Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

RDC : quatre fonctionnaires tués en luttant contre le braconnage d'éléphants

Vue aérienne de la forêt de Garamba dans la région de Haute Uele du nord-est du Congo (Archives 21 février 2009)

Ces morts portent à huit le nombre de personnes tuées dans le parc depuis le début de l'année, selon African Parks.

Quatre fonctionnaires congolais affectés à la surveillance du parc de la Garamba ont été tués par des braconniers dans cette réserve naturelle du nord-est de la République démocratique du Congo où les éléphants sont particulièrement menacés, ont annoncé vendredi les gestionnaires du parc.

Les quatre hommes, trois gardes de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et un colonel des Forces armées de la RDC (FARDC), ont été tués lors d'un "échange de tirs" avec des braconniers qu'ils pistaient à l'aide du collier d'un éléphant tué par les malfaiteurs, indique un communiqué du réseau African Parks, qui gère le parc de la Garamba de concert avec l'ICCN, sans préciser la date du drame.

Ces morts portent à huit le nombre de personnes tuées dans le parc depuis le début de l'année, selon African Parks.

En juin, African Parks avait déploré la mort d'un garde de l'ICCN et de deux soldats dans une "embuscade tendue par des braconniers lourdement armés".

Classé au patrimoine mondial de l'humanité - dans la catégorie en péril comme les quatre autres réserves de la RDC reconnues comme exceptionnelles par l'Unesco - le parc national de la Garamba est située dans l'extrême nord-est de la RDC, à la lisière du Soudan du Sud et près de l'Ouganda, dans une région enclavée et instable du fait de la présence de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

En juin 2014, African Parks et l'ICCN, partenaires dans la gestion du parc, avaient lancé un cri d'alerte contre "le massacre des éléphants du parc", sous le coup d'attaques de rebelles de la LRA, de groupes armés du Soudan du Sud, de déserteurs de l'armée congolaise et d'autres braconniers, alors même que s'intensifiaient les efforts contre ces activités criminelles.

Les gestionnaires du parc indiquaient à l'époque que 68 éléphants avaient été tués en deux mois.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Eliminatoires de la CAN 2019

Eliminatoires de la CAN 2019
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:24 0:00

Déparasitage des enfants

Déparasitage des enfants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:38 0:00

Migration intra-africaine

Migration intra-africaine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

Tshisekedi libère les prisonniers politiques

Tshisekedi libère les prisonniers politiques
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Un chef d'état major refoulé par les familles de soldats tués

Le ministre de la Sécurité nationale, Salif Traoré, sur les lieux de l'attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)

Le chef d'état-major de l'Armée de terre malienne venu présenter ses condoléances à Nioro (ouest) jeudi a été conspué par les familles de militaires tués dans le centre du Mali au cours d'une attaque qui a fait 26 morts, a appris l'AFP de témoins et de source militaire.

Un précédent bilan de cette attaque à Dioura le 17 mars, attribuée aux hommes de Ba Ag Moussa, dit "Bamoussa", considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef de la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, s'élevait à 23 morts.

Lors d'une cérémonie officielle jeudi, le président Ibrahim Boubacar Keïta est revenu sur cette attaque, prévenant les chefs militaires qu'"aucune négligence ne saurait plus être tolérée. En tout cas, je ne la tolérerai pas, pour la vie de nos enfants".

"C'est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu'on nous l'apporte à nous", a-t-il lancé, soulignant qu'il s'agissait d'un "mort d'ordre aux forces armées".

Par ailleurs, des veuves de militaires de la ville-garnison de Kati, à 15 km au nord de Bamako, qui projetaient une marche jeudi, y ont renoncé in extremis à la suite d'une médiation, selon des sources locales.

A Nioro du Sahel, près de la frontière mauritanienne, le général Abdrahamane Baby et sa délégation ont dû rebrousser chemin sans avoir pu présenter leurs condoléances, face à la colère des familles du camp militaire, ont indiqué un élu local sous le couvert de l'anonymat et des témoins.

"Nous ne voulons pas de chef militaire ici, le général Baby, dès son arrivée à Nioro, nous avons dit +Non et non!+. Qu'il retourne à Bamako avec ses condoléances", a déclaré Hatouma Sylla, veuve d'un militaire tué à Dioura, jointe au téléphone par l'AFP.

"Les veuves des militaires ont catégoriquement refusé son entrée au camp, elles ont brûlé des pneus", a expliqué Bakary Séméga, un enseignant de Nioro. "C'est surtout les veuves et orphelins des soldats tombés sur le champ d'honneur. Ils étaient soutenus par la population", a-t-il ajouté.

Exprimant "sa colère contre le gouvernement", Mariam Diambou, une autre veuve de militaire a déclaré de son côté en avoir "assez". "Nos maris, nos enfants, ce sont eux qui meurent à longueur de journée. Ce n'est pas normal, c'est un complot", a-t-elle dit.

Une source militaire malienne contactée dans le centre du pays a affirmé que le bilan de l'attaque s'élevait désormais à 26 morts, mais pourrait encore s'alourdir. "Nous avons découvert des nouveaux corps, c'est ce qui fait que le nouveau bilan est de 26 morts", a précisé cette source.

Sollicité, le ministère de la Défense n'a pas souhaité commenter les événements survenus jeudi à Nioro, fief du chérif Bouyé Haïdara, l'un des plus influents dirigeants musulmans du pays, qui a manifesté son opposition au président Keïta.

Les chefs d'état-major interarmes français et britannique, les généraux François Lecointre et Nick Carter, se trouvent actuellement au Mali, ou ils ont été reçus mercredi par leur homologue, le général M'bemba Moussa Keïta, selon un communiqué militaire malien.

La France conduit l'opération Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel avec quelque 4.500 militaires, dont 2.700 au Mali, selon Paris.

Le Premier ministre français Edouard Philippe s'est rendu il y a un mois au Mali pour réaffirmer le soutien de son pays à Bamako, tout en appelant à accélérer l'application de l'accord de paix de 2015. Et les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU se rendent au Mali et au Burkina Faso voisin à partir de vendredi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG