou encore de "fermeture arbitraire" de médias à Kinshasa et dans des provinces de la RDC depuis l'investiture du président Félix Tshisekedi le 24 janvier.

Ce jour-là, le nouveau président avait promis de faire de la presse le "quatrième pouvoir" en RDC.

Selon JED, une organisation partenaire de Reporters sans frontières (RSF), "des journalistes et médias ont été victimes des attaques ciblées en rapport avec leur travail".

JED "appelle les nouvelles autorités de la RDC à prendre des mesures immédiates pour que cessent ces attaques répétées" et "améliorer les choses", a dit M. Tshivuadi.

Le Premier ministre congolais Sylvestre Ilunga Ilunkamba a appelé la presse à servir de "phare" pour la consolidation d'un État de droit en RDC, lors de son premier discours à l'Assemblée nationale.

"Outre sa fonction principale d'informer, la presse est appelée, à la suite de ses observations critiques et objectives, non seulement à accompagner la marche de notre jeune démocratie, mais aussi et surtout à servir de phare à notre société", a déclaré M. Ilunga Ilunkamba en présentant le programme du gouvernement pour les cinq prochaines années.

Pour ce faire, le gouvernement envisage de "garantir la liberté de la presse", "revisiter la loi sur la liberté de la presse, la liberté de l'information et d'émission, rendre l'accès à tous aux médias publics et privés", a-t-il détaillé.

La RDC occupe la 154è place sur 180 dans le classement établi par RSF sur la liberté de la presse en 2019.

Avec AFP

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Mondial de hand: succès historique pour la RD Congo

Gauthier Mvumbi de la RDC tente un shoot face au portier danois,Egypte, lke 17 janvier 2021.

La République démocratique du Congo, dont l'équipe est composée majoritairement de Franco-Congolais semi-professionnels, a remporté sa première victoire dans un Mondial de handball face à l'Angola 32-31 jeudi au Caire dans les matches de classement.

L'équipe de Gauthier Mvumbi, pivot remarqué pour son physique atypique (1,95 m pour 137 kg) et sa redoutable efficacité à 6 m, a renversé le score en seconde période (13-15 à la pause) et avec, la hiérarchie face au voisin angolais, place forte du handball africain.

Mvumbi, qui évolue à Dreux, en Nationale 2 (4e division) sous les ordres du sélectionneur Francis Tuzolana, a marqué 2 buts sur 3 tentatives en 16 minutes de jeu.

Johan Kiangebeni, qui vit lui aussi en Eure-et-Loir, à Vernouillet (N1), a terminé meilleur marqueur avec 8 buts en 11 tentatives.

Les Congolais, qualifiés en tant que 7e du dernier championnat d'Afrique pour ce premier Mondial à 32 nations, contre 24 auparavant, voudront poursuivre leur progression samedi contre la Tunisie, autre référence africaine.

Les Pygmées congolais demandent une enquête après un massacre

Des survivants de la communauté pygmée Bambuti dans le petit village de Mbau Mikereba, dans la forêt de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), 31 Août 2007. epa / PIERO POMPONI

En République démocratique du Congo, des défenseurs des "peuples autochtones" ont demandé mardi aux autorités congolaises de "mener des enquêtes" après le massacre de 46 Pygmées jeudi dans l'Est, pour identifier les auteurs de cette tuerie attribuée au groupe armé des Forces démocratiques alliées.

Lors d'une conférence de presse à Kinshasa, des Pygmées et leurs alliés ont demandé à l'Etat congolais "de cerner les causes profondes de cette barbarie", parlant du "massacre de pygmées par d'autres communautés, avec la complicité des Forces démocratiques alliées (ADF)".

Les Pygmées tués jeudi en Ituri près de la province voisine du Nord-Kivu étaient des propriétaires terriens, a indiqué à l'AFP le coordonateur de la Dynamique des groupes des peuples autochtones (DGPA), Patrick Saidi Hemedi.

"Il n'y a rien qui prouve que ce sont les ADF qui ont perpétré ces massacres", a-t-il ajouté, parlant d'autres communautés voisines en "recherche de terres arables".

La tuerie a été attribuée par les autorités aux ADF, le groupe armé le plus violent parmi les dizaines encore actifs dans l'Est de la RDC.

Les ADF sont à l'origine des rebelles musulmans ougandais opposés au régime de Yoweri Museveni, qui ont fait souche dans l'Est de la RDC où ils se sont installés depuis 1995.

N'attaquant plus l'Ouganda voisin depuis des années, les ADF terrorisent les civils du territoire de Beni dans le Nord-Kivu (plus de 800 morts rien que depuis novembre 2019).

"Nous déplorons l'inertie des autorités", ont ajouté les organisateurs de la conférence de presse, en annonçant une marche jeudi à Kinshasa.

Les défenseurs des peuples autochtones ont également demandé aux autorités "d'adopter et de promulguer en urgence la loi" sur la protection des droits des Pygmées. Une loi actuellement à l'étude au Parlement.

L'Unicef plaide pour la réouverture des écoles en RDC

Des élèves à la sortie de classe, le 27 novembre 2016, au Sud-Kivu, en RDC. (VOA/Ernest Muhero)

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a appelé jeudi le gouvernement de la République démocratique du Congo à rouvrir les écoles qui ont été fermées depuis mi-décembre pour freiner la propagation du coronavirus, en forte accélération.

"Aucun effort ne doit être ménagé pour rouvrir les écoles et s'assurer que les enfants apprennent à lire, à écrire et à réaliser des calculs de base tout en développant leurs connaissances", a déclaré Édouard Beigbeder, représentant de l'Unicef en RDC, cité dans un communiqué.

L'agence "appelle le gouvernement à donner la priorité à la réouverture des écoles et à prendre toutes les mesures de prévention pour rendre les écoles aussi sûres que possible".

L'Unicef estime que "les écoles ne constituent pas le principal moteur de la propagation de la pandémie mais que leur fermeture menace directement le développement, la santé, la sécurité et le bien-être des enfants".

"Si les enfants sont exposés à une deuxième longue période de fermeture des écoles, les effets se feront sentir pendant plusieurs générations", ajoute-t-il.

La fermeture des écoles doit uniquement constituer "une mesure de dernier recours, après que toutes les autres possibilités ont été envisagées", insiste l'agence onusienne.

Les tentatives de l'AFP pour joindre le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire ou ses services n'ont pas abouti dans l'immédiat.

Mais sur Twitter, le ministre Willy Bakonga a indiqué que deux commissions mises en place par son ministère étudiaient "la question de l'enseignement à distance", assurant que "les travaux s'effectuent en tenant compte de tous les paramètres tant pédagogiques que les réalités de terrain".

En 2020, les autorités avaient fermé les écoles pendant 6 mois entre mars-septembre. Rouvertes en octobre, les écoles ont de nouveau été fermées le 18 décembre pour endiguer la deuxième vague.

La RDC a enregistre un total de 20.479 cas de Covid-19, dont 626 décès, depuis mars 2020, selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi. Le nombre de cas a augmenté exponentiellement depuis décembre.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


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