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Ramaphosa interpellé par l'opposition congolaise

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa discute avec Emmanuel Ramazani, candidat du président Joseph Kabila et du Front commun pour le Congo à la présidentielle, à Kinshasa, RDC, 10 août 2018. (Facebook/ Jonathan Yoka Dixit)

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a été interpellé par le parti historique de l'opposition congolaise pour avoir rencontré le candidat de la majorité à la présidentielle du 23 décembre pendant sa visite en République démocratique du Congo.

Le 10 août,M. Ramaphosa avait effectué une "visite de travail" à Kinshasa où il avait rencontré son homologue Joseph Kabila mais également son ex-ministre de l'Intérieur et dauphin, Emmanuel Ramazani Shadary.

"Nous tenons à vous exprimer notre inquiétude à la suite de l'audience par vous accordée à M. Emmanuel Ramazani Shadary, un des candidats à l'élection présidentielle du 23 décembre 2018, lors de votre visite officielle dans notre pays, sans pour autant vous intéresser aux autres challengers", écrit l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

"Cet acte singulier" donne lieu à l'interprétation selon laquelle "le président sud-africain a choisi son camp et qu'il a, par la même occasion, présenté, au peuple congolais et au monde, le futur président de la République démocratique du Congo", ajoute Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l'UDPS, signataire de cette lettre datée du 15 août.

"Devant pareille interprétation aussi dangereuse pour la démocratie dans notre pays, nous tenons à élever notre protestation", note M. Kabund.

>> Lire aussi : Ramaphosa félicite Kabila d’avoir honoré sa parole

Le 8 août, le président Kabila, qui ne peut pas se représenter, a désigné M. Ramazani Shadary comme candidat de la majorité à la prochaine présidentielle.

Vingt-cinq autres candidats ont déposé leur candidature à ce scrutin majeur dont Félix Tshisekedi, président de l'UDPS, l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba ou encore l'ancien président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe.

L'UDPS a cependant salué "l'implication" de M. Ramaphosa, président en exercice de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) dans la "résolution de la crise que nous traversons". L'Afrique du Sud est un des principaux partenaires économiques de la RDC sur le continent.

Avec AFP

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Ouganda : 8 morts et 15 disparus dans le chavirage d'un bateau

Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro, en Ouganda, le 15 février 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d'un bateau sur le lac Albert, dans l'ouest de l'Ouganda, alors qu'elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.

Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d'une équipe locale de football, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.

"Pour l'instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu'à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants", a-t-il déclaré.

"L'équipe de football et leurs supporteurs allaient de l'embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré", a-t-il ajouté.

Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l'origine de l'accident.

Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l'AFP que "30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone".

"Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu", a-t-il ajouté, précisant que six membres de l'équipe dont l'entraîneur avaient été tués.

Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

En mars 2014, le naufrage d'un bateau ramenant des réfugiés congolais d'Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

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Jacob Zuma de retour devant le tribunal

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Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre de la RDC

Le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Corneille Lubaki)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé lundi un Premier ministre près de quatre mois après son investiture, l'ex-ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba, a annoncé le porte-parole du président, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Actuel directeur général de la Société national des chemins de fer (SNCC), M. Ilunga Ilukamba a été nommé en vertu de l'accord politique entre M. Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, a-t-il été précisé.

Ce professeur en sciences économiques appliquées, a été présenté lors de sa nomination à la présidence de la RDC.

Il a promis de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence.

Le chef d'état-major appelle au respect du calendrier pour la présidentielle de juillet

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à gauche), s'est entretenu avec le chef d'état-major algérien Ahmed Gaid Salah à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, le 20 mai 2014.

Le chef d'état-major de l'armée, de facto homme fort de l'Algérie, a appelé lundi au respect du calendrier de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, massivement rejeté par la rue.

"La tenue de l'élection présidentielle permettra d'éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel et de tout ce qui s'en suivra comme dangers et dérapages aux conséquences désastreuses", a estimé le général Ahmed Gaïd Salah, selon le texte d'un discours prononcé lors d'une visite sur le terrain et reçu par l'AFP.

Le général Gaïd Salah a appelé à "accélérer la création et l'installation de l'instance indépendante pour l'organisation et la supervision" du scrutin qui mettra "un terme" aux agissements de "tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise", née de la volonté acharnée du président Bouteflika et de son entourage de briguer un 5e mandat.

Après avoir renoncé à briguer un nouveau mandat après 20 ans à la tête de l'Etat, M. Bouteflika, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée, a finalement démissionné le 2 avril, laissant l'intérim, conformément à la Constitution, au président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, qui a convoqué une présidentielle pour le 4 juillet.

Replacée au centre du jeu politique, l'armée exige depuis le respect de ces délais constitutionnels alors que le mouvement de contestation exige le départ de l'ensemble des acteurs du "système", dont M. Bensalah, mais aussi le général Gaïd Salah, et la mise en place d'institutions de transition ad hoc pour réformer le pays.

Un temps vu comme un allié de la contestation pour le rôle décisif joué dans le départ de M. Bouteflika, après en avoir été un soutien indéfectible durant 15 ans, le général Gaïd Salah est depuis plusieurs semaines la cible des manifestants pour son refus de sortir du cadre de la Constitution.

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