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Droits humains

Racisme: des experts de l'ONU pourront enquêter sur les violences policières

Une manifestation en l'honneur de Mamoudou Barry, près de Rouen, le 26 juillet 2019.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté mardi une résolution créant un groupe d'experts chargé d'examiner les violences policières contre des "personnes d'ascendance africaine", notamment lors de manifestations.

Cette résolution visant à promouvoir "la justice et l'égalité raciales" à travers le monde, présentée par les pays africains, a été approuvée sans vote.

Elle fait suite à la publication fin juin d'un rapport du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme sur les violences policières contre les personnes noires. La Haute-Commissaire Michelle Bachelet avait alors demandé aux Etats de prendre des "mesures immédiates" contre le "racisme systémique".

Elle a défendu lundi l'idée d'une "justice réparatrice" pour faire face aux séquelles de l'esclavagisme et du colonialisme, et demandé la mise en place d'un mécanisme, assorti d'un calendrier.

Sa demande a été entendue par les pays africains, qui ont présenté lundi un projet de résolution, qui crée un "mécanisme international d'experts indépendants" dont le mandat est fixé à trois ans.

Ils sont notamment mandatés pour "enquêter sur les réponses des gouvernements aux manifestations pacifiques contre le racisme et sur toutes les autres violations du droit international des droits de l'Homme et faire en sorte que les victimes et leur famille obtiennent justice et réparation".

Ils feront aussi des recommandations "sur les décès et les blessures graves causés par des responsables de l'application des lois et sur les poursuites et les condamnations y relatives, ainsi que sur les éventuelles actions disciplinaires".

Les experts sont également chargés de mener des "activités de sensibilisation avec les Etats, les personnes et les communautés directement touchées" et d'examiner "les causes profondes du racisme systémique dans l'application des lois et dans le système de justice pénale, du recours excessif à la force, du profilage racial et d'autres violations des droits de l'Homme (...) à l'égard d'Africains et de personnes d'ascendance africaine".

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

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