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Réexamen de la condamnation de Jacob Zuma


Des partisans de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison par la Cour constitutionnelle, chantent et dansent devant son domicile à Nkandla, Afrique du Sud, le 3 juillet 2021.

La Cour constitutionnelle réexaminera la condamnation de Jacob Zuma à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice, lors d'une nouvelle audience en juillet, après une demande d'annulation de l'ex-président sud-africain, selon un document dont l'AFP a eu copie samedi

"L'audience a été fixée le 12 juillet", a déclaré la plus haute juridiction du pays qui a condamné mardi l'ancien dirigeant, 79 ans, pour avoir à plusieurs reprises refusé de témoigner dans le cadre d'enquêtes pour corruption d'Etat. Cette décision, qualifiée d'"historique", ne peut pas faire l'objet d'un appel.

M. Zuma, qui n'a pas l'intention de se laisser faire, a déposé vendredi un nouveau recours demandant officiellement à la Cour constitutionnelle de purement et simplement annuler sa décision.

Selon l'expert en droit constitutionnel, Lawson Naidoo, cette nouvelle audience "ne suspend pas automatiquement le jugement" et sauf décision contraire, M. Zuma doit toujours se constituer prisonnier d'ici dimanche.

La Cour a prévu que si l'ancien président ne se rend pas de lui-même aux autorités, la police viendra l'arrêter pour le conduire en prison où il purgera sa peine.

Après sa condamnation, des centaines de fidèles du leader charismatique ont peu à peu afflué aux abords de sa vaste propriété de Nkandla, dans la campagne zouloue.

Cette demeure est connue pour avoir été rénovée aux frais des contribuables pour 20 millions d'euros pendant sa présidence (2009-2018). Le bâtiment principal, au toit de chaume et entouré de plusieurs dépendances, domine la vallée de ce coin rural de l'est du pays.

Soutien des guerriers zoulous

Vêtus de la traditionnelle peau de léopard et armés de lances, des guerriers zoulous sont venus samedi montrer leur soutien. Des femmes, seins nus, arborant des colliers et des bandeaux, ont dansé et chanté sur des musiques traditionnelles.

"Je suis ici parce que j'aime Zuma", a déclaré un partisan à l'AFP. "Quand il était à la tête du pays, il n'y avait pas de problème d'électricité, il n'y avait pas de confinement, ni de Covid".

Un proche de l'ancien président, Carl Niehaus, a confirmé à l'AFP que M. Zuma était dans sa propriété. Plusieurs membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), en sont entrés et sortis.

Redoutant des tensions, l'ANC a envoyé une délégation dans la province pour appeler au calme et la présence policière a été renforcée.

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