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Rabat jette un rapport de HRW aux conclusions "hâtives et erronées"


Des milliers de protestants sont dans les rues de Rabat, Maroc, le 11 juin 2017.
Des milliers de protestants sont dans les rues de Rabat, Maroc, le 11 juin 2017.

Dans un communiqué publié vendredi et relayé samedi par l'agence de presse MAP (officielle), la Délégation interministérielle des droits de l'Homme (DIDH) juge que le rapport "comprend des allégations et des erreurs sans fondement" et "rejette catégoriquement" ses conclusions.

Les autorités marocaines ont rejeté "catégoriquement" les accusations d'un récent rapport de l'organisation Human Rights Watch (HRW) sur la contestation populaire dans la région du Rif (nord), dénonçant ses "erreurs" et ses "conclusions erronées", selon une source officielle.

Dans un document publié le 5 septembre, HRW avait appelé Mohammed VI à ordonner une enquête "sérieuse et probante" sur les accusations de violences policières dans le Rif, lui reprochant d'avoir jusqu'à présent "dédouané les forces de l'ordre de toute responsabilité dans les troubles".

L'organisation de défense des droits de l'Homme avait également estimé que des dizaines de manifestants avaient été emprisonnés "sur la base d'aveux extorqués sous la menace", dans cette région en proie à un mouvement de contestation populaire depuis octobre 2016.

Dans un communiqué publié vendredi et relayé samedi par l'agence de presse MAP (officielle), la Délégation interministérielle des droits de l'Homme (DIDH) juge que le rapport "comprend des allégations et des erreurs sans fondement" et "rejette catégoriquement" ses conclusions.

La DIDH dénonce un rapport dont les conclusions "erronées, hâtives et manquant de précision" montrent "une nouvelle fois un mépris flagrant" envers les institutions du royaume et "cherchent à discréditer" son action en faveur des droits de l'homme.

Pour la DIDH, les personnes interpellées "ont fait l'objet des procédures de rigueur sous la supervision directe du procureur compétent" et ont bénéficié "des droits garantis par la loi."

Elle assure "que tous les cas de violence présumée ont fait l'objet d'examens médicaux (au nombre de 66) et des enquêtes ont été ouvertes concernant 23 cas", soulignant que le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a suivi de près tous les évènements et "prépare actuellement un rapport sur le sujet".

Selon la DIDH, sur 244 personnes actuellement inculpées, 185 sont en détention et 59 sont en liberté provisoire, tandis qu'une vingtaine de procédures ont été abandonnées.

Avec AFP

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